đŸŸ L Art De La Guerre Extrait

Puisla Seconde Guerre mondiale Ă©clipsera la Grande Guerre pendant un temps, mais celle-ci fera un retour au cinĂ©ma dans les annĂ©es 1960-1970, dans une vision plus transgressive et plus antimilitariste encore : dans le contexte de la dĂ©colonisation, la guerre de 14-18 permet de dĂ©noncer d’autres conflits. Enfin, dans les annĂ©es 1990, avec le retour de la guerre en Europe
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Commentairede texte de 6 pages en sciences politiques publiĂ© le 5 octobre 2007: Henri de JOMINI, extrait de : « PrĂ©cis de l’art de la guerre », Ă©dition Lebovici, 1977. Ce document a Ă©tĂ© mis Ă  jour le 23/02/2015 26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 2002 Pages 288-289-290-291-292-293 - L'Indochine ? C'est la planĂšte Mars. Ou Neptune, je ne sais pas. Un autre monde qui ne ressemble Ă  rien d'ici imagine une terre oĂč la terre ferme n'existerait pas. Un monde mou, tout mĂ©langĂ©, tout sale. La boue du delta est la matiĂšre la plus dĂ©sagrĂ©able que je connaisse. C'est lĂ  oĂč ils font pousser leur riz, et il pousse Ă  une vitesse qui fait peur. Pas Ă©tonnant que l'on cuise la boue pour en faire des briques c'est un exorcisme, un passage au feu pour qu'enfin ça tienne. Il faut des rituels radicaux, mille degrĂ©s au four pour survivre au dĂ©sespoir qui vous prend devantune terre qui se dĂ©robe toujours, Ă  la vue comme au toucher, sous le pied comme sous la main. Il est impossible de saisir cette boue, elle englue, elle est molle, elle colle et elle pue. "La boue de la riziĂšre colle aux jambes, aspire les pieds, elle se rĂ©pand sur les mains, les bras, on en trouve jusque sur le front comme si on Ă©tait tombĂ© ; la boue vous rampe dessus quand on marche dedans. Et autour des insectes vrombrissent, d'autres grĂ©sillent ; tous piquent. Le soleil pĂšse, on essaye de ne pas le regarder mais il se rĂ©flĂ©chit en paillettes blessantes qui bougent sur toutes les flaques d'eau, suivent le regard, Ă©blouissent toujours mĂȘme quand on baisse les teux. Et ça pue, la sueur coule sous les bras, entre les jambes, et dans les yeux ; mais il faut marcher. Il ne faut rien perdre de l'Ă©quipement qui pĂšse sur nos Ă©paules, des armes que l'on doit garder propres pour qu'elles fonctionnent encore, continuer de marcher sans glisser, sans tomber, et la boue monte jusqu'aux genoux. Et en plus d'ĂȘtre naturellement toxique, cette boue est piĂ©gĂ©e par ceux que l'on chasse. Parfois elle explose. Parfois elle se dĂ©robe, on s'enfonce de vingt centimĂštres et des pointes de bambou empalent le pied. Parfois un coup de feu part d'un buisson au bord d'un village, ou de derriĂšre une diguette, et un homme tombe. On se prĂ©cipite vers le lieu d'oĂč est parti le coup, on se prĂ©cipite avec cette grosse boue qui colle, on n'avance pas, et quand on arrive, il ne reste rien, pas une trace. On reste con devant cet homme couchĂ©, sous un ciel trop grand pour nous. Il nous faudra maintenant le porter. Il semblait ĂȘtre tombĂ© tout seul, d'un coup, et le claquement sec que nous avions entendu avant qu'il ne tombe devait ĂȘtre la rupture du fil qui le tenait debout. Dans le Delta nous marchons comme des marionnettes, Ă  contre-jour sur le ciel, chacun de nos mouvements paraĂźt empotĂ© et prĂ©visible. Nous n'avons plus que des membres de bois ; la chaleur, la sueur, l'immense fatigue nous rendent insensibles et idiots. Les paysans nous regardent passer sans rien changer Ă  leurs gestes. Ils s'accroupissent sur les talus qui surĂ©lĂšvent leurs villages, Ă  faire je ne sais quoi, ou bien ils se penchent sur cette boue qu'ils cultivent avec des outils trĂšs simples. Ils ne bougent presque pas. Ils ne disent rien, ils ne s'enfuient pas, ils nous regardent juste passer ; et puis ils se plient Ă  nouveau et continuent leurs pauvres tĂąches, comme si ce qu'ils faisaient valait l'Ă©ternitĂ© et nous rien, comme s'ils Ă©taient lĂ  pour toujours, et nous de passage, malgrĂ© notre lenteur. "Les enfants bougent davantage, ils nous suivent en courant sur les diguettes, ils poussent de petits cris bien plus aigus que ceux des enfants d'ici. Mais eux aussi s'immobilisent. Ils restent souvent couchĂ©s qur le dos de leur buffle noir, et celui-lĂ  avance, broute, bois dans les ruisseaux sans mĂȘme remarquer qu'il porte un enfant endormi. "Nous savons que tous renseignent le ViĂȘt-minh. Ils lui indiquent nos dĂ©placements, notre latĂ©riel, et notre nombre. Et mĂȘme certains sont des combattants, l'uniforme des milices locales viĂȘt-minhs est le pyjama noir des paysans. Ils enroulent leur fusil avec quelques balles dans une toile goudronnĂ©e et ils l'enfouissent dans la riziĂšre. Ils savent oĂč c'est, nous on ne le trouvera pas ; et quand nous sommes passĂ©s, ils le ressortent. D'autres, surtout les enfants, dĂ©clenchent des piĂšges Ă  distance, des grenades reliĂ©es Ă  un fil, attachĂ©es Ă  un piquet plantĂ© dans la boue, Ă  une touffe d'arbres sur la digue, Ă  l'intĂ©rieur d'un buisson. Quand nous passons ils tirent le fil et ça explose. Alors nous avons appris Ă  Ă©loigner les enfants de nous, Ă  tirer autour d'eux pour qu'ils ne nous approchent pas. Nous avons appris Ă  nous mĂ©fier surtout de ceux qui semblent dormir sur le dos des buffles noirs. La ficelle qu'ils tiennent Ă  la main et qui plonge dans la boue, ce peut ĂȘtre la longe de l'animal ou bien le dĂ©clencheur du piĂšge. Nous tirons devant eux pour qu'ils s'Ă©loignent et parfois nous abattons le buffle Ă  la mitrailleuse. Quand un coup de feu part, nous attrapons tout le monde, tous ceux qui travaillent dans la riziĂšre. Nous sentons les doigts, nous dĂ©nudons l'Ă©paule, et ceux qui sentent la poudre, ceux qui montrent sur leur peau l'hĂ©matome du recul, nous les traitons trĂšs durement. Devant les villages, nous mitraillons les buissons avant d'aller plus avant. Quand plus rien ne bouge nous entrons. Les gens sont partis. Ils ont peur de nous. Et puis le ViĂȘt-minh aussi leur dit de partir. "Les villages sont comme des Ăźles. Des Ăźles presque au sec sur un petit talus, des villes fermĂ©es d'un rideau d'arbres ; du dehors on ne voit rien. Dans le village la terre est ferme, on ne s'enfonce plus. Nous sommes presque au sec, devant des maisons. Nous voyons parfois des gens, et ils ne nous disent rien. Et ceci presque toujours dĂ©clenche notre fureur. Pas leur silence, mais d'ĂȘtre au sec. De voir enfin quelque chose. De pouvoir sentir enfin un peu de terre et qu'elle reste dans la main. Comme si dans le village nous pouvions agir, et l'action est une rĂ©action Ă  la dissolution, Ă  l'engluement, Ă  l'impuissance. Nous agissons sĂ©vĂšrement dĂšs que nous pouvons agir. Nous avons dĂ©truit des villages. Nous avons la puissance pour le faire ; elle est la marque mĂȘme de notre puissance. "Heureusement que nous avons des machines. Des radios qui nous relient les uns aux autres ; des avions qui bourdonnent au-dessus de nous, des avions fragiles et seuls mais qui voient d'en haut mieux que nous, collĂ©s au sol que nous sommes ; et des chars amphibies qui roulent sur l'eau, dans la boue, aussi bien que sur la route, et qui nous portent parfois, serrĂ©s sur leur blindage brĂ»lant. Les machines nous sauvent. Sans elles nous serions engloutis dans cette boue, et dĂ©vorĂ©s par les racines de leur riz. "L'Indochine c'est la planĂšte Mars, ou Neptune, qui ne ressemble Ă  rien que nous connaissions et oĂč il est si facile de mourir. Mais parfois elle nous accorde l'Ă©blouissement. On prend pied sur un village et pour une fois on ne mitraille rien. Au milieu s'Ă©lĂšve une pagode, le seul bĂątiment en dur. Souvent les pagodes servent de bunker dans les batailles contre le ViĂȘtminh ; pour nous, ou pour eux. Mais parfois on entre en paix dans l'ombre presque fraĂźche, et dedans, quand les yeux s'habituent, on ne voit que rouge sombre, bois profond, dorures, et des dizaines de petites flammes. Un bouddha dorĂ© brille dans l'ombre, la lueur tremblante des bougies coule autour de lui comme une eau claire, lui donne une peau lumineuse qui frissonne. Les yeux clos il lĂšve la main, et ce geste fait un bien fou. On respire. Des moines accroupis sont entortillĂ©s dans de grands draps orange. Ils marmonnent, ils tapent sur des gongs, ils font brĂ»ler de l'encens. On voudrait se raser le crĂąne, s'entortiller dans un linge et rester lĂ . Quand on retourne au soleil, quand on s'enfonce Ă  nouveau dans la boue du delta, au premier pas qui s'enfonce on en pleurerait. "Les types lĂ -bas ne nous disent rien. Ils sont plus petits que nous, ils sont souvent accroupis, et leur politesse dĂ©conseille de regarder en face. Alors nos regards ne se croisent pas. Quand ils parlent c'est une langue qui crie que nous ne comprenons pas. J'ai l'impression de croiser des Martiens ; et de combattre certains d'entre eux que je ne distingue pas des autres. Mais parfois ils nous parlent des paysans dans un village, ou des citadins qui sont allĂ©s tout autant Ă  l'Ă©cole que nous, ou de soldats engagĂ©s avec nous. Quand ils nous parlent en français cela nous soulage de tout ce que nous vivons et commettons chaque jour ; en quelques mots nous pouvons croire oublier les horreurs et qu'elles ne reviendront plus. Nous regardons leurs femmes qui sont belles comme des voilages comme des palmes, comme quelque chose de souple qui flotte au vent. Nous rĂȘvons qu'il soit possible de vivre lĂ . Certains d'entre nous le font. Ils s'Ă©tablissent dans la montagne, oĂč l'air est plus frais, oĂč la guerre est moins prĂ©sente, et dans la lumiĂšre du matin ces montagnes flottent sur une mer de brume lumineuse. Nous pouvons rĂȘver de l'Ă©ternitĂ©. "En Indochine nous vivons la plus grande horreur et la plus grande beautĂ© ; le froid le plus pĂ©nible dans la montagne et la chaleur deux mille mĂštres plus bas ; nous souffrons de la plus grande sĂ©cheresse sur les calcaires en pointe et la plus grande humiditĂ© dans les marĂ©cages du delta ; la peur la plus constante dans les attaques nuit et jour et une immense sĂ©rĂ©nitĂ© devant certaines beautĂ©s que nous ne savions pas exister sur Terre ; nous oscillons entre le recroquevillement et l'exaltation. C'est une trĂšs violente Ă©preuve, nous sommes soumis Ă  des extrĂȘmes contradictoires, et j'ai peur que nous nous fendions comme le bois quand on se soumet Ă  ces Ă©preuves-lĂ . Je ne sais pas dans quel Ă©tat nous serons ensuite ; enfin ceux qui ne mourront pas, car l'on meurt vite." Published by alexlechti - dans Alexis JENNI

