Notre sĂ©lection de lieux Ă voir Temps de visite 2 jours Toulouse Architecture MusĂ©es Patrimoine Shopping Le conseil de CĂ©line Si vous souhaitez faire une pause et profiter des poumons verts de la ville, rendez-vous le long du canal du Midi, ou dans lâĂ©tonnant jardin japonais, un vĂ©ritable havre de paix en plein centre-ville. SurnommĂ©e la ville rose, Toulouse Ă©merveille par ses façades en brique, sa douceur de vivre et son histoire. Rendez-vous place du Capitole pour prendre la mesure de Toulouse. Immense et parĂ©e de brique rose, câest la plus cĂ©lĂšbre mais aussi la plus belle place de la ville. Juste Ă cĂŽtĂ©, dĂ©couvrez les richesses culturelles de la ville, avec la Basilique Saint Sernin et le magnifique ensemble des Jacobins, un lieu hors du temps. Le MusĂ©e des Augustins est lui aussi un incontournable pour les amoureux dâHistoire. Toulouse invite Ă la flĂąnerie, et câest en vous promenant Ă pied que vous explorerez le mieux la ville. Les ruelles du centre historique sont ensoleillĂ©es, Ă©lĂ©gantes et vivantes. Ne manquez pas la place de la TrinitĂ©, la place Saint-Georges ou encore la rue Croix-Baragnon. Baladez-vous aussi sur les bords de la Garonne, qui traverse la ville. Ses quais sont animĂ©s de jour comme de nuit, et illuminĂ©s Ă la nuit tombĂ©e. Câest lĂ que bat le cĆur de Toulouse ! Faites comme les Toulousains et buvez un verre en terrasse et laissez-vous bercer par la ville ! Et nâoubliez pas de visiter aussi la citĂ© de lâespace, un lieu unique et amusant pour les petits et les grands ! Voir plus Temps de visite 1/2 journĂ©e Saint-Bertrand-de-Comminges Beau village Patrimoine mondial de l'UNESCO Site archĂ©ologique Le conseil de CĂ©line La vue depuis le village voisin de ValcabrĂšre est un bon point de dĂ©part pour visiter Saint Bertrand. Ce village perchĂ© sur un promontoire rocheux au pied des PyrĂ©nĂ©es est surtout renommĂ© pour sa cathĂ©drale Sainte-Marie, classĂ©e au patrimoine mondial de lâUNESCO. En arrivant, admirez son impressionnante stature et son allure de forteresse qui se dresse Ă lâhorizon. Son intĂ©rieur est superbe et surprend mĂȘme les plus sceptiques, notamment par les boiseries du chĆur des chanoines et par son cloĂźtre. Prenez le temps dâexplorer le village au charme dĂ©suet, qui laisse entrevoir de magnifiques maisons Ă colombages. Au pied de la colline, visitez Ă©galement le site antique de Saint-Bertrand-de-Comminges, quelque peu inattendu ! Temps de visite 1 Ă 4 jours Le canal du Midi Nature RiviĂšre-fleuve Patrimoine mondial de l'UNESCO Le conseil de CĂ©line Si vous avez le temps et le budget, optez pour une croisiĂšre en pĂ©niche sur le canal du Midi ! LâexpĂ©rience est inoubliable. Le canal du Midi est nĂ© du gĂ©nie de Pierre-Paul Riquet qui souhaitait relier lâAtlantique Ă la MĂ©diterranĂ©e. Depuis le 17e siĂšcle, il relie Toulouse Ă la MĂ©diterranĂ©e et a depuis Ă©tĂ© prolongĂ© cĂŽtĂ© ouest avec le canal latĂ©ral Ă la Garonne. De Toulouse, vous pouvez suivre le canal en voiture jusquâau seuil de Narouze. Un parcours idĂ©al pour dĂ©couvrir Ă la fois le canal et les jolis villages en briques de la plaine du Lauragais. Mais pour se mettre au rythme du canal, rien ne vaut une balade Ă vĂ©lo Ă partir de Toulouse. Ă lâombre des platanes, le temps semble sâarrĂȘter. Temps de visite 1/2 journĂ©e Auch Architecture Monuments Patrimoine Le conseil de CĂ©line Prolongez la visite de la capitale gersoise par les pittoresques villages aux alentours, comme Lavardens. DâentrĂ©e, Auch frappe par sa sĂ©duisante silhouette perchĂ©e Ă plusieurs dizaines de mĂštres au-dessus du Gers. Rejoignez la ville haute par lâescalier monumental qui relie la ville historique et la partie nouvelle. Visitez la cathĂ©drale Sainte-Marie qui domine majestueusement toute la ville. Puis baladez-vous dans les ruelles alentour Ă la dĂ©couverte des vieilles maisons pittoresques comme la maison Henri IV et la maison Fedel. Les superbes pousterles permettent ensuite de redescendre jusquâĂ la riviĂšre. Ces ruelles en escalier font la fiertĂ© de la ville ! Nâoubliez pas de faire aussi un arrĂȘt au musĂ©e des AmĂ©riques, qui vaut le dĂ©tour. Temps de visite 1 journĂ©e Les Bastides du Sud-ouest Beau village Architecture Le conseil de CĂ©line Espantez-vous devant les magnifiques rues de Castelnau-de-Montmirail, perchĂ©e au cĆur du vignoble de Gaillac. Câest lâune des plus jolies bastides des environs de Toulouse. Typiques de lâarchitecture du sud-ouest, les bastides sont des villages fondĂ©s aux 13e et 14e siĂšcles en terres rurales pour regrouper la population en vue dâexploiter les terres. Il en subsiste aujourdâhui encore plusieurs dizaines, oĂč lâon retrouve une grande place Ă arcades, et de jolies ruelles mĂ©diĂ©vales. Fleurance est lâun des plus beaux exemples avec son incroyable halle centrale. Mais vous pouvez aussi dĂ©couvrir aux quatre coins de la rĂ©gion, Lauzerte la blanche, Montesquieu-Volvestre la rose, Beaumont-de-Lomagne ou encore Castelnau-de-Montmirail. Temps de visite 1 journĂ©e Bruniquel et les plus beaux villages de France Beau village Patrimoine Le conseil de CĂ©line Ces petites pĂ©pites ont chacune leur caractĂšre et mĂ©ritent toutes dâĂȘtre visitĂ©es. Prenez donc le temps dây flĂąner pour les dĂ©couvrir. Toulouse et ses environs ne comptent pas moins de 14 villages classĂ©s parmi les plus beaux villages de France ». Ils sont pourtant tous diffĂ©rents ! Dans le Tarn-et-Garonne, Bruniquel est lâun des plus calmes avec ses deux chĂąteaux qui veillent sur lui, tandis quâon apprĂ©cie Auvillar pour ses couleurs entre briques roses et colombages. Le village fortifiĂ© de Puycelsi, nichĂ© au cĆur de superbes remparts est aussi un incontournable dans le Tarn, tout comme Lautrec, capitale de lâail rose. Dans le Gers, explorez Lavardens et son superbe chĂąteau, La Romieu, le village des chats, ou encore FourcĂšs, charmant village circulaire. Temps de visite 1 journĂ©e Albi Architecture MusĂ©es Patrimoine mondial de l'UNESCO Le conseil de CĂ©line Le square Botany-Bay est lâendroit idĂ©al pour se reposer en admirant la superbe vue sur le Tarn, le pont vieux et le vieil Albi. DeuxiĂšme ville rose de France, Albi est cĂ©lĂšbre pour sa superbe cathĂ©drale, mais cache aussi de nombreuses pĂ©pites culturelles. Commencez par dĂ©couvrir la majestueuse Sainte-CĂ©cile, la plus grande cathĂ©drale en brique du monde. Tout autour, la vieille ville toute de rose vĂȘtue est offre un sĂ©duisant mĂ©lange de briques et de colombages. On dĂ©couvre alors le palais de la Berbie qui surplombe le Tarn, le musĂ©e Toulouse-Lautrec, le cloĂźtre Saint Salvi, ou encore les magnifiques hĂŽtels particuliers des anciens marchands de pastel. Rejoignez ensuite le pont vieux pour dĂ©couvrir les berges du Tarn. Elles sont amĂ©nagĂ©es et permettent de flĂąner longuement au fil de lâeau pour une douce promenade. Câest ici que se trouve le musĂ©e LapĂ©rouse, dĂ©diĂ© Ă lâexplorateur albigeois. Voir plus Temps de visite 1/2 journĂ©e Cordes-sur-Ciel Beau village Patrimoine Le conseil de CĂ©line RĂ©servez un hĂ©bergement une nuit Ă Cordes-sur-Ciel pour profiter de la beautĂ© de lieux en soirĂ©e et de son charme au lever du soleil. Cordes-sur-Ciel est certainement lâun des plus jolis villages de la rĂ©gion toulousaine. Cette superbe citĂ© mĂ©diĂ©vale est perchĂ©e au sommet de Puech de Mordagne, et domine les vallĂ©es alentour. Parfois encerclĂ©e de nuages, Cordes paraĂźt flotter au-dessus dâeux. Ce sont dâailleurs ses habitants qui ont choisi ce nom Ă©vocateur, en 1993. La ville haute de Cordes baigne dans une atmosphĂšre toute particuliĂšre, qui donne au visiteur lâimpression dâĂȘtre hors du temps et coupĂ© du reste du monde⊠Chaque ruelle pavĂ©e est un enchantement avec ses belles maisons gothiques et ses boutiques dâartisans. Temps de visite 1/2 journĂ©e Castres Architecture MusĂ©es Patrimoine Le conseil de CĂ©line Si vous passez par Castres un soir de match, n'hĂ©sitez pas Ă suivre le Castres Olympique dans un bar comme Ă Toulouse, le rugby y est sacrĂ© et l'ambiance est garantie ! La jolie citĂ© castraise surprend avec ses maisons colorĂ©es alignĂ©es le long de la riviĂšre Agout, qui lui donne un petit air espagnol. Arpentez les quais ou profitez dâune balade en coche dâeau les barques en bois locales pour les dĂ©couvrir. Ces façades colorĂ©es perchĂ©es sur la riviĂšre sont en fait dâanciennes maisons de tisserands, de teinturiers et de tanneurs, qui firent la prospĂ©ritĂ© de la ville. Visitez ensuite le musĂ©e dâart hispanique, qui abrite de nombreuses Ćuvres du cĂ©lĂšbre Goya et est installĂ© dans lâancien palais Ă©piscopal. Ne manquez pas non plus les jardins de lâĂ©vĂȘchĂ©, dessinĂ©s au 17e siĂšcle par AndrĂ© Le NĂŽtre. Temps de visite 1 journĂ©e Montauban Architecture Patrimoine Monuments Le conseil de CĂ©line Ne manquez pas le crieur de Montauban qui dĂ©clame tous les samedis Ă 11h44 les derniĂšres nouvelles de la citĂ© montalbanaise au coin de la place nationale. La capitale rose du Tarn-et-Garonne est plus confidentielle mais tout aussi charmante que ses voisines Toulouse et Albi. Commencez par la Place nationale et observez ses jolies arcades qui lâentourent des quatre cĂŽtĂ©s. Aucune nâest semblable ! Puis baladez-vous dans les ruelles anciennes aux alentours comme la rue Cambon, et le long du Tarn. Elles recĂšlent de belles fresques de street-art, des hommages aux artistes Ingres et Bourdelle originaires de Montauban, et de nombreuses cours cachĂ©es. Empruntez ensuite le passage du vieux palais pour dĂ©couvrir lâune de ces cours. DerriĂšre les hautes portes cochĂšres de la ville se cachent de vĂ©ritables trĂ©sors ! Temps de visite 1/2 journĂ©e Le cloĂźtre de Moissac et le Pont-canal du Cacor Art et Culture Architecture Patrimoine mondial de l'UNESCO Port RiviĂšre-fleuve Le conseil de CĂ©line FlĂąnez en soirĂ©e sur la place Roger Delthil, trĂšs animĂ©e en Ă©tĂ©, et dĂ©gustez-y les spĂ©cialitĂ©s de la rĂ©gion. Moissac est cĂ©lĂšbre pour son abbaye Saint-Pierre, vieille de presque 1000 ans. VĂ©ritable