Clausewitzest nĂ© en 1780 Ă  Burg, dans une famille typique de petits fonctionnaires. Depuis le rĂšgne de FrĂ©dĂ©ric II (1740-1786), l’armĂ©e prussienne, avec sa discipline de fer, fait la gloire de la Prusse. Le jeune garçon n’a guĂšre le temps de faire des Ă©tudes poussĂ©es : il devient cadet (Ă©lĂšve-officier et porte-enseigne) Ă  12 ans et dĂšs l'annĂ©e suivante, en 1793, participe

Guerriers de Terre Cuite Chinoisglancs CC BY L'Art de la guerre Sunzi bingfa est un traitĂ© militaire du Ve siĂšcle avant Ă©crit par le stratĂšge chinois Sun Tzu alias Sun Tse, Sun Zi, Souen Tseu ou Sun Wu. Couvrant tous les aspects de la guerre, il cherche Ă  conseiller les commandants sur la façon de se prĂ©parer, de se mobiliser, d'attaquer, de se dĂ©fendre et de traiter les vaincus. L'un des textes les plus influents de l'histoire, il est utilisĂ© par les stratĂšges militaires depuis plus de 2 000 ans et admirĂ© par des dirigeants allant de NapolĂ©on Ă  Mao TsĂ©-toung. Sun Tzu Les dĂ©tails biographiques concernant Sun Tzu sont rares. Il aurait vĂ©cu aux alentours de 500 avant serait nĂ© dans l'État de Qi mais aurait agi en tant que commandant dans l'État mĂ©ridional de Wu. Traditionnellement, on pensait que son cĂ©lĂšbre ouvrage, L'art de la guerre, avait Ă©tĂ© rĂ©digĂ© Ă  la fin de la pĂ©riode des États combattants 481-221 avant notre Ăšre, mais depuis la dĂ©couverte d'une version plus ancienne du texte Ă©crite sur des bandes de bambou dans une tombe Ă  Yinqueshan, dans le sud du Shandong, la date de composition a Ă©tĂ© reportĂ©e au Ve siĂšcle avant notre Ăšre. Une partie du contenu situe Ă©galement le texte Ă  cette pĂ©riode, tandis que, dans le mĂȘme temps, certains experts ont une opinion diffĂ©rente et soulignent la sophistication du langage et d'autres aspects du dĂ©veloppement militaire dans le texte comme preuve qu'il a Ă©tĂ© compilĂ© plus tard. La version traditionnelle du texte a Ă©tĂ© Ă©ditĂ©e par le dictateur militaire Cao Cao, du 3e siĂšcle de notre Ăšre. Les traductions anglaises du texte sont souvent incluses dans une anthologie intitulĂ©e les Sept Classiques Militaires, qui comprend Ă©galement des Ɠuvres d'autres auteurs comme les Six StratĂ©gies SecrĂštes et Wei Liaozi. Structure et thĂšmes L'Art de la guerre est divisĂ© en 13 chapitres ou pian qui couvrent diffĂ©rents aspects de la guerre, de la planification Ă  la diplomatie. L'ouvrage n'hĂ©site pas Ă  recourir Ă  la tromperie, qui est prĂ©sente dans bon nombre des stratagĂšmes proposĂ©s. L'ouvrage n'est pas pour autant une glorification de la guerre, et un point important soulevĂ© Ă  plusieurs reprises dans l'ouvrage, est que le combat proprement dit ne rĂ©sulte que de l'Ă©chec d'autres stratĂ©gies pour vaincre l'ennemi et constitue toujours un gaspillage indĂ©sirable d'hommes et de ressources. L'Art de la guerre est souvent citĂ© comme source de rĂ©fĂ©rence pour ceux qui s'engagent dans la guĂ©rilla. Comme la plupart des conseils portent sur le dĂ©ploiement des troupes avec imagination et audace sur la base d'une bonne connaissance prĂ©alable du terrain et de l'ennemi, les retraits et les contre-offensives, et l'importance de la psychologie, L'art de la guerre est souvent citĂ© comme source de rĂ©fĂ©rence pour ceux qui s'engagent dans la guĂ©rilla. Pour cette raison, les idĂ©es de Sun Tzu continuent Ă  ĂȘtre pertinentes pour la conduite de la guerre, quels que soient les dĂ©veloppements technologiques ou l'augmentation du pouvoir destructeur des armes. Partout oĂč les soldats sont confrontĂ©s Ă  l'ennemi, les idĂ©es de Sun-Tzu peuvent ĂȘtre appliquĂ©es. Un concept important dans le texte et dans les traitĂ©s qui ont suivi est le qi ou shih, qui est le "souffle" ou l'essence de la vie dans la pensĂ©e chinoise. Sa pertinence pour la guerre est que les commandants doivent dynamiser le qi de leurs propres troupes tout en drainant celui de l'ennemi. Ainsi, la psychologie de la guerre est reconnue comme un facteur vital pour le succĂšs global des campagnes. L'Art de la Guerre de Sun TzuCoelacan CC BY-SA L'Art de la guerre ne faisait cependant pas l'unanimitĂ©. Les adeptes du confucianisme s'offusquaient de l'utilisation de la tromperie qu'ils considĂ©raient comme contraire Ă  un comportement courtois. Un autre critique Ă©tait Han Fei Tzu, un philosophe influent et conseiller du roi Cheng de l'État Ch'in pendant la pĂ©riode des Royaumes combattants. Fei Tzu pensait que l'ouvrage nĂ©gligeait la discipline en tant qu'Ă©lĂ©ment important du succĂšs d'une armĂ©e et n'Ă©tait pas convaincu par l'argument selon lequel la limitation des consĂ©quences destructrices de la guerre devait toujours ĂȘtre dans les pensĂ©es d'un commandant. Vous aimez l'Histoire? Abonnez-vous Ă  notre newsletter hebdomadaire gratuite! RĂ©sumĂ© du texte Chapitre 1 De l'Ă©valuation Le livre s'ouvre sur l'affirmation suivante "La guerre est la plus grande affaire de l'État, la base de la vie et de la mort, la voie [Tao] de la survie ou de l'extinction. Elle doit ĂȘtre Ă©tudiĂ©e et analysĂ©e en profondeur" Sawyer, 2007, 157. Ensuite, on nous dit qu'un commandant qui cherche la victoire doit considĂ©rer cinq principes ou domaines La pensĂ©e Tao, le yin et le yang, le terrain, les gĂ©nĂ©raux sages et courageux, et les lois de la guerre et de la discipline. Chapitre 2 De l'engagement L'importance de l'approvisionnement et de la logistique pour une armĂ©e est exprimĂ©e. Les armes s'Ă©moussent, la nourriture vient Ă  manquer et les soldats se fatiguent, de sorte que "aucun pays n'a jamais profitĂ© d'une guerre prolongĂ©e" ibid, 159. Si possible, les provisions doivent ĂȘtre acquises auprĂšs de l'ennemi. Les soldats capturĂ©s doivent ĂȘtre bien traitĂ©s et encouragĂ©s Ă  rejoindre l'armĂ©e de leurs vainqueurs. "La plus haute rĂ©alisation de la guerre est d'attaquer les plans de l'ennemi" L'art de la guerre. Chapitre 3 Des propositions de la victoire et de la dĂ©faite Un commandant doit limiter les destructions infligĂ©es Ă  l'ennemi "La plus haute rĂ©alisation de la guerre est d'attaquer les plans de l'ennemi ; ensuite, d'attaquer ses alliances ; ensuite, d'attaquer son armĂ©e ; et la plus basse, d'attaquer ses villes fortifiĂ©es" ibid., 161. La guerre de siĂšge est coĂ»teuse et prend du temps, elle doit donc ĂȘtre un dernier recours. Cinq facteurs influenceront la victoire savoir quand combattre ou battre en retraite, savoir dĂ©ployer des armĂ©es petites et grandes, savoir motiver les troupes Ă  tous les niveaux, ĂȘtre prĂȘt mĂȘme pour l'inattendu et avoir un dirigeant qui n'interfĂšre pas avec un commandant talentueux. L'importance de connaĂźtre son ennemi est soulignĂ©e. Chapitre 4 De la mesure dans la disposition des moyens La planification et la prĂ©paration sont Ă  nouveau soulignĂ©es. Les commandants doivent savoir quand attaquer et quand se dĂ©fendre. Ils doivent toujours mesurer, estimer, calculer et peser la force de leur ennemi, alors la victoire sera assurĂ©e. Chapitre 5 De la contenance Sun-Tzu aborde ici la nĂ©cessitĂ© de gĂ©rer ses troupes dans toutes les situations ...dans la bataille, on s'engage avec les orthodoxes et on remporte la victoire grĂące aux non-orthodoxes... Celui qui utilise la puissance stratĂ©gique[shih] commande les hommes dans la bataille comme s'il faisait rouler des bĂ»ches et des pierres... Ainsi, la puissance stratĂ©gique[shih] de celui qui excelle Ă  employer des hommes dans la guerre est comparable au fait de faire rouler des roches rondes sur une montagne de mille brasses.ibid, 165 Chapitre 6 Du plein et du vide L'ennemi doit ĂȘtre forcĂ© Ă  rĂ©agir ou ĂȘtre provoquĂ© Ă  rĂ©agir, toujours Ă  la suite de l'initiative du vainqueur ultime. Il faut d'abord occuper le champ de bataille, se familiariser avec lui et avec les dispositions de l'ennemi. Un commandant ne doit pas rendre Ă©vident l'endroit oĂč il attaque, mais sonder et trouver la faiblesse de l'ennemi en surveillant et en Ă©valuant sa capacitĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  des attaques en divers endroits "Ainsi, l'apogĂ©e du dĂ©ploiement militaire s'approche de l'informe. S'il est sans forme, alors mĂȘme l'espion le plus profond ne peut le discerner ni le sage faire des plans Ă  son Ă©gard" ibid., 168. Chapitre 7 De l'affrontement direct et indirect Sur les difficultĂ©s de dĂ©placer une armĂ©e sur le terrain et de s'assurer que les troupes restent ensemble et ne sont pas sĂ©parĂ©es les unes des autres ou de leur approvisionnement Ainsi l'armĂ©e est Ă©tablie par la tromperie, se dĂ©place pour avoir l'avantage