chef dâĆuvre de lâart roman et de lâart gothique, câest aussi un haut lieu des pĂšlerinages de Saint Jacques de Compostelle. Son magnifique cloĂźtre et son tympan sont dâailleurs classĂ©s au patrimoine mondial de lâUNESCO ! Ce lieu calme et apaisant vous donnera certainement envie dây rester un long moment⊠Baladez-vous ensuite sur le chemin de halage qui longe le canal latĂ©ral Ă la Garonne. Au fil des Ă©cluses, vous arriverez jusquâau pont-canal du Cacor, qui permet au canal dâenjamber le Tarn ! Un pont insolite Ă ne surtout pas manquer. Temps de visite 1/2 journĂ©e Les gorges de l'Aveyron Merveilles naturelles Sport nautique Rando Le conseil de CĂ©line Depuis les gorges, ne manquez pas la vue sur les chĂąteaux perchĂ©s de Bruniquel. Ni leur visite, qui permet dâavoir un superbe panorama sur la riviĂšre Aveyron. Entre les jolis villages de Bruniquel et de Saint-Antonin-Noble-Val sâĂ©tendent les superbes gorges de lâAveyron. CreusĂ©es dans les falaises calcaires des Causses du Quercy, ces gorges sauvages ne sont vĂ©ritablement visibles quâentre les deux villages. Mais pour mieux les observer, optez pour la descente en canoĂ«-kayak, qui est fascinante et accessible Ă tous. En voiture, empruntez la pittoresque route D115bis qui surplombe les gorges sur quelques kilomĂštres, elle est de toute beautĂ© ! CĂ©line,Journaliste voyages L'avis de CĂ©line La rĂ©gion toulousaine est pour moi lâune des plus belles Ă dĂ©couvrir en France. RĂ©solument authentiques, ses sites variĂ©s permettent aux visiteurs dâexplorer un patrimoine historique et culturel incroyable et des coins de nature sublimes. Nâoublions pas non plus ses nombreux villages pittoresques qui comptent parmi les beaux de France. Les environs de Toulouse sont une destination Ă dĂ©couvrir absolument si vous aimez sortir des sentiers touristiques et que vous apprĂ©ciez la bonne chĂšre. La gastronomie est riche de produits du terroir rĂ©putĂ©s, dont les locaux sont trĂšs fiers. Car les gens du sud-ouest sont profondĂ©ment attachĂ©s Ă leurs racines et se feront un plaisir de vous les faire dĂ©couvrir avec un accueil toujours chaleureux et authentique !
AprÚsavoir mis en lumiÚre l'histoire coloniale du Congo avec Congo. Une histoire (2010), David van Reybrouck se tourne vers l'Indonésie dans son dernier ouvrage Revolusi (2020, traduction française, Actes Sud, 2022). Dans un entretien avec William Irigoyen, grand reporter chez ARTE, il nous éclaire sur ce nouveau travail de recherche historique.Lorsque le 7 décembre 1941 le
par Enrico Chapel Professeur HDR, ENSA Toulouse, LRA Lâenseignement de lâarchitecture Ă Toulouse dĂ©bute dans les annĂ©es 1740, lorsque cet art fait lâobjet de cours, au mĂȘme titre que la peinture et la sculpture, Ă lâĂ©cole de dessin gratuite qui, ouverte par le peintre attitrĂ© de lâhĂŽtel de ville Antoine Rivalz 1667-1735 en 1726, avait bĂ©nĂ©ficiĂ© dĂšs lâannĂ©e suivante du soutien financier durable des Capitouls magistrats de la ville. Câest lâĂ©lĂšve et successeur de Rivalz, le peintre et architecte Guillaume Cammas 1698-1777, auteur de la façade de lâhĂŽtel de ville, qui la transforme en 1746 en SociĂ©tĂ© des beaux-arts. Quelques annĂ©es plus tard, celle-ci est Ă©rigĂ©e en AcadĂ©mie royale de peinture, sculpture et architecture par lettres patentes du 25 dĂ©cembre 1750. LâĂ©cole est alors installĂ©e dans la rue du Poids-de-lâHuile, jusquâĂ son transfert, en 1769, dans une autre dĂ©pendance du Capitole, rue Lafayette, de lâautre cĂŽtĂ© de lâhĂŽtel de ville. DâĂ©minentes personnalitĂ©s y enseignent, dont Louis de Mondran 1699-1792, auteur du plan des allĂ©es de lâEsplanade et du Grand Rond, et Jacques-Pascal Virebent 1746-1831 architecte de la Ville qui a dessinĂ© la place du Capitole et la place Villeneuve aujourdâhui place Wilson. En 1782, une Ă©cole du gĂ©nie est créée au sein de lâacadĂ©mie toulousaine. De nouveaux cours de mathĂ©matiques, dâarchitecture civile, de ponts et chaussĂ©es, de cartographie y sont introduits. AprĂšs la tourmente rĂ©volutionnaire, lâenseignement des arts et de lâarchitecture se poursuit dans les locaux de lâĂcole centrale de la Haute-Garonne, situĂ©e dans lâancien collĂšge des jĂ©suites hĂŽtel Bernuy. En 1804 est créée lâĂcole spĂ©ciale des arts de Toulouse, qui, deux ans aprĂšs, rejoint dans lâancien couvent des Augustins le musĂ©e du Midi de la France, Ă©tabli lĂ en 1793. Câest en 1833 que lâĂ©cole sâassocie avec les cours du soir de sciences industrielles dĂ©livrĂ©s dĂšs 1826 par Urbain Vitry 1802-1863, neveu de Virebent et architecte en chef de la Ville, pour former lâĂcole des beaux-arts et des sciences industrielles. En 1895, celle-ci sâinstalle dans lâancien couvent de la Daurade quâoccupe toujours lâĂ©cole des beaux-arts1. LâamĂ©nagement des lieux et la construction du palais des arts », dotĂ© dâune façade monumentale, sont confiĂ©s Ă lâarchitecte Pierre EsquiĂ© 1853-1933. Sous le rĂ©gime de Vichy et prĂšs de quarante ans aprĂšs le rapport Guadet et la publication du dĂ©cret du 23 janvier 1903, le conseil municipal dĂ©cide la crĂ©ation de lâĂcole rĂ©gionale dâarchitecture par dĂ©libĂ©ration du 6 fĂ©vrier 1941. Enfin, quand lâĂ©clatement de la section dâarchitecture de lâENSBA en 1968 conduit Ă la crĂ©ation des unitĂ©s pĂ©dagogiques dâarchitecture UPA, celle de Toulouse sera installĂ©e dans le nouvel Ă©difice construit par Georges Candilis 1913-1995 et Raymond Malebranche 1930-2016 Ă partir de 1969 dans le quartier du Mirail, et oĂč lâENSA de Toulouse siĂšge encore aujourdâhui. Le contenu des enseignements dispensĂ©s au sein de toutes ces institutions reste encore mal connu. Marjorie Guillin a rĂ©digĂ© une thĂšse consacrĂ©e Ă lâAcadĂ©mie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse au XVIIIe siĂšcle et plusieurs Ă©tudes et mĂ©moires universitaires ont Ă©tĂ© dĂ©diĂ©s Ă lâĂ©cole des beaux-arts2. Mais en ce qui concerne le XXe siĂšcle et lâenseignement de lâarchitecture en particulier, le premier travail dâenvergure a Ă©tĂ© entrepris il y a seulement quelques annĂ©es par Jean-Henri Fabre, ancien Ă©tudiant et ancien enseignant de lâĂ©cole dâarchitecture. Ce travail est encore en cours mais ses divers rapports intermĂ©diaires et publications ont dĂ©jĂ permis dâexhumer une importante partie de cette histoire, Ă partir dâune posture engagĂ©e et militante contre lâenseignement acadĂ©mique3. Lâauteur ayant Ă©tĂ© lui-mĂȘme impliquĂ© dans la formation dâun atelier dissident rattachĂ© au groupe C de lâENSBA, en 1965, puis dans la structuration de la pĂ©dagogie de lâUPA et, enfin, dans la vie parfois tumultueuse de lâinstitution jusquâen 2013, date Ă laquelle il accĂšde Ă sa retraite administrative, son travail mĂ©lange sciemment et avec un certain raffinement mĂ©moire personnelle et analyse de sources dâarchives. En tĂ©moigne notamment le texte consacrĂ© Ă la pĂ©riode charniĂšre des annĂ©es 1960, qui commence en consignant les impressions dâun jeune Ă©lĂšve qui entre Ă lâĂcole rĂ©gionale dâarchitecture de Toulouse au mois dâoctobre 1963, oĂč il va prĂ©parer le concours dâadmission Ă lâENSBA, et qui nâest, en effet, autre que lâauteur de lâĂ©crit4. Fig. 1. Photographie de la maquette de lâunitĂ© pĂ©dagogique dâarchitecture de Toulouse, G. Candilis, R. Malebranche arch., 1969. AD Haute-Garonne ADHG 7698 W3. Ces travaux ont ouvert de nombreuses pistes de rĂ©flexion qui restent Ă explorer, comme lâont dĂ©voilĂ© les interventions du sĂ©minaire. Les communications de la premiĂšre session ont fait lâĂ©tat des recherches en cours, toutes basĂ©es sur lâanalyse de sources dâarchives Ă©crites, dessinĂ©es ou imprimĂ©s. Constance Ringon maĂźtre-assistante associĂ©e Ă lâENSA de Toulouse et Laurence Chevallier maĂźtre-assistante Ă lâENSA de Toulouse ont exposĂ© les premiers rĂ©sultats du repĂ©rage des sources dâarchives entamĂ© par lâĂ©quipe toulousaine dans le cadre du programme HEnsA205. Parmi les lieux de conservation des sources figurent lâENSA de Toulouse, lâIsdaT, les archives dĂ©partementales de la Haute-Garonne, les archives municipales de Toulouse, le musĂ©e municipal Paul-Dupuy, mais aussi les Archives nationales et les archives du Conseil rĂ©gional de lâordre des architectes. Il faudrait probablement inclure les archives dâautres dĂ©partements de la rĂ©gion et diverses archives privĂ©es, car elles aideront Ă suivre les trajectoires dâanciens Ă©lĂšves de lâĂ©cole. La richesse potentielle de ces sources et les problĂšmes liĂ©s Ă leur exploitation ont Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©s. Ainsi, le musĂ©e Paul-Dupuy conserve-t-il des travaux dâanciens Ă©lĂšves pensionnaires de la Ville de Toulouse Ă lâENSBA, dont lâanalyse permettrait de saisir la formation que recevaient ces Toulousains dans la capitale et le rendu quâils en faisaient Ă leurs maĂźtres en province. Mais ces documents, en mauvais Ă©tat de conservation, ne sont malheureusement pas exploitables en lâĂ©tat. En revanche, les dossiers disponibles aux archives dĂ©partementales de la Haute-Garonne semblent ouvrir deux pistes de recherche. La premiĂšre concerne le changement de perspective dans la pĂ©dagogie, qui a eu lieu Ă la fin des annĂ©es 1960, et le rapport entre la pĂ©dagogie envisagĂ©e Ă lâUPA et le bĂątiment construit Ă la mĂȘme occasion pour la mettre en Ćuvre fig. 1. De nombreuses sources permettent en effet de reconnaĂźtre les acteurs impliquĂ©s, sur le plan tant local que national, dans la construction de la nouvelle Ă©cole et tĂ©moignent de la bonne rĂ©ception du projet de Georges Candilis et Raymond Malebranche auprĂšs du service des Enseignements de lâarchitecture et des arts plastiques au ministĂšre des Affaires culturelles. La rapiditĂ© du programme dâexĂ©cution de la nouvelle Ă©cole semble tout particuliĂšrement rĂ©pondre aux attentes des reprĂ©sentants du ministĂšre, qui souhaitent par ce moyen apaiser les vives revendications des Ă©tudiants toulousains. La deuxiĂšme piste concerne les annĂ©es 1990, pĂ©riode durant laquelle se mettent en place des Ă©lĂ©ments qui configurent le