et change en se segmentant et en se rĂ©unissant. Ainsi sa vitesse est comme le vent, sa lenteur comme la forĂȘt; son invasion et son pillage comme un feu; immobile, elle est comme les montagnes. Il est aussi difficile Ă  connaĂźtre que les tĂ©nĂšbres ; en mouvement, il est comme le tonnerre. ibid, 169 L'armĂ©e peut ĂȘtre rendue plus cohĂ©sive en s'assurant que tous sont motivĂ©s pour se battre et recevront leurs rĂ©compenses. Elle peut Ă©galement ĂȘtre mieux gĂ©rĂ©e en tant qu'unitĂ© sur le champ de bataille par l'utilisation de feux, de drapeaux et de tambours. Chapitre 8 Des neuf changements Sun-Tzu identifie neuf points d'action qu'un commandant doit suivre, notamment utiliser le terrain Ă  son avantage, ne pas presser l'ennemi ou attaquer ses villes dans toutes les situations. Le commandant doit toujours peser les avantages du gain et les dangers des pertes dans chaque action qu'il entreprend. Chapitre 9 De la distribution des moyens Un commandant doit occuper un terrain Ă©levĂ© lorsqu'il le peut et il ne doit pas rester prĂšs des riviĂšres, des gorges, des forĂȘts ou des marĂ©cages. Ces endroits sont des lieux privilĂ©giĂ©s pour les embuscades. Suit une liste de points sur la façon de repĂ©rer ce que l'ennemi prĂ©pare, depuis les mouvements de troupes jusqu'Ă  leur niveau de faim. Char, ArmĂ©e de Terre Cuite, Xi'an, ShaanxiDennis Jarvis CC BY-SA Chapitre 10 De la topologie Sun-Tzu identifie les formes les plus courantes de terrain accessible permettant la libertĂ© de mouvement des troupes, suspendu oĂč la retraite est difficile, bloquĂ© oĂč le mouvement des deux cĂŽtĂ©s n'apporte aucun avantage particulier, restreint les troupes doivent occuper tout le terrain afin de le dĂ©fendre, prĂ©cipitĂ© la hauteur doit ĂȘtre occupĂ©e pour rĂ©ussir, et expansif oĂč l'engagement n'est pas souhaitable pour les deux cĂŽtĂ©s. Les faiblesses des armĂ©es sont identifiĂ©es, comme les officiers militairement faibles, les gĂ©nĂ©raux qui n'appliquent pas la discipline et les officiers subalternes insubordonnĂ©s. Un commandant doit trĂšs bien connaĂźtre son armĂ©e et ses capacitĂ©s. En outre, Dans quelque espĂšce de terrain que vous soyez, vous devez regarder vos troupes comme des enfants qui ignorent tout et qui ne sauraient faire un pas ; il faut qu'elles soient conduites ; vous devez les regarder, dis-je, comme vos propres enfants ; il faut les conduire vous-mĂȘme. Ainsi, s'il s'agit d'affronter les hasards, que vos gens ne les affrontent pas seuls, et qu'ils ne les affrontent qu'Ă  votre suite. S'il s'agit de mourir, qu'ils meurent, mais mourez avec eux.ibid, 177 Chapitre 11 Des neuf sortes de terrains Neuf autres types de terrain sont identifiĂ©s qui dĂ©termineront les actions d'un gĂ©nĂ©ral dispersif lorsque les seigneurs fĂ©odaux sont sur leur propre terrain, lĂ©ger lorsqu'un commandant ne pĂ©nĂštre que briĂšvement en territoire ennemi, litigieux oĂč l'un ou l'autre camp peut prendre l'avantage, traversable les deux camps peuvent facilement manƓuvrer, focal terrain bordĂ© d'alliĂ©s potentiels, lourd oĂč l'on peut attaquer profondĂ©ment en territoire ennemi, piĂ©geux terrain prĂ©sentant des difficultĂ©s comme des marĂ©cages et des ravins, encerclĂ© terrain avec un point d'accĂšs limitĂ© et fatal oĂč une victoire ou une dĂ©faite dĂ©cisive peut se produire. Chapitre 12 De l'art d'attaquer par le feu Sun-Tzu identifie les diffĂ©rentes cibles des attaques incendiaires hommes, provisions, trains de ravitaillement, armureries et formations. LĂ  encore, la prĂ©paration, le moment et les conditions mĂ©tĂ©orologiques doivent ĂȘtre pris en compte pour maximiser l'efficacitĂ© de l'attaque. Chapitre 13 De l'emploi des espions Les effets nĂ©gatifs de la guerre sur la population locale sont pris en compte. L'importance de connaĂźtre l'ennemi est rĂ©pĂ©tĂ©e, ce qui peut ĂȘtre acquis par l'utilisation d'espions. Plusieurs types d'espions peuvent ĂȘtre utilement employĂ©s les locaux, les remplaçables, ceux qui occupent une position Ă©levĂ©e dans le gouvernement ennemi, les agents doubles et ceux qui reviennent aprĂšs avoir accompli leur mission. Les espions doivent ĂȘtre rĂ©compensĂ©s gĂ©nĂ©reusement, il faut se mĂ©fier et ĂȘtre prĂȘt Ă  ĂȘtre espionnĂ© soi-mĂȘme, et un bon commandant peut utiliser les espions pour dĂ©sinformer l'ennemi. Ayez des espions partout, soyez instruit de tout, ne nĂ©gligez rien de ce que vous pourrez apprendre ; mais, quand vous aurez appris quelque chose, ne la confiez pas indiscrĂštement Ă  tous ceux qui vous approchent. ibid, 186 HĂ©ritage L'Art de la guerre a influencĂ© non seulement d'autres ouvrages chinois similaires sur la stratĂ©gie militaire pendant la pĂ©riode des Royaumes combattants, lorsque de tels manuels Ă©taient devenus courants et que les officiers pouvaient en rĂ©citer des passages par cƓur, mais aussi des Ă©crivains et des commandants ultĂ©rieurs. Les commandants du Japon mĂ©diĂ©val le consultaient, NapolĂ©on aurait utilisĂ© de nombreux principes exposĂ©s dans le livre, et le dirigeant chinois Mao TsĂ©-toung Ă©tait un grand fan de l'ouvrage et l'a citĂ© comme un facteur contribuant Ă  sa victoire sur Tchang KaĂŻ-chek lors de la guerre civile du milieu du 20e siĂšcle. Ho Chi Minh a Ă©galement utilisĂ© de nombreux principes de Sun Tzu pendant la guerre du Vietnam, plus tard au cours du mĂȘme siĂšcle. Ce traitĂ© militaire, le plus cĂ©lĂšbre de l'histoire de l'Asie, est toujours aussi populaire et fait souvent partie des lectures essentielles des programmes de cours d'histoire et de sciences politiques du monde entier.
RĂ©sumĂ© Les avancĂ©es technologiques militaires ont changĂ© l’art de la guerre, et donnĂ© un avantage dĂ©cisif aux civilisations. Mais la portĂ©e de ces technologies n’est pas circonscrite aux champs de bataille : celles-ci ont Ă©galement participĂ© Ă  la mise en place d’un nouvel ordre social.
Vu du Front. ReprĂ©senter la Grande Guerre extraitPublished on Sep 11, 2014Exposition prĂ©sentĂ©e Ă  la BibliothĂšque de documentation internationale contemporaine BDIC, musĂ©e de l’ArmĂ©e, Paris, du 15 octobre 2014 au 25 janvie... Somogy Ă©ditions d'Art
TRAVERSE baron de. Extrait de la premiÚre partie de l'art de la guerre, De M. le Maréchal de Puysegur. Paris: Charles-Antoine Jombert et Hochereau, 1752. In-12 (152 x 82 mm). (Tache p. 163 ayant causé une brunissure sur une quinzaine de feuillets). Maroquin rouge de l'époque, filet doré en bordure, fleur de lis répétée dans les angles, armoiries du duc de PenthiÚvre (Olivier
Dans l’engrenage de la terreur RevendiquĂ©es par l’Organisation de l’Etat islamique OEI, les tueries du 13 novembre dernier Ă  Paris ont entraĂźnĂ© l’intensification de l’engagement occidental au Proche-Orient. Cette rĂ©gion du monde paraĂźt ainsi condamnĂ©e aux interventions armĂ©es. Pourtant, si la destruction militaire de l’OEI en Syrie et en Irak constitue un objectif sur lequel semblent s’accorder des dizaines de pays Ă©trangers, des Etats-Unis Ă  la Russie, de l’Iran Ă  la Turquie, tout le reste les sĂ©pare
 par Serge Halimi Aperçu Yaser Safi. – Militarization of Ideas » Militarisation des idĂ©es, 2014 Mark Hachem gallery Je ne suis pas contre toutes les guerres. Ce Ă  quoi je m’oppose, c’est Ă  une guerre imbĂ©cile, une guerre irrĂ©flĂ©chie, une guerre fondĂ©e non pas sur la raison mais sur la colĂšre. » Ainsi parlait, le 2 octobre 2002, un Ă©lu de l’Illinois nommĂ© Barack Obama. La colĂšre » consĂ©cutive aux attentats du 11 septembre 2001 n’était pas retombĂ©e aux Etats-Unis, et le prĂ©sident George W. Bush avait choisi de la rediriger non pas vers l’Arabie saoudite, d’oĂč provenaient la plupart des membres des commandos d’Al-Qaida, mais vers l’Irak, qu’il attaquerait six mois plus tard. Les mĂ©dias voulaient la guerre ; la plupart des sĂ©nateurs dĂ©mocrates, dont Mme Hillary Clinton, s’y ralliĂšrent. Et l’invasion de l’Irak crĂ©a le chaos qui servirait d’incubateur Ă  l’Organisation de l’Etat islamique OEI. Les tueries du 13 novembre Ă  Paris sont en passe de favoriser les deux principaux objectifs de cette organisation. Le premier est la crĂ©ation d’une coalition d’ apostats », d’ infidĂšles », de renĂ©gats chiites » qui viendra la combattre, en Irak et en Syrie pour commencer, en Libye ensuite. Son second projet est d’inciter la majoritĂ© des Occidentaux Ă  croire que leurs compatriotes musulmans pourraient constituer une cinquiĂšme colonne » tapie dans l’ombre, un ennemi intĂ©rieur » au service des tueurs. La guerre et la peur mĂȘme un objectif apocalyptique de ce type comporte une part de rationalitĂ©. Les djihadistes ont calculĂ© que les croisĂ©s » et les idolĂątres » pouvaient bien bombarder frapper » des villes syriennes, quadriller des provinces irakiennes, mais qu’ils ne parviendraient jamais Ă  occuper durablement une terre arabe. L’OEI escompte par ailleurs que ses attentats europĂ©ens attiseront la mĂ©fiance envers les musulmans d’Occident et gĂ©nĂ©raliseront les mesures policiĂšres Ă  leur encontre. Ce qui dĂ©cuplera leur ressentiment au point de pousser quelques-uns d’entre eux Ă  rejoindre les rangs du califat. ExtrĂȘmement minoritaires, assurĂ©ment, mais les janissaires du djihadisme salafiste n’ont pas pour ... Taille de l’article complet 2 748 mots. Cet article est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Ă  notre offre d'archives LycĂ©es, bibliothĂšques, administrations, entreprises, accĂ©dez Ă  la base de donnĂ©es en ligne de tous les articles du Monde diplomatique de 1954 Ă  nos jours. Retrouvez cette offre spĂ©cifique.