paysage actuel de lâenseignement de lâarchitecture Ă Toulouse, avec notamment le dĂ©veloppement des Ă©changes internationaux et le renforcement des rapports avec la profession dans un esprit dâouverture de la pĂ©dagogie aux mĂ©tiers. Les fonds des archives municipales couvrent le temps oĂč lâenseignement de lâarchitecture Ă Toulouse Ă©tait sous lâautoritĂ© municipale, câest-Ă -dire des annĂ©es 1740 Ă la rĂ©forme de 1968. Parmi les documents recensĂ©s, les catalogues de la bibliothĂšque de la classe dâarchitecture de lâĂcole des beaux-arts et des sciences industrielles de la pĂ©riode 1900-1906 peuvent permettre de prĂ©ciser lâunivers de rĂ©fĂ©rences culturelles et architecturales des professeurs et des Ă©lĂšves de lâĂ©cole de Toulouse, que lâon pourra ensuite comparer aux Ă©tudes similaires dans dâautres Ă©coles, pour raisonner sur les savoirs partagĂ©s et les particularitĂ©s de chacune. Le dĂ©pouillement du Bulletin de lâAssociation des beaux-arts de Toulouse, paru de 1913 Ă 1922, apporterait un tĂ©moignage de la vie quotidienne des Ă©lĂšves et de leurs motivations, en particulier lors de la mobilisation du temps de la Grande Guerre, dont les retombĂ©es pĂ©dagogiques restent Ă analyser. Enfin, une sĂ©rie de documents du cabinet du maire de Toulouse entre 1972 et 1976 renseigne sur les premiĂšres annĂ©es de vie de lâunitĂ© pĂ©dagogique dâarchitecture. Lâhistoire de lâenseignement du dessin Ă lâĂcole des beaux-arts de Toulouse a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e par Françoise BagnĂ©ris-Merlet historienne de lâart et enseignante dans cette Ă©cole de 1974 Ă 2012. Le dessin semble avoir structurĂ© la formation dâun public dâĂ©lĂšves trĂšs large quâil sâagisse de futurs artistes, artisans ou ouvriers dâart. Ce partage dâune mĂ©thode et dâune pratique communes du dessin par divers corps de mĂ©tier semble ĂȘtre un caractĂšre saillant de lâĂ©cole toulousaine et lâhypothĂšse est faite quâil est Ă lâorigine dâune certaine unitĂ© que lâon peut observer dans la production artistique et architecturale locale au moins jusquâau milieu du xxe siĂšcle. Se nourrissant de culture classique et de connaissances scientifiques, lâenseignement du dessin a Ă©voluĂ© au fil des ans. Des cours de nu Ă partir de la pratique du modĂšle vivant et des cours de dessin dâaprĂšs lâestampe et le modĂšle gravĂ© sont instituĂ©s Ă AcadĂ©mie royale de peinture, sculpture et architecture au milieu du xviiie siĂšcle, auxquels sont associĂ©s plus tard des relevĂ©s dâarchitecture antique et des Ă©tudes nĂ©cessaires pour la construction des ponts, des canaux et lâamĂ©nagement urbain et territorial Ă©cole du gĂ©nie. Ce double profil artistique et technique de lâenseignement du dessin est consolidĂ© Ă lâĂcole des beaux-arts et des sciences industrielles sous lâimpulsion de diverses personnalitĂ©s, dont Urbain Vitry et Claude Gaspard Gaillard, qui publie en 1844 un traitĂ© de dessin linĂ©aire et ombrĂ©6. De mĂȘme que les Ă©changes entre artistes et architectes, lâenseignement du dessin sera encore renforcĂ© en dĂ©but du xxe siĂšcle avec lâavĂšnement des arts dĂ©coratifs et la rĂ©alisation de chantiers dâenvergure, qui profitent aux artistes toulousains, comme le parc des sports 1931-1935 et la bibliothĂšque municipale 1932-1935, tous les deux de Jean Montariol 1892-1966. Fig. 2. Art mĂ©ridional, n° 43, mars 1939. Illustration signĂ©e Jean-Louis Gilet. BibliothĂšque dâĂ©tude et du patrimoine de Toulouse P3820. Dans le prolongement dâun travail de thĂšse en cours sur lâinnovation technique dans la mise en Ćuvre de la brique en Midi toulousain durant lâentre-deux-guerres, engagĂ© sous la direction dâEnrico Chapel et Françoise Blanc, Laura Girard a abordĂ© la question du rapport entre pratiques pĂ©dagogiques et affaires professionnelles Ă travers la lecture de lâitinĂ©raire dâune figure majeure de la scĂšne toulousaine Jean-Louis Gilet 1902-1964, architecte, artiste, Ă©diteur, professeur et premier architecte directeur de lâĂcole rĂ©gionale dâarchitecture. HĂ©ritier dâune dynastie dâarchitectes, Jean-Louis Gilet obtient son diplĂŽme en 1932 Ă lâĂcole des beaux-arts de Paris. Il dĂ©marre rapidement une carriĂšre de constructeur en sâassociant Ă son pĂšre, Joseph. En octobre 1937, il est nommĂ© professeur titulaire de la classe dâarchitecture de lâĂ©cole des beaux-arts de Toulouse. Il sâengage trĂšs tĂŽt en faveur dâune culture mĂ©ridionale » et dâune esthĂ©tique rĂ©gionale ouverte au confort moderne et aux techniques nouvelles. En tĂ©moigne la revue Art mĂ©ridional quâil crĂ©e en 1935, oĂč paraissent des articles sur les arts, lâarchĂ©ologie, le patrimoine et les matĂ©riaux locaux, mais Ă©galement des analyses des problĂšmes constructifs, juridiques ou Ă©conomiques contemporains fig. 2. Par ailleurs, lâarchitecte milite pour la reconnaissance dâune Ă©cole rĂ©gionale dâarchitecture autonome, placĂ©e sous lâinfluence de maĂźtres dâĆuvre locaux. GrĂące Ă ses initiatives, lâĂ©cole rĂ©gionale de Toulouse est officieusement reconnue