JeanMarie Le Pen fait des révélations concernant la torture pendant la guerre d'Algérie. Le Parisien dévoile des extraits du premier tome des

ï»żSun Tzu dit La guerre est d’une importance vitale pour l’état. C’est le domaine de la vie et de la mort la conservation ou la perte de l’Empire en dĂ©pendent ; il est impĂ©rieux de le bien rĂ©gler. Ne pas faire de sĂ©rieuses rĂ©flexions sur ce qui le concerne, c’est faire preuve d’une coupable indiffĂ©rence pour la conservation ou pour la perte de ce qu’on a de plus cher, et c’est ce qu’on ne doit pas trouver parmi nous. La doctrine, l’équitĂ©, l’amour pour tous ceux qui sont nos subordonnĂ©s et, pour tous les hommes en gĂ©nĂ©ral, la science des ressources, le courage et la valeur telles sont les qualitĂ©s qui doivent caractĂ©riser celui qui est revĂȘtu de la dignitĂ© de GĂ©nĂ©ral ; vertus nĂ©cessaires pour l’acquisition desquelles nous ne devons rien nĂ©gliger seules elles peuvent justifier notre prĂ©sence Ă  la tĂȘte des autres Parce que vous saurez distinguer ce qui est possible de ce qui ne l’est pas, vous n’entreprendrez rien qui ne puisse ĂȘtre menĂ© Ă  bonne fin. Avec la mĂȘme pĂ©nĂ©tration, ce qui est loin sera vu comme si c’était sous vos yeux et inversement. Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour attirer les mĂ©contents dans votre parti en ne leur mĂ©nageant ni les promesses, ni les dons, ni les rĂ©compenses. Vous n’attaquerez pas un ennemi plus puissant et plus fort que vous et vous Ă©viterez ce qui peut conduire Ă  un engagement gĂ©nĂ©ral. Toujours, vous cacherez Ă  vos adversaires l’état dans lequel sont vos troupes parfois vous ferez rĂ©pandre le bruit de votre faiblesse, ou vous feindrez la peur pour que l’ennemi, cĂ©dant Ă  la prĂ©somption et Ă  l’orgueil, ou bien vous attaque imprudemment, ou bien, se relĂąchant de sa surveillance, se laisse lui-mĂȘme surprendre. Les troupes doivent ĂȘtre toujours tenues en alerte, sans cesse occupĂ©es, afin qu’elles ne s’amollissent pas. Aucune dissension n’est tolĂ©rable parmi vos troupes. Elles forment une seule famille dans laquelle rien ne doit ĂȘtre nĂ©gligĂ© pour que rĂšgne la paix, la concorde et l’union. Ne laissez Ă©chapper aucune occasion d’incommoder l’[ennemi], faites-le pĂ©rir en dĂ©tail, trouvez le moyen de l’irriter pour le faire tomber dans quelque piĂšge, provoquez des diversions pour lui faire diminuer se forces en les dispersant, en lui massacrant quelques partis de temps Ă  autre, en lui enlevant ses convois, ses Ă©quipages et tout ce qui pourrait vous ĂȘtre de quelque utilitĂ©. Traitez bien les prisonniers, nourrissez-les comme vos propres soldats, afin qu’ils se trouvent mieux chez vous qu’il ne l’étaient dans leur propre camp ou dans leur patrie. Ne les laissez jamais oisifs, tirez parti de leurs services avec toutes les prĂ©cautions convenables et conduisez-vous, en somme, comme s’ils se fussent enrĂŽlĂ©s librement sous votre banniĂšre. Si vous faites exactement ce que je viens de vous indiquer, les succĂšs accompagneront vos pas, partout vous serez vainqueurs, vous mĂ©nagerez la vie de vos soldats, vous affermirez votre pays dans ses anciennes possessions, vous lui en procurerez de nouvelles, vous accroĂźtrez la splendeur et la gloire de l’État et le Seigneur ainsi que ses sujets vous seront redevables de la douce tranquillitĂ© dans laquelle ils couleront dĂ©sormais leurs jours. Est-il rien qui soit plus digne de votre attention et de tous vos efforts ? D’abord conserver son pays et les droits qui en dĂ©coulent et ensuite seulement conquĂ©rir le pays ennemi ; assurer le repos des citĂ©s de votre nation voilĂ  l’essentiel, troubler celui des villes ennemies n’est qu’un pis-aller ; protĂ©ger contre toute insulte les villages amis, c’est votre premier devoir ; faire des irruptions sur les villages ennemis ne se justifie que par la nĂ©cessitĂ© ; empĂȘcher que les hameaux et les chaumines de nos paysans subissent le moindre dommage voilĂ  ce qui mĂ©rite votre attention ; dĂ©vaster les installations agricoles de vos ennemis, c’est ce qu’une disette doit seule vous faire entreprendre. Quand vous serez bien pĂ©nĂ©trĂ© de ces principes, vous pourrez attaquer les villes ou engager les batailles je vous garantis le succĂšs. Toutefois, livrer cent combats et remporter cent victoires, c’est bien, mais ce n’est pas le meilleur. Sans bataille, immobiliser l’armĂ©e ennemie, voilĂ  qui est l’excellent. En agissant ainsi, la conduite du gĂ©nĂ©ral ne diffĂ©rera pas de celle des plus vertueux personnages ; elle s’accordera avec le Ciel et la Terre dont les actions tendent Ă  la production et Ă  la conservation des choses plutĂŽt qu’à leur destruction. Jamais le Ciel n’approuva l’effusion du sang humain c’est lui qui donne la vie aux hommes ; lui seul doit ĂȘtre le maĂźtre de la trancher. Ainsi, sans donner de batailles, tĂąchez d’ĂȘtre victorieux, ce sera le cas oĂč, plus vous vous Ă©lĂšverez au-dessus du bon, plus vous approcherez de l’excellent. Les grands gĂ©nĂ©raux y parviennent en Ă©ventant toutes les ruses de l’ennemi, en faisant avorter ses projets, en semant la discorde parmi ses partisans, en le tenant toujours en haleine, en le privant des secours Ă©trangers qu’il peut recevoir et en lui enlevant toute possibilitĂ© d’entreprendre rien qui puisse ĂȘtre avantageux pour lui. Pour vaincre ses ennemis, cinq choses principales sont nĂ©cessaires Ă  un gĂ©nĂ©ral 1 – Savoir s’il peut combattre et quand il faut cesser ; 2 – Savoir s’il faut engager peu ou beaucoup ; 3 – Savoir grĂ© aux simples soldats autant qu’aux officiers ; 4 – Savoir mettre Ă  profit toutes les circonstances ; 5 – Savoir que le Souverain approuve tout ce qui est fait pour son service et sa gloire. Que quiconque est employĂ© par vous soit persuadĂ© que vous avez, avant tout, pensĂ© Ă  le prĂ©server contre tout dommage. Les troupes qu’on lance sur l’ennemi doivent ĂȘtre comme des pierres qu’on jette sur des Ɠufs. Entre l’ennemi et vous, il doit en ĂȘtre comme du faible au fort, du vide au solide. Attaquez ouvertement mais soyez vainqueur en secret. C’est en cela que consiste l’habiletĂ© et la perfection mĂȘme du commandement des troupes. Grand jour et tĂ©nĂšbres, apparence et secret voilĂ  tout l’art. De mĂȘme qu’avec les cinq tons de la musique, les cinq couleurs et les cinq goĂ»ts, on peut, par combinaison, obtenir des effets infinis, la possession des principes donne au gĂ©nĂ©ral dans n’importe quelle circonstance toutes les solutions qui conviennent. En matiĂšre d’art militaire et de gouvernement des troupes, on ne considĂ©rera que ces deux Ă©lĂ©ments ce qui doit ĂȘtre fait en secret et ce qui doit ĂȘtre exĂ©cutĂ© ouvertement, mais, dans la pratique, c’est une chaĂźne sans fin d’opĂ©rations, c’est comme une roue qui n’a pas d’extrĂ©mitĂ©s. Chaque opĂ©ration militaire a des parties qui demandent le grand jour et des parties qui veulent le secret de la nuit. On ne peut les dĂ©terminer Ă  l’avance ; seules les circonstances permettent de les discerner. Pour resserrer le lit d'un torrent, il faut disposer d’énormes quartiers de roches ; pour prendre un petit oiseau, le filet le plus fin suffit amplement. Et, pourtant, le torrent parvient Ă  rompre ses digues et, Ă  force de se dĂ©battre, le petit oiseau brise les mailles du filet. Aussi quelques bonnes, quelques sages que soient les mesures que vous avez prises, ne cessez pas d’ĂȘtre sur vos gardes, de veiller et de penser Ă  tout et ne vous abandonnez jamais, ainsi que vos troupes, Ă  une prĂ©somptueuse sĂ©curitĂ©. Ceux-lĂ  possĂšdent vĂ©ritablement l’art de bien commander les troupes qui ont su et qui savent rendre leur puissance formidable, qui ont acquis une autoritĂ© sans borne, qu’aucun Ă©vĂ©nement ne peut abattre, qui ne font rien avec prĂ©cipitation, qui gardent, dans les moments de surprise, le mĂȘme sang-froid que s’il s’agissait d’actions mĂ©ditĂ©es, dans les cas prĂ©vus longtemps auparavant, et pour qui la promptitude dans la dĂ©cision n’est que le fruit de la mĂ©ditation prĂ©alable jointe Ă  une longue expĂ©rience. La force de ces sortes de chefs est comparable Ă  celle de ces grands arcs qu’on ne saurait bander sans le secours d’une mĂ©canique. Leur autoritĂ© a la puissance des flĂšches lancĂ©es par ces arcs elle est irrĂ©sistible et elle renverse tout. Comme la sphĂšre dont tous les points de la surface sont semblables, ils sont Ă©galement forts partout et, partout, offrent la mĂȘme rĂ©sistance. Au cours de la mĂȘlĂ©e et dans le dĂ©sordre apparent, il tiennent un ordre imperturbable ; de la faiblesse, il font surgir la force, de la poltronnerie et de la pusillanimitĂ©, ils font sortir le courage et l’intrĂ©piditĂ©. Mais faire servir le dĂ©sordre Ă  l’ordre n’est possible qu’à celui qui a profondĂ©ment rĂ©flĂ©chi aux Ă©vĂšnements qui peuvent survenir ; engendrer la force dans la faiblesse n’appartient qu’à ceux qui dĂ©tiennent une absolue maĂźtrise et une autoritĂ© incontestĂ©e. Savoir faire sortir le courage et l’intrĂ©piditĂ© de la poltronnerie et de la pusillanimitĂ©, c’est ĂȘtre hĂ©ros soi-mĂȘme, c’est ĂȘtre plus qu’un hĂ©ros, c’est ĂȘtre au-dessus des intrĂ©pides. Si grand et prodigieux que cela paraisse, j’exige cependant quelque chose de plus de ceux qui commandent les troupes c’est l’art de faire mouvoir Ă  son grĂ© les forces ennemies. Ceux qui possĂšdent cet art admirable disposent et l’attitude de leurs troupes et de l’armĂ©e qu’ils commandent. L’ennemi vient Ă  eux quand ils le dĂ©sirent et il leur fait des offres ; ils donnent Ă  l’ennemi et celui-ci accepte ; ils lui abandonnent et il vient prendre. PrĂȘts Ă  tout, ils profitent de toutes les circonstances ; toujours mĂ©fiants, ils font surveiller les subordonnĂ©s qu’ils emploient et, se mĂ©fiant d’eux-mĂȘmes, ils ne nĂ©gligent aucun moyen qui puisse leur ĂȘtre utile. Ils regardent les hommes qu’ils doivent combattre comme des pierres ou des piĂšces de bois qui doivent descendre une pente. Pierre et bois sont inertes par nature ; ils ne sortent de leur repos que par l’impulsion qu’ils reçoivent. Mis en mouvement, s’ils sont carrĂ©s, ils s’arrĂȘtent vite ; ronds, ils roulent jusqu’à ce qu’ils rencontre une rĂ©sistance invincible. Faites en sorte que l’ennemi soit entre vos mains comme une piĂšce arrondie que vous feriez rouler d’une hauteur de mille jin. Par lĂ , on reconnaĂźtra votre autoritĂ© et votre puissance et que vous ĂȘtes digne du poste que vous occupez. La grande science est donc de faire vouloir [Ă  l’ennemi] tout ce que vous voulez qu’il fasse et de lui fournir, sans qu’il s’en aperçoive, tous les moyens de vous seconder. Le grand art d’un gĂ©nĂ©ral est de laisser toujours ignorer Ă  l’ennemi le lieu oĂč il aura Ă  combattre et de lui dissimuler les positions qu’il fait prĂ©parer. S’il y parvient et rĂ©ussit Ă  cacher le moindre de ses mouvements, il n’est pas seulement un habile gĂ©nĂ©ral, c’est un homme extraordinaire, un vrai prodige, car sans ĂȘtre vu, il voit ; il entend sans ĂȘtre entendu ; il agit sans bruit et dispose Ă  sa convenance du sort de ses ennemis. Que l’ennemi ne sache jamais comment vous avez l’intention de le combattre, ni la maniĂšre dont vous vous disposez Ă  l’attaquer ou Ă  vous dĂ©fendre. Dans son ignorance, il multipliera les prĂ©paratifs, tĂąchera de se rendre fort partout, divisera ses forces ce qui occasionnera sa perte. Ne l’imiter pas faites choix d’un secteur pour attaquer et mettez-y la majeur partie de vos forces. Pour l’attaque de front, mettez en premiĂšre ligne vos troupes d’élites, car on rĂ©siste rarement Ă  un premier effort alors qu’on rĂ©pare difficilement un Ă©chec de dĂ©but. L’exemple des braves entraĂźne les timorĂ©s. Ceux-ci suivent aisĂ©ment le chemin ouvert, alors qu’ils seraient incapables de le frayer. Si vous voulez faire effort Ă  une aile, mettez-y vos meilleures troupes et Ă  l’autre ce qui est moins bon. Au moment de dĂ©clencher l’action, lisez dans le regard de vos soldats, observez leur premiers mouvements de leur ardeur ou de leur nonchalance, de leur intrĂ©piditĂ© ou de leur hĂ©sitation, vous pourrez conclure au succĂšs ou Ă  la dĂ©faite. C’est un prĂ©sage qui ne trompe pas que la contenance des troupes au moment de l’engagement. Tel qui a remportĂ© une victoire dĂ©cisive, eĂ»t Ă©tĂ© battu un jour plus tĂŽt ou quelques heures plus tard. Il en est des troupes comme d’une eau courante la source Ă©levĂ©e, la riviĂšre coule rapidement ; basse, l’eau stagne ; si une cavitĂ© s’offre, l’eau la remplit dĂšs qu’elle peut y accĂ©der ; un trop-plein se manifeste-t-il, le surplus s’écoule aussitĂŽt. Ainsi en parcourant le front, vous remplissez les vides et vous enlevez les excĂ©dents ; vous abaissez le trop haut et vous relevez le trop bas. Le ruisseau suit la pente du terrain sur lequel il coule l’armĂ©e doit s’adapter au terrain sur lequel elle se meut. Sans pente, l’eau ne peut couler ; mal commandĂ©es, les troupes ne peuvent vaincre c’est le gĂ©nĂ©ral qu dĂ©cide de tout. Son habiletĂ© lui fait tirer parti de toutes les circonstances, mĂȘme les plus dangereuses et les plus critiques. Il fait prendre Ă  son armĂ©e les dispositions qu’il veut ainsi qu’à celle de l’ennemi. Il n’y a pas de qualitĂ©s permanentes qui rende les troupes invincibles et les plus mĂ©diocres soldats peuvent devenir d’excellents guerriers. C’est pourquoi il ne faut laisser Ă©chapper aucune occasion favorable. Les cinq Ă©lĂ©ments ne sont ni partout, ni toujours Ă©galement purs ; les quatre saisons ne se succĂšdent pas, chaque annĂ©e, de la mĂȘme maniĂšre, le soleil ne se lĂšve et ne se couche pas tous les jours au mĂȘme point de l’horizon ; la lune a diffĂ©rentes phases. Une armĂ©e bien commandĂ©e et bien disciplinĂ©e prĂ©sente ainsi ces variĂ©tĂ©s. Par vos intelligences secrĂštes avec les ministres Ă©trangers ou par les informations prises sur les desseins des princes alliĂ©s ou tributaires, par la connaissance des intrigues, bonnes ou mauvaises qui peuvent influer sur la conduite de votre prince et modifier les projets que vous exĂ©cutez, vous vous assurez la possibilitĂ© de mener Ă  bien vos desseins. A leurs cabales, vous opposez votre prudence et votre acquis. Ne les mĂ©prisez pas, sachez parfois recourir Ă  leurs avis comme s’ils vous Ă©taient prĂ©cieux ; soyez amis de leurs amis, n’opposez pas leurs intĂ©rĂȘts aux vĂŽtres, cĂ©dez-leur pour l’accessoire, entretenez avec eux l’union la plus Ă©troite qu’il vous sera possible. Lorsque les circonstances commandent la tranquillitĂ©, que vos troupes vivent dans un calme semblable Ă  celui qui rĂšgne dans les forĂȘts Ă©paisses. S’il faut que l’ennemi vous entende, surpassez le bruit du tonnerre ; s’il faut ĂȘtre ferme, soyez montagne ; s’il faut courir au pillage, soyez torrent de feu ; Ă©clair pour Ă©blouir l’ennemi, soyez obscur comme la nuit pour cacher vos projets. Si vous ĂȘtes dans un lieu de mort, cherchez l’occasion de combattre. J’appelle lieu de mort ces rĂ©gions dĂ©pourvues de ressources, malsaines aussi bien pour les vivants que pour les provisions qui se gĂątent. En telle occurrence n’hĂ©sitez pas Ă  vous battre. Les troupes ne demanderont pas mieux, prĂ©fĂ©rant risquer de mourir de la main de l’ennemi que de succomber misĂ©rablement sous le poids des maux qui vont les accabler. Quand il faut agir promptement, il ne faut pas attendre les ordre du Prince. Si mĂȘme il vous fait agir contre les ordres reçus, faites-le sans crainte ni hĂ©sitation. Vous avez Ă©tĂ© mis Ă  la tĂȘte des troupes pour vaincre l’ennemi et la conduite que vous tiendrez est celle qui vous eĂ»t Ă©tĂ© prescrite par le Prince s’il avait prĂ©vu les circonstances oĂč vous vous trouvez. Un grand gĂ©nĂ©ral doit savoir l’art des changements. S’il se borne Ă  une connaissance vague de certains principes, Ă  une application routiniĂšre des rĂšgles de l’art, si ses mĂ©thodes de commandement sont dĂ©pourvues de souplesse, s’il se borne Ă  examiner les situations conformĂ©ment Ă  quelques schĂ©mas, s’il prend ses rĂ©solutions d’une maniĂšre automatique, il ne mĂ©rite pas le nom qu’il porte et il ne mĂ©rite mĂȘme pas de commander. Par le rang qu’il occupe, un gĂ©nĂ©ral est un homme au-dessus d’une multitude d’hommes ; il doit donc savoir gouverner les hommes et les conduire. Il faut qu’il soit au-dessus d’eux, non pas seulement par sa dignitĂ©, mais par son intelligence, son savoir, sa compĂ©tence, sa conduite, sa fermetĂ©, son courage et ses vertus. Il doit savoir discerner, parmi les avantages, ceux qui ont du prix et ceux qui n’en ont pas, ce qu’il y a de rĂ©el ou de relatif dans les pertes subies et compenser avantages et pertes les uns par les autres, et tirer parti de tout, savoir tromper l’ennemi et n’en ĂȘtre pas dupe, n’ignorer aucun des piĂšges qu’on peut lui tendre et pĂ©nĂ©trer toutes les ruses, de quelque nature qu’elles soient. Il ne s’agit pas de deviner, car Ă  trop faire d’hypothĂšse vous risquez d’ĂȘtre victime de vos conjectures