au deuxiĂšme semestre 1940 par lâĂ©cole de Lyon, qui centralise Ă cette Ă©poque lâadministration des Ă©coles rĂ©gionales dâarchitecture et de quelques ateliers parisiens refugiĂ©s en zone non occupĂ©e. Sa crĂ©ation est ensuite officialisĂ©e le 6 fĂ©vrier 1941 par le conseil municipal de Toulouse et entĂ©rinĂ©e par le gouvernement de Vichy en 1942. Jean-Louis Gilet en est nommĂ© directeur au mois de fĂ©vrier et le restera jusquâĂ sa dĂ©mission forcĂ©e lors de lâĂ©puration administrative de 1944, Ă la libĂ©ration de Toulouse. Puis, il est rĂ©habilitĂ© dans ses fonctions en 1952. Les perspectives de cette recherche pourront porter sur ce deuxiĂšme temps de la carriĂšre de Jean-Louis Gilet, sur lâĂ©tude du programme pĂ©dagogique de lâĂ©cole rĂ©gionale d Toulouse, de son rapport avec le conseil rĂ©gional de lâordre des architectes nouvellement créé aussi et des modalitĂ©s de recrutement des professeurs et des carriĂšres enseignantes. Fig. 3. Exercice de travaux pratiques des Ă©tudiants de lâUPA de Toulouse plan dâamĂ©nagement des laboratoires de la nouvelle Ă©cole 1970-1971, ADHG fonds ENSA de Toulouse versement 2013. Enfin, Jean-Henri Fabre enseignant Ă lâĂ©cole de Toulouse de 1969 Ă 2013 a prĂ©sentĂ© les diffĂ©rentes approches de lâenseignement de la construction, de lâĂcole rĂ©gionale dâarchitecture Ă lâUPA. Dans lâatelier de Jean-Louis Gilet, on dissuadait les Ă©lĂšves Ă visiter les chantiers et le choix dâun parti de structure Ă©tait souvent arrĂȘtĂ© en raison de la performance graphique du rendu, dans la plus pure tradition beaux-arts. Un intĂ©rĂȘt renouvelĂ© pour lâassociation art et technique Ă©merge en revanche dans lâatelier C, lâatelier dissident créé en 1965 et placĂ© sous la direction dâarchitectes appartenant Ă une nouvelle gĂ©nĂ©ration, tels que Jean-Marie LefĂšbvre 1933-2004, Pierre Debeaux 1925-2001, Paul Gardia 1920-1969 et Fabien Castaing 1922-2012. Lors de la crĂ©ation de lâUPA de Toulouse, les Ă©tudiants et les enseignants impliquĂ©s dans la construction de la nouvelle Ă©cole prĂ©voient un plateau technique » rĂ©unissant des laboratoires et des ateliers professionnels Ă©quipĂ©s de machines et dâinstruments de mesure un laboratoire thermique et acoustique, un laboratoire dâessai pour le bĂ©ton armĂ©, un atelier bois et un atelier fer fig. 3. Les Ă©lĂšves devaient ainsi accĂ©der Ă la connaissance des matĂ©riaux et de leurs performances. De nouveaux enseignants, techniciens et ingĂ©nieurs venant de lâInstitut national des sciences appliquĂ©es INSA et de lâuniversitĂ© sont effectivement recrutĂ©s pour les encadrer. Le plateau technique est progressivement abandonnĂ©, mais ces expĂ©riences donneront naissance aux premiĂšres unitĂ©s de recherche de lâĂ©cole. La seconde session de la matinĂ©e a rĂ©uni, autour du professeur Pierre Fernandez, trois anciens enseignants Michel LĂ©glise ayant exercĂ© de 1974 Ă 2005, GĂ©rard Ringon de 1976 Ă 2009 et GĂ©rard TinĂ© de 1973 Ă 2009 pour Ă©voquer le rĂŽle de la recherche et son inscription dans la pĂ©dagogie de lâĂ©cole depuis les annĂ©es 1970. Leurs tĂ©moignages dâacteurs amorcent une campagne dâentretiens, menĂ©e dans le cadre dâun des volets du programme HEnsA20, qui vise Ă recueillir les mĂ©moires vives et Ă constituer des sources orales susceptibles de complĂ©ter les sources Ă©crites7. Comme au sein dâautres Ă©tablissements, lâintroduction de la recherche Ă Toulouse fait suite aux Ă©vĂ©nements de 1968 et vise Ă mettre en question le modĂšle hĂ©gĂ©monique des beaux-arts. Des enseignements pluridisciplinaires ont Ă©tĂ© mis en place dĂšs les premiĂšres annĂ©es de lâUPA, Ă travers des Groupes dâenseignement et de recherche GER associant enseignants, chercheurs et Ă©tudiants autour de problĂ©matiques communes8. Depuis, de lâinstitution des premiĂšres unitĂ©s de recherche habilitĂ©es par le Bureau de la recherche architecturale BRA en 1982 et 1984 Ă la crĂ©ation du Laboratoire de recherche en architecture LRA en 2008, des champs de rĂ©flexion et des croisements divers avec les enseignements ont Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©s. Des tĂ©moignages apportĂ©s lors du sĂ©minaire ont Ă©mergĂ© plusieurs Ă©lĂ©ments permettant de caractĂ©riser dâores et dĂ©jĂ la recherche Ă lâĂ©cole de Toulouse la place faite Ă lâanalyse de la conception architecturale et de son enseignement, les liens Ă©tablis avec la profession et plus largement avec les questions de sociĂ©tĂ© et lâactualitĂ©, lâimplication de la pĂ©dagogie dans le dĂ©veloppement des problĂ©matiques de la recherche et, enfin, lâouverture Ă lâapport des disciplines universitaires dites dures », telles que lâingĂ©nierie, lâinformatique, les sciences de lâenvironnement, la biologie, la physique, la climatologie. Pierre Fernandez a rappelĂ© que la recherche sâest initialement concentrĂ©e au sein de trois laboratoires habilitĂ©s au dĂ©but des annĂ©es 1980 Li2a Laboratoire dâinformatique appliquĂ©e Ă lâarchitecture, en 1982, LAB Laboratoire dâarchitecture bioclimatique, en 1984 et MAP ModĂ©lisation de lâarchitecture et du paysage. De nouvelles Ă©quipes se sont ensuite constituĂ©es autour de thĂ©matiques sur la ville, le patrimoine, lâarchĂ©ologie et les pratiques professionnelles. La vocation essentielle dâune partie des recherches et publications visait le renouvellement de la pĂ©dagogie et notamment de lâenseignement de la conception, qui reposait alors exclusivement sur des approches dogmatiques et lâanalyse de rĂ©fĂ©rences historiques. De façon rĂ©ciproque, ce sont parfois des pratiques pĂ©dagogiques qui ont donnĂ© naissance Ă des problĂ©matiques de recherche et Ă la constitution dâĂ©quipes. Câest le cas du LAB qui est issu dâun atelier de projet intitulĂ© Groupe hĂ©liothermique et habitat G2H, regroupant enseignants et Ă©tudiants autour des prĂ©occupations solaires et bioclimatiques suscitĂ©es par le premier choc pĂ©trolier survenu en 1973. Câest souvent autour dâune problĂ©matique transversale que des enseignants dâorigines disciplinaires diffĂ©rentes se sont coordonnĂ©s pour proposer aux Ă©tudiants de sâengager dans des dĂ©marches de recherche et de thĂšses. Ainsi, de lâarchitecture solaire et bioclimatique Ă la qualitĂ© environnementale puis au dĂ©veloppement urbain durable, le LAB â devenu en 1994 Groupe de recherche environnement et conception GRECO â a-t-il accompagnĂ© les Ă©volutions de lâĂ©tablissement, en maintenant les aller/retour entre recherche et enseignement dans une dynamique de fertilisation croisĂ©e. Fondateur avec lâarchitecte Mario Perez du laboratoire Li2a, dont il a assurĂ© la direction jusquâĂ sa retraite, Michel LĂ©glise en a retracĂ© lâaventure Ă la fois personnelle et collective, basĂ©e sur la conviction de la nĂ©cessitĂ© dâune recherche crĂ©dible dans les Ă©coles dâarchitecture. Sa formation dâingĂ©nieur et dâurbaniste et ses expĂ©riences de chercheur Ă lâuniversitĂ© Paul-Sabatier et Ă lâOffice national dâĂ©tudes et recherches aĂ©rospatiales Onera puis dâenseignant Ă lâĂcole supĂ©rieure de lâaĂ©ronautique et de lâespace SupâAero ne sont probablement pas Ă©trangĂšres Ă cette conviction. ConstituĂ© en lien avec les sciences de lâingĂ©nieur, Li2a visait Ă analyser lâimplication de lâintelligence artificielle dans la conception architecturale et Ă proposer des principes de structuration de logiciels dâaide Ă la conception. Dans ce cadre, le laboratoire sâest fait une spĂ©cialitĂ© de faire profiter les Ă©tudiants en architecture des produits de ses recherches. Au fil des ans, le laboratoire sâest ouvert Ă dâautres domaines psychologie cognitive, reprĂ©sentation des connaissances, sĂ©mantique du langage, philosophie pour interroger les processus de conception au sens large. En tĂ©moigne la recherche sur les pratiques dâagence et lâinformatisation naissante des architectes menĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1990 auprĂšs de 700 agences dâarchitecture, afin dâanalyser les effets induits par lâintroduction de logiciels sur la conception, lâorganisation du travail et son contrĂŽle. En ce qui concerne les liens avec la pĂ©dagogie, Ă force dâobserver des Ă©tudiants en train de concevoir, le laboratoire a fini par se spĂ©cialiser dans lâanalyse de lâenseignement de la conception qui a ainsi Ă©mergĂ© comme vĂ©ritable objet dâĂ©tudes. GĂ©rard Ringon rappelle que dans le domaine des sciences humaines et sociales, outre lâĂ©tude des usages qui a donnĂ© lieu Ă des nombreux Ă©crits, dĂ©bats et controverses, des interrogations se manifestent, dĂšs les annĂ©es 1970, Ă propos de lâinsertion professionnelle des jeunes diplĂŽmĂ©s. Depuis, cette prĂ©occupation sâest dĂ©veloppĂ©e et instituĂ©e dans des activitĂ©s pĂ©dagogiques et dans la recherche, grĂące Ă un petit groupe dâenseignants qui sâest associĂ© en 2001 Ă lâĂ©quipe de recherche Professions, architecture, ville, environnement PAVE de lâENSAP de Bordeaux. Le contexte national Ă©tait propice Ă ce dĂ©veloppement. Lâouvrage de Raymonde Moulin avait ouvert la rĂ©flexion sur les transformations des pratiques professionnelles9. Les jeunes diplĂŽmĂ©s issus des UPA arrivaient nombreux sur le marchĂ© du travail, du fait de la dĂ©mocratisation de lâaccĂšs aux Ă©tudes. La diversification professionnelle Ă©tait perçue Ă la fois comme une solution Ă ce problĂšme et comme la rĂ©sultante de lâĂ©volution de la figure de lâarchitecte longtemps restĂ©e confinĂ©e dans un statut, des rĂŽles et des reprĂ©sentations hĂ©ritĂ©s des beaux-arts. Ă lâĂ©cole de Toulouse, des recherches furent menĂ©es pour Ă©clairer ces transformations dans le contexte local et pour accompagner lâĂ©mergence de nouvelles pratiques, comme le conseil, la programmation, lâassistance Ă la maĂźtrise dâouvrage, lâamĂ©nagement urbain ou le patrimoine. Lâamorce dâun observatoire des processus dâinsertion professionnelle devrait ouvrir sur des dĂ©marches comparatives avec dâautres Ă©coles. Fig. 4. Sculpture en structure aluminium. Centre des conducteurs de travaux Ă LabĂšge P. Gardia et M. Zavagno arch., rĂ©alisĂ©e par les Ă©tudiants de lâAtelier supĂ©rieur de sculpture de lâĂ©cole des beaux-arts de Toulouse A. Blanchard, Bouglon, Durancet et G. TinĂ©, 1968-1969. Photographie Bouglon. Enfin, GĂ©rard TinĂ© a Ă©voquĂ© le renouvellement de la pĂ©dagogie du projet Ă travers le souvenir de deux Ă©pisodes auxquels il a participĂ©. Le premier concerne lâaction commune, Ă la rentrĂ©e 1967, des Ă©tudiants des beaux-arts et des Ă©tudiants de lâatelier C de lâĂ©cole dâarchitecture. Contestant lâenseignement acadĂ©mique, ces Ă©tudiants revendiquent la mise en place dâun atelier collĂ©gial comprenant lâensemble des patrons des ateliers supĂ©rieurs dâart et de lâatelier C, avec pour ambition dâadapter lâenseignement aux mutations de lâesthĂ©tique et des modes de production de lâart et de lâarchitecture. Au sein de cet atelier, Pierre Debeaux familiarise les Ă©tudiants avec la gĂ©omĂ©trie constructive des structures gĂ©odĂ©siques, tandis que Raymond Malebranche les documente sur le constructivisme en URSS et sur les structures auto-tendues. Cet atelier marque un moment important puisquâil a permis aux Ă©tudiants de Toulouse dâapprocher dâautres problĂ©matiques intellectuelles, perceptives et esthĂ©tiques de lâespace, ayant Ă faire avec la technicitĂ© des matĂ©riaux industriels, la forme conçue non plus comme facteur dâexpression dâune composition esthĂ©tique mais comme structure dâĂ©lĂ©ments et de relations en vue dâun dĂ©ploiement dâespaces, tout en posant lâenvironnement de la ville nouvelle Le Mirail nâest pas loin comme facteur contextuel dĂ©terminant de la conception architecturale fig. 4. Le second Ă©vĂ©nement date de 1981, lorsque Ă lâoccasion du dĂ©classement des casernes Compans-Caffarelli acquises par la ville de Toulouse, lâĂ©cole dĂ©cide dâorganiser un colloque sur Les pĂ©dagogies du projet10 ». Pour le prĂ©parer, elle adresse une invitation Ă lâensemble des UPA pour recueillir des propositions de projet pour lâamĂ©nagement de la parcelle des casernes. Ces propositions sont exposĂ©es pendant le colloque qui voit la participation, entre autres, de Françoise Choay, Jean-Pierre Epron, Bernard Huet et Bruno Queysanne. Cet Ă©vĂ©nement tĂ©moigne dâune Ă©volution certaine de lâenseignement du projet Ă lâĂ©cole de Toulouse, avec lâĂ©nonciation dâune position critique vis-Ă -vis des villes nouvelles, la prise en compte des formes urbaines et la dĂ©couverte de lâhistoire dans un contexte de rĂ©ception de la postmodernitĂ©. Plusieurs questions nĂ©es de la lecture des sources dâarchives et des thĂ©matiques investiguĂ©es ces derniers mois, prĂ©sentĂ©es par les contributeurs du sĂ©minaire, permettent dâorienter les futurs dĂ©veloppements du travail de lâĂ©quipe toulousaine. Parmi ceux-ci, rappelons lâinscription de la pĂ©dagogie dans le contexte local et les relations entretenues avec les milieux Ă©conomiques, politiques, artistiques et professionnels. Le suivi dâitinĂ©raires dâenseignants ayant marquĂ© la scĂšne toulousaine semble une piste fĂ©conde, quâil faudra complĂ©ter en Ă©tablissant un inventaire des Ă©tudiants et des enseignants ayant frĂ©quentĂ© lâĂ©cole de Toulouse. La dĂ©pendance de lâĂ©cole de Toulouse de lâENSBA et le rĂŽle jouĂ© par certaines familles dâarchitectes, comme les Lemaresquier Ă Toulouse, ouvrent Ă©galement de perspectives de recherches intĂ©ressantes. Les documents dâarchives permettent de prĂ©ciser la mise en Ćuvre des rĂ©formes nationales Ă Toulouse et de comparer lâorganisation, le fonctionnement et le contenu des enseignements dĂ©livrĂ©s avec dâautres Ă©coles en France. Quant Ă lâĂcole des beaux-arts et des sciences industrielles et Ă lâĂcole rĂ©gionale dâarchitecture, restent non seulement Ă explorer leur fonctionnement administratif et pĂ©dagogique gestion des locaux, recrutement et carriĂšres des enseignants, sĂ©lection des Ă©tudiants, mais aussi les changements de perspective survenus dans les annĂ©es 1960, qui se traduiront par la crĂ©ation de lâUPA et la construction de la nouvelle Ă©cole au Mirail, prĂ©figurant les rapprochements avec lâuniversitĂ© et la mise en place dâun tissu complexe de relations internationales11. LâĂ©criture de lâhistoire de la recherche autour des questions relatives Ă lâarchitecture bioclimatique, lâintelligence artificielle et la conception, les modĂ©lisations, lâenvironnement, la ville, puis le dĂ©veloppement durable, le patrimoine et les pratiques professionnelles, est en chantier. Dans ce cadre, la rĂ©activation des mĂ©moires sur les pratiques des GER durant les annĂ©es 1970 semble particuliĂšrement utile. Cet Ă©noncĂ© nâest Ă©videmment pas exhaustif, il permet dâimaginer des perspectives dâĂ©tudes fructueuses. La mise en place dâun sĂ©minaire consacrĂ© aux lieux de pĂ©dagogies », destinĂ© aux Ă©tudiants de quatriĂšme annĂ©e de lâENSA de Toulouse, devrait permettre dâĂ©largir, notamment dans le cadre de futurs travaux de thĂšse, les diffĂ©rents questionnements qui surgissent, crĂ©ant une vĂ©ritable dynamique de recherche. Notes
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