prĂ©cipitĂ©es, mais seulement d’opĂ©rer toujours en sĂ»retĂ©, d’ĂȘtre toujours en Ă©veil, de s’éclairer sur la conduite de l’ennemi et de conclure. Pour n’ĂȘtre pas accablĂ© par la multitude des travaux et des efforts Ă  accomplir, attendez-vous toujours Ă  ce qu’il y a de plus dur et de plus pĂ©nible et travaillez sans cesse Ă  susciter des difficultĂ©s Ă  votre adversaire. Il y a plus d’un moyen pour cela, mais voici l’essentiel. Corrompez tout ce qu’il y a de mieux chez lui par des offres, des prĂ©sents, des promesses, altĂ©rez la confiance en poussant les meilleurs de ses lieutenants Ă  des actions honteuses et viles et ne manquez pas de les divulguer entretenez des relations secrĂštes avec ce qu’il y a de moins recommandable chez l’ennemi et multipliez le nombre de ces agents. Troublez le gouvernement adverse, semez la dissension chez les chefs en excitant la jalousie et la mĂ©fiance, provoquez l’indiscipline, fournissez des causes de mĂ©contentement en rarĂ©fiant l’arrivĂ©e de vivres et des munitions ; par la musique amollissez le cƓur des troupes, envoyez-leur des femmes qui les corrompent , faites en sorte que les soldats ne soient jamais lĂ  oĂč ils devraient ĂȘtre ; absents quand ils devraient se trouver prĂ©sents, au repos quand leur place serait en premiĂšre ligne. Donnez-leur de fausses alarmes et de faux avis, gagnez Ă  vos intĂ©rĂȘts les administrateurs et gouverneurs des provinces ennemies. VoilĂ  ce qu’il faut faire, pour crĂ©er des difficultĂ©s par adresse et par ruse. Je dois vous mettre en garde contre cinq sortes de dangers, d’autant plus redoutables qu’ils paraissent moins Ă  craindre, Ă©cueils funestes contre lesquels la prudence et la bravoure ont Ă©chouĂ© plus d’une fois. I – Le premier est la tĂ©mĂ©ritĂ© Ă  risquer la mort. C’est Ă  tort qu’on la glorifie sous les noms de courage, intrĂ©piditĂ©, valeur, mais ce n’est, en fait, que lĂąchetĂ©. Un gĂ©nĂ©ral qui s’expose sans nĂ©cessitĂ©, comme le ferait un simple soldat, qui semble chercher le danger et la mort, qui combat lui-mĂȘme et qui fait combattre jusqu’à la derniĂšre extrĂ©mitĂ©, est un homme qui n’est bon qu’à mourir. C’est un simple, dĂ©pourvu de ressources ; c’est un faible qui ne peut supporter le moindre Ă©chec sans ĂȘtre dĂ©primĂ© et qui se croit perdu s’il en subit un. II – Le deuxiĂšme est l’excĂšs de prĂ©cautions Ă  conserver sa vie. Se croyant indispensable Ă  l’armĂ©e, on n’a garde de s’exposer, on ne tente rien, tout inquiĂšte ; toujours dans l’expectative, on ne se dĂ©termine Ă  rien ; en perpĂ©tuelle instance d’une occasion favorable, on perd celle qui se prĂ©sente ; on reste inerte en prĂ©sence d’un ennemi attentif, qui profite de tout et a tĂŽt fait de dissiper toute espĂ©rance Ă  un gĂ©nĂ©ral aussi prudent. BientĂŽt manƓuvrĂ©, il pĂ©rira par le trop grand souci qu’il avait de conserver sa vie. III – Le troisiĂšme est le manque de maĂźtrise de soi-mĂȘme. Un gĂ©nĂ©ral qui ne sait pas se modĂ©rer ou se dominer, qui se laisse emporter par son indignation ou sa colĂšre, doit devenir la dupe de ses ennemis, lesquels sauront bien le provoquer, lui tendre mille piĂšges qu’il ne saura discerner et dans lesquels il tombera. IV – Le quatriĂšme est un point d’honneur mal entendu. Un gĂ©nĂ©ral ne doit pas avoir cette susceptibilitĂ© ombrageuse. Il doit savoir dissimuler ses froissements. AprĂšs un Ă©chec, il ne faut pas se croire dĂ©shonorĂ© et se laisser aller Ă  des rĂ©solutions dĂ©sespĂ©rĂ©es. Pour rĂ©parer une atteinte Ă  son honneur, on le perd parfois irrĂ©mĂ©diablement. V – Le cinquiĂšme, enfin, est une trop grande sensibilitĂ© pour le soldat. Un gĂ©nĂ©ral qui, pour ne pas punir, ferme les yeux sur le dĂ©sordre et l’indiscipline, qui n’impose pas les travaux indispensables pour ne pas accabler ses troupes, n’est propre qu’à tout compromettre. Il faut que les soldats aient une vie rude, qu’ils soient toujours occupĂ©s. Il faut punir avec sĂ©vĂ©ritĂ© mais sans mĂ©chancetĂ© ; il faut faire travailler, mais sans aller jusqu’au surmenage. En somme sans trop chercher Ă  vivre ou Ă  mourir, le gĂ©nĂ©ral doit se conduire avec valeur et prudence, selon les circonstances ; s’il a des raisons de se mettre en colĂšre, qu’il le fasse avec mesure et non pas Ă  la maniĂšre du tigre qui ne connaĂźt aucun frein ; s’il estime son honneur blessĂ© et qu’il veuille le rĂ©parer que ce soit avec sagesse et non en suivant une impulsion capricieuse ; il doit aimer ses soldats et les mĂ©nager, mais sans le montrer avec ostentation et, soit qu’il livre des batailles, soit qu’il dĂ©place ses troupes, soit qu’il assiĂšge des villes, qu’il joigne toujours la ruse Ă  la valeur, la sagesse Ă  la force, pensant Ă  rĂ©parer ses fautes, s’il en a commises, Ă  profiter de celles de l’ennemi en se prĂ©occupant de lui en faire commettre de nouvelles. Encore une fois, Ă©clairez-vous sur l’ennemi quoi qu’il fasse, mais veillez aussi sur vos propres troupes. Voyez tout et sachez tout. Il faut interdire le vol, le brigandage, la dĂ©bauche et l’ignorance, les mĂ©contentements et les complots, la paresse et l’oisivetĂ©. Quand vous devez punir, faites-le rapidement et dĂšs que les fautes l’exigent. Quand vous avez des ordres Ă  donner, ne les donnez qu’avec la certitude que vous serez promptement obĂ©i ; instruisez vos troupes en leur inculquant des notions pratiques ; ne les ennuyez pas, ne les fatiguez pas sans nĂ©cessitĂ©. Le bon et le mauvais, le bien et le mal qu’elles peuvent faire est entre vos mains. Avec les mĂȘmes individus, une armĂ©e peut ĂȘtre trĂšs mĂ©prisable avec tel gĂ©nĂ©ral et invincible avec tel autre. Servir le Souverain, avantager l’État et faire le bonheur du peuple voilĂ  ce que vous devez avoir en vue. Remplissez cette mission, vous avez atteint votre but. Quel que soit le terrain, considĂ©rez vos troupes comme des enfants ignorants qui ne peuvent se dĂ©placer sans ĂȘtre conduits. Comme vos propres enfants, vous les conduirez vous-mĂȘme, parce que vous les aimez. S’il y a des hasards Ă  affronter, que vos soldats ne les affrontent pas seuls, mais Ă  votre suite ; s’ils doivent mourir, qu’ils meurent, mais pĂ©rissez avec eux. Quelque critique que soit votre situation, ne dĂ©sespĂ©rez jamais. Quand tout est Ă  craindre, il ne faut avoir peur de rien ; environnĂ© de dangers, n’en redoutez aucun ; dĂ©pourvu de ressources, tablez sur toutes et surpris par l’ennemi, pensez aussitĂŽt Ă  le surprendre lui-mĂȘme. Aimez vos troupes et procurez-leur tout ce qui peut allĂ©ger leur tĂąche. Si elles supportent de rudes fatigues, ce n’est pas qu’elles y prennent plaisir ; si elles endurent les privations, ce n’est pas qu’elles mĂ©prisent le bien-ĂȘtre, et si elles affrontent la mort, ce n’est pas qu’elles dĂ©daignent la vie rĂ©flĂ©chissez sĂ©rieusement Ă  cela. Un certain nombre soldats du royaume de Wu se trouvĂšrent un jour opposĂ©s Ă  des soldats du royaume de YuĂ«h, au moment oĂč, simultanĂ©ment, ils tentaient de franchir une riviĂšre. Le vent renversa les barques et les hommes jetĂ©s dans le courant auraient infailliblement pĂ©ri si, oubliant qu’ils Ă©taient ennemis, ils ne s’étaient mutuellement secourus. Ce qu’alors firent ceux qui Ă©taient ennemis, toutes les parties de votre armĂ©e doivent le faire et vous devez aussi le faire pour vos alliĂ©s et mĂȘme pour les peuples vaincus, s’ils en ont besoin car, s’ils vous sont soumis, c’est qu’ils n’ont pu faire autrement et ils ne peuvent ĂȘtre rendus responsables si leur Souverain a dĂ©clarĂ© la guerre. Rendez-leur service car le temps viendra oĂč ils vous en rendront aussi. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, faire la guerre n’est pas le bon. Seule la nĂ©cessitĂ© doit la faire entreprendre. Quelles que soient leur issue et leur nature, les combats sont funestes aux vainqueurs eux-mĂȘmes. Il ne faut les livrer que si la guerre ne peut ĂȘtre autrement menĂ©e. Employer plusieurs annĂ©es Ă  observer l’ennemi ou Ă  faire la guerre, c’est ne pas aimer le peuple, c’est ĂȘtre l’ennemi de son pays. Toutes les dĂ©penses, toutes les souffrances, tous les travaux et toutes les fatigues de plusieurs annĂ©es n’aboutissent, le plus souvent, pour les vainqueurs eux-mĂȘmes qu’à une journĂ©e de triomphe, celle oĂč ils ont vaincu. N’employer pour vaincre que siĂšges et batailles, c’est ignorer Ă©galement les devoirs du Souverain et ceux du gĂ©nĂ©ral ; c’est ne pas savoir gouverner ; c’est ne pas savoir servir l’état ; c’est ne pas savoir combattre.
Lart militaire de la grande guerre: La culture systĂ©matique du mĂ©pris . dĂ©cuple l’énergie de revanche « L’art militaire s’exerce au-delĂ  de ce que l’homme peut vouloir ». Au moment oĂč les forces humaines sont Ă  bout, il faut marcher encore ; au moment oĂč la position n’est plus tenable, il faut tenir encore. Dans ces hommes Ă©crasĂ©s par des forces inexorables, il faut
DĂ©couvrez des stratĂ©gies militaires millĂ©naires pour mieux vous prĂ©parer Ă  rĂ©ussir ce que vous de Bogdan Kupriets sur UnsplashTemps de lecture estimĂ© 11 minutesL’Art de la guerre de Sun Tzu est l’un des premiers traitĂ©s militaires. Écrit il y a plus de deux millĂ©naires, l’ouvrage a traversĂ© l’épreuve du temps pour s’imposer comme un classique sur la stratĂ©gie et la tactique sagesse a influencĂ© des dirigeants et des gĂ©nĂ©raux d’armĂ©e, et ses connaissances trouvent un Ă©cho particulier dans des domaines oĂč la concurrence est de taille la politique, le commerce, le sport, le Tzu Ă©tait un gĂ©nĂ©ral militaire accompli, un stratĂšge et un philosophe pendant la dynastie des Zhou de la Chine ancienne 500 ans avant notre Ăšre.Son approche de la guerre pourrait se rĂ©sumer Ă  la duperie, la rapiditĂ© d’exĂ©cution et de viser les points faibles de l’ennemi. L’objectif Ă©tant de minimiser le plus que possible les pertes et les coĂ»ts engendrĂ©s par une vous soyez freelance, entrepreneur ou membre d’une organisation, les stratĂ©gies millĂ©naires que vous allez dĂ©couvrir dans cet article peuvent s’appliquer dans votre vie personnelle et professionnelle pour arriver Ă  vos fins en Ă©tant le plus vaut planifier minutieusement ses batailles plutĂŽt que de n’avoir aucun plan. Cette capacitĂ© de projection et d’organisation peut grandement contribuer Ă  la rĂ©ussite de vos objectifs personnels et est une question de prĂ©parationGagner une guerre ne signifie pas nĂ©cessairement Ă©craser son adversaire, mais employer des stratĂ©gies habiles et subtiles de persuasion pour lui faire comprendre que vous avez l’avantage et qu’il ne vaut mieux pas vous rĂ©putation peut terrasser toute tentative d’offensive Ă  votre encontre ne serait-ce que par les reprĂ©sailles que vous pourriez faire pleuvoir sur ceux qui auraient osĂ© vous y a trois grandes citations que l’on retrouve dans l’Art de la Guerre 1. Connais ton ennemi et connais-toi toi-mĂȘme ; eussiez-vous cent guerres Ă  soutenir, cent fois vous serez victorieux. »Si vous ne connaissez pas votre ennemi, comment pouvez-vous assurer le succĂšs ou la victoire ?Dans le contexte d’une entreprise, comment pouvez-vous dĂ©marrer une entreprise sans connaĂźtre l’écart qui existe sur le marchĂ©, et comment votre entreprise se dĂ©marquera. L’information est Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutĂŽt de vaincre l’ennemi sans combattre. »La guerre coĂ»te de l’argent et prend d’innombrables vies. Mieux vaut ĂȘtre plus malin que son ennemi et le neutraliser le plus rapidement possible. Les forces et les faiblesses de l’ennemi sont cruciales pour votre Évitez ce qui est fort. Attaquez ce qui est faible. »Dans un match de tennis, un joueur qui connaĂźt la faiblesse de son adversaire retournera continuellement des balles sur la partie la plus faible du joueur. Si vous savez que vous adversaire Ă  un revers faible, vous veillerez Ă  ce que chaque retour Ă©changĂ© le force Ă  faire usage de son mauvais Sun Tzu, la guerre Ă©tait une question de vie ou de mort. Il a fallu infuser ce mantra des gĂ©nĂ©raux jusqu’aux soldats sur-le-champ de bataille. Tout le monde devait comprendre cette base pour assurer la toujours pour vous conduire Ă  la victoireLes nations qui partent en guerre sans avoir rĂ©flĂ©chi aux questions clĂ©s s’aventurent droit dans l’autoroute de l’échec. Vous devez ĂȘtre capable de survivre avant d’espĂ©rer remporter une guerre. Par consĂ©quent, sans avoir un plan appropriĂ©, il est imprudent de s’en prendre Ă  l’ chef ou le gĂ©nĂ©ral, qui a le meilleur plan, aura, dans la plupart des cas, toujours l’ascendant sur celui qui ne l’a quelles sont les bases ?La base du plan est la comparaison des forces et des faiblesses de votre ennemi avec les principaux points Ă  mĂ©diter sont 1 Lequel des chefs/gĂ©nĂ©raux belligĂ©rants a un public plus loyal ?Dans la vie de tous les jours, cela pourrait dĂ©signer la fiabilitĂ© de vos collĂšgues ou la confiance de vos amis Ă  votre Ă©gard. Êtes-vous une personne de confiance pour rassembler des personnalitĂ©s de qualitĂ© prĂȘtes Ă  vous soutenir ?Si vous avez un accident grave, qui serait prĂȘt Ă  venir vous voir Ă  votre chevet ? Quelles sont les personnes sur qui vous pouvez compter ?2 Lequel des chefs de guerre ou des gĂ©nĂ©raux est le plus compĂ©tent ?Qui est le meilleur parmi vous pour prendre une dĂ©cision lorsqu’il s’agit de trouver un restaurant ? Un livre ? Une information juridique ? Un bon plan ?Plus vous prenez de bonnes dĂ©cisions dans votre domaine, plus vous ĂȘtes susceptible de rĂ©ussir. Il n’y a rien de pire que de faire trĂšs bien quelque chose qui n’avait pas besoin d’ĂȘtre Quelle nation a une armĂ©e plus forte et plus disciplinĂ©e ?Connaissez-vous des personnes qui font preuve d’autodiscipline dans leur mode de vie ? Qui sont les mieux formĂ©s ? Qui est parvenu Ă  accomplir de grandes rĂ©alisations ?Rester concentrĂ© envers son objectif, demeurer ferme et constant, ne pas cĂ©der aux nombreuses distractions peut vous apporter un vĂ©ritable avantage concurrentiel surtout dans cette Ăšre de Quel pays peut appliquer des horaires stricts et rĂ©gimentaires dans son armĂ©e ?Respectez-vous votre parole ? Dormez-vous Ă  la mĂȘme heure ? Mangez-vous correctement ? Êtes-vous en proie Ă  des addictions ?La cohĂ©rence est familiĂšre et rassure. Elle vous fait gagner un temps prĂ©cieux dans vos processus pour avancer et accĂ©lĂšre votre efficience en vous empĂȘchant de rĂ©flĂ©chir aux dĂ©cisions les plus Ă©lĂ©mentaires Que manger ? Quand dormir ? Que faire de son temps libre ? etc..5 Quelles sont les conditions dans lesquelles la guerre sera menĂ©e terrain, temps, distance Ă  parcourir, dans un terrain qui subliment vos compĂ©tences et vos talents ? Ou bien avez-vous le sentiment d’ĂȘtre enfermĂ© dans un endroit qui bride votre potentiel ? Qu’ĂȘtes-vous prĂȘt Ă  accomplir pour atteindre vos objectifs malgrĂ© d’éventuels scĂ©narios qui jouent en votre dĂ©faveur ?Si le pays dans lequel vous vivez ne semble pas en adĂ©quation avec votre sensibilitĂ©, peut-ĂȘtre que vous pourriez envisager de vous installer Ă  l’étranger pour sublimer vos les conditions, comprenez que le contexte joue un rĂŽle majeur qui prĂ©conditionne le potentiel de vos aptitudes. Pensez Ă  l’école dans laquelle vous avez Ă©tudiĂ©, les professeurs que vous avez eus, vos camarades de classe avec qui vous avez pourriez vous demander comment ces informations pourraient-elles vous ĂȘtre utiles ?Imaginez que vous venez d’ĂȘtre licenciĂ© et que vous avez de la difficultĂ© Ă  trouver du travail. Au lieu d’ĂȘtre dĂ©primĂ©, Ă©numĂ©rez vos forces et vos faiblesses, puis Ă©laborez un plan pour vous assurer que vous vous fixez un objectif pour obtenir un emploi dans un laps de c’est l’Art de la guerre !Comment ?Eh bien, vous ĂȘtes en train d’élaborer une stratĂ©gie, n’est-ce pas ? Votre ennemi est l’autre candidat. Vous ne lui ferez pas de mal, mais vous tenterez de gagner ce poste en Ă©tant plus malin que me rappelle cette annonce publicitaire, simple et efficace, qui pourrait rĂ©sumer la duperie dont fait preuve un candidat pour un scĂ©naristes de cette publicitĂ© ont probablement parcouru l’Art de la le contrĂŽle de vos Ă©motions Le gĂ©nĂ©ral court cinq dangers tĂ©mĂ©raire, il risque d’ĂȘtre tuĂ©. LĂąche, il risque d’ĂȘtre capturĂ©. ColĂ©reux, il risque de se laisser emporter. Chatouilleux sur l’honneur, il risque d’ĂȘtre humiliĂ©. Compatissant, il risque d’ĂȘtre tourmentĂ©. » — Sun TzuToutes les batailles ne doivent pas ĂȘtre livrĂ©es. En tant que leader/stratĂšge, vous devez savoir quelles batailles peuvent ĂȘtre gagnĂ©es et lesquelles ne le peuvent pas. PlutĂŽt que de vous abandonner Ă  vos Ă©motions, vous devez agir plus dĂ©libĂ©rĂ©ment avec une approche calculĂ©e et mesurĂ©e du combattants habiles n’engagent que des batailles qu’ils savent qu’ils peuvent gagner. Si vous devez attaquer, attendez que l’ennemi se trompe et vous fournisse les informations pour porter l’estocade. Attaquez les points faibles de votre ennemi. N’attaquez jamais sur ses Sun Tzu, un gĂ©nĂ©ral sait que la rĂ©ussite passe par cinq rĂšgles essentielles Savoir quand combattre et ne pas combattreSavoir gĂ©rer les forces infĂ©rieures et supĂ©rieures aux vĂŽtresVotre armĂ©e doit avoir un esprit de combat et une discipline forts et uniformes dans ses rangsVous devez vous battre pour que vous soyez prĂ©parĂ© et que l’ennemi ne soit pas prĂ©parĂ©Vous devez avoir la capacitĂ© militaire et la libertĂ© de commander vos troupes sans ingĂ©rence d’un souverainSoyez conscient du terrain et des avantages qu’il peut offrir Ă  votre ennemi, ainsi que des inconvĂ©nients qu’il peut vous l’ennemi se trouve dans une position avantageuse, reportez votre attaque. Ne vous dĂ©placez pas dans une position oĂč vos renforts peuvent ĂȘtre de l’armĂ©e ennemie est la clĂ©. Si vous pensez qu’ils sont de bonne humeur et que leur moral est bon, Ă©vitez de les tant que gĂ©nĂ©ral/leader, vous devez attendre qu’une occasion se prĂ©sente lorsque votre ennemi commet une erreur ou qu’il se trouve s’observe dans le sport, oĂč la stratĂ©gie de certaines Ă©quipes consiste Ă  jouer en contre-attaque pour rapidement prendre de court l’équipe adverse qui a laissĂ© une grande faille Ă  cause d’une manƓuvre offensive trop exemple incroyable est cette fin de match de football oĂč l’équipe adverse, Leicester, pensait vraiment gagner. C’est un scĂ©nario incroyable ! Les supporters ont vĂ©cu un moment inoubliable et trĂšs chargĂ© en de confiance de l’équipe de Leicester s’est rĂ©percutĂ© par une contre-attaque incroyablement menĂ©e par l’équipe de Watford qui leur a donnĂ© une grande leçon en toute fin de des jeux de stratĂ©gie, une seule erreur peut ĂȘtre fatale. Les tourments du regret embrouillent la vision du jeu et le mental peut plus facilement cĂ©der sous la tout ce que vous pouvez, trompez votre ennemi pour lui imposer votre temps de guerre, vous devez tromper votre ennemi pour qu’il devine quel sera votre prochain coup. Toute guerre est basĂ©e sur la tromperie. Par consĂ©quent, lorsque nous sommes capables d’attaquer, nous devons paraĂźtre incapables. Lorsque nous utilisons nos forces, nous devons paraĂźtre inactifs. Quand nous sommes proches, nous faisons croire Ă  l’ennemi que nous sommes loin. Au loin, nous devons faire croire Ă  l’ennemi que nous sommes proches. » — Sun TzuCrĂ©ez une illusion de faiblesse tout en Ă©tant fort en dessous pour rendre l’ennemi complaisant et donc enclin Ă  faire des erreurs. Toujours prendre l’initiative et accorder de l’importance Ă  l’effet de la concurrence semble toujours avoir une longueur d’avance sur vous. C’est probablement parce qu’ils ont investi du temps et de l’énergie Ă  faire des recherches sur vous et Ă  dĂ©couvrir vos cela se produit, la meilleure chose Ă  faire est d’agir de façon imprĂ©visible. Faites le contraire de ce que vous pensez que les gens attendent, faites exprĂšs de faire une erreur ou disparaissez pendant un certain comportement erronĂ© jette les gens hors de leur jeu d’analyse, et pendant qu’ils sont occupĂ©s Ă  essayer de comprendre votre nouveau modĂšle et Ă  expliquer votre comportement, vous avez la possibilitĂ© de l’une des premiĂšres leçons que les bons joueurs de poker apprennent. Si vous ne jouez que lorsque vous avez au moins une paire ou plus, les autres joueurs vont rapidement se coucher Ă  chaque fois que vous misez et vous n’allez pas rafler grand-chose. Mais si vous bluffez une fois ou deux et que vous perdez vos mains, vos adversaires ne seront plus aussi sĂ»rs que vous jouez uniquement lorsque vous avez une bonne Fischer a utilisĂ© cette stratĂ©gie exacte pour tromper Boris Spassky dans leur match pour le titre de champion du monde 1972 aux Ă©checs. Il a fait une erreur de dĂ©butant lors de leur premier match, ne s’est mĂȘme pas prĂ©sentĂ© pour le deuxiĂšme et a perdu par forfait, et est revenu quelques minutes avant le dĂ©but du troisiĂšme match. Puis il a commencĂ© Ă  faire des demandes folles, comme dĂ©placer des camĂ©ras, changer de salle et Ă©changer des il a jouĂ© des ouvertures complĂštement atypiques Ă  son style d’échecs habituel, et a finalement battu Spassky pour devenir champion du les esprits par des erreurs dĂ©libĂ©rĂ©es est un bon moyen de semer le trouble dans l’esprit de votre tromperie est une tactique qui est utile parce qu’elle manipule l’ennemi pour qu’il fasse ce que vous voulez. Cela vous aidera Ă  mieux connaĂźtre l’ennemi et, par consĂ©quent, Ă  Ă©laborer de meilleures toujours attentif Ă  ce qui vous entoure. Les tactiques changent avec le bon gĂ©nĂ©ral sait que les tactiques de combat changent avec l’environnement. Dans la vie quotidienne, nous savons qu’il y a des lieux Ă  Ă©viter, des personnes Ă  ne pas croiser, des ordres qui doivent ĂȘtre la mĂȘme maniĂšre que l’eau qui suit son cours en fonction du sol, vous devez Ă©galement vous adapter Ă  la situation, au terrain et aux dispositions de l’ d’une rencontre entre deux Ă©quipes de football, l’entraĂźneur avec ses adjoints observe des informations qu’ils s’empressent de noter pour en que la bataille se joue sur le terrain, les entraĂźneurs Ă©laborent une stratĂ©gie pour amĂ©liorer le jeu en observant comment votre adversaire joue et quels sont ses points bonne information placĂ©e au bon moment peut changer l’issue d’un match ou d’un entretien d’ me rappelle une habile technique donnĂ©e par Robert Cialdini dans son livre Pre-suasion. Lors d’un entretien d’embauche, avant mĂȘme que les recruteurs ne posent de questions, dites-leur Je voudrais savoir, par curiositĂ©, quelle est la plus grande force que vous avez trouvĂ©e dans mon profil ? »Cela va inciter les recruteurs Ă  mettre l’accent sur ce qui est bon en vous. L’un pourrait dire votre expĂ©rience Ă  l’étranger », un autre pourrait dire le fait que vous avez collaborĂ© Ă  un poste de haute responsabilitĂ© pendant X annĂ©es » et un autre ajouterait autre chose et ainsi de cette simple question, vous avez persuadĂ© les recruteurs de vos atouts, ce qui va grandement vous aider Ă  dĂ©velopper dans l’entretien ce qu’ils ont relevĂ© d’intĂ©ressant en attention au moral de ceux qui vous entourent. Comment se sentent-ils en votre compagnie ? Comment s’est passĂ©e la poignĂ©e de main ? Sont-ils fatiguĂ©s ? Ont-ils faim ou soif ? Grimacent-ils lorsque vous Ă©voquez certains sujets. Tout langage non verbal est un indice prĂ©cieux qui peut informer de l’humeur d’une personne et de sa rĂ©ceptivitĂ© Ă  vos la vie comme dans la guerre, tout est une question d’opportunitĂ©s Ă  saisir au bon moment. Sans un minimum de prĂ©paration et de projection, vous risquez de manquer d’informations essentielles pouvant vous conduire au succĂšs gĂ©nĂ©ral habile choisit de se battre uniquement lorsqu’il sait que sa victoire est assurĂ©e. Il est observateur, dĂ©brouillard et possĂšde une grande capacitĂ© d’adaptation. Il impose sa volontĂ© Ă  l’ennemi, le trompe et le dĂ©stabilise pour le pousser Ă  commettre une erreur Tzu a un message clair qui est Ă©vitez la guerre si vous le pouvez, mais si vous le devez, au moins planifiez bien pour qu’elle ne dure pas longtemps et qu’elle Ă©puise les Minute Essentielle vous aide Ă  maĂźtriser le meilleur de ce que les autres ont dĂ©jĂ  comprisRejoignez plus de 5 000 personnes qui reçoivent La Minute Essentielle, ma newsletter personnelle pour vous aider Ă  changer vos habitudes, prendre de meilleures dĂ©cisions et atteindre vos votre inscription, vous recevrez Un extrait de mon livre Petites Habitudes, Grandes RĂ©ussites 51 pratiques inspirantes pour devenir la meilleure version de soi-mĂȘmeUn guide pratique PDF de 96 pages 87 petites habitudes pour libĂ©rer son potentielLe guide PDF Les 59 livres les plus recommandĂ©s par les milliardaires, les icĂŽnes et les leadersCliquez sur l’image pour vous abonner Ă  ma sur l’image pour dĂ©couvrir mon livre.
Lart de la guerre - Traduit et commentĂ© du chinois par Jean LĂ©vi - InĂ©dit - Sun Tzu - Écrit au ive siĂšcle avant J.-C., Ă  l’époque des « Royaumes combattants », dans une Chine en pleine effervescence commerciale et culturelle, L’Art de la guerre n’est pas seulement un traité de stratégie.

Programmes scolaires français Histoire, Arts - 3e, 1re ‱ Équivalence canadienne Secondaire, 2e cycleIntroductionLa PremiĂšre Guerre mondiale modifie profondĂ©ment le regard que portent les artistes sur la guerre, ces derniers dĂ©laissant petit Ă  petit une forme d’exaltation pour une dĂ©nonciation de la violence et de la barbarie. Longtemps, en effet, l’art a cĂ©lĂ©brĂ© le courage, le patriotisme et le sacrifice de soi, au travers de hĂ©ros illustres – comme ceux de l’Iliade – et la guerre a inspirĂ© les artistes de tout temps, Ă  travers toutes les pĂ©riodes. Cette inspiration est aussi due au fait que les Ɠuvres qui traitent de la guerre Ă©taient souvent des commandes, afin de valoriser un gouvernement ou un homme. Par ailleurs, avant que n’apparaisse la conscription, en 1914 – et Ă  de rares exceptions –, les artistes contemporains des guerres qu’ils reprĂ©sentaient n’y participaient pas eux-mĂȘmes. Pour cette guerre-ci, les artistes – Ă©crivains, peintres, sculpteurs, musiciens – sont massivement mobilisĂ©s, voire s’engagent volontairement, portĂ©s par l’élan patriotique. Aussi peuvent-ils raconter, peindre, dessiner ce qu’ils vivent et ce qu’ils voient, laissant Ă  la postĂ©ritĂ©, Ă  travers des Ɠuvres aux formes souvent nouvelles, d’authentiques tĂ©moignages. Ce dossier propose quelques exemples d’Ɠuvres que la guerre a inspirĂ©es Ă  des artistes qui ont participĂ© au combat, et d’autres dont les auteurs ont saisi ce thĂšme bien des annĂ©es plus tard. Chacun, Ă  sa maniĂšre, tente de reprĂ©senter l’indicible brutalitĂ© des combats, la douleur des femmes et des enfants livrĂ©s Ă  eux-mĂȘmes, la peur face Ă  la mort mais aussi, parfois, une certaine fascination face Ă  cette guerre moderne et et rĂ©cits autobiographiquesParmi les nombreux Ă©crivains engagĂ©s dans la guerre, on peut citer les Français Guillaume Apollinaire, Alain-Fournier, Blaise Cendrars, Joseph Kessel, Henri Barbusse, Louis-Ferdinand CĂ©line, Jean Giraudoux, Raymond DorgelĂšs, Charles PĂ©guy, Jean Giono, Roger Vercel, Louis Aragon, Romain Rolland, l’AmĂ©ricain Ernest Hemingway, qui fut ambulancier en Italie, les Allemands Ernst JĂŒnger et Erich Maria Remarque, les Anglais Harry Fellows et J. R. R. Tolkien, qui ont participĂ© Ă  la bataille de la Somme, le Belge Émile Verhaeren ou encore l’Autrichien Stephen Zweig qui, jugĂ© inapte au combat, fut enrĂŽlĂ© dans les services de propagande. Beaucoup furent blessĂ©s ; Cendrars fut amputĂ© d’un bras. D’autres y perdirent la vie comme Alain-Fournier, Charles PĂ©guy ou encore Apollinaire, dĂ©cĂ©dĂ© en 1918 de la grippe espagnole aprĂšs avoir Ă©tĂ© blessĂ© en 1915 au front. Pour ces hommes, il est nĂ©cessaire de tĂ©moigner de l’horreur de la guerre. Ceux qui se sont engagĂ©s par exaltation patriotique expriment leur dĂ©sillusion face Ă  l’absurditĂ© et Ă  la cruautĂ© des combats. Ceux qui cherchent Ă  publier leur tĂ©moignage durant la guerre, pour leur part, sont confrontĂ©s Ă  une censure qui ne souhaite pas voir se rĂ©pandre un esprit pacifiste et antimilitariste. Certains auteurs CĂ©line, Remarque, Giono, Hemingway attendront plusieurs annĂ©es aprĂšs la guerre, et la menace d’un nouveau conflit, pour publier des romans largement inspirĂ©s de leur expĂ©rience. Les Ă©crits postĂ©rieurs Ă  la guerre rencontrent pourtant moins de succĂšs. Les Croix de bois de Raymond DorgelĂšs, par exemple, manque le prix Goncourt de peu, au profit de Proust À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Le public est en effet Ă  ce moment lassĂ© des rĂ©cits du conflit ; par ailleurs, les mouvements dadaĂŻste et surrĂ©aliste contribuent Ă©galement Ă  dĂ©valoriser ces tĂ©moignages pendant l’ cĂŽtĂ©s des hommes de lettres, de nombreux autres combattants ont aussi tĂ©moignĂ© par Ă©crit de leur expĂ©rience, du simple soldat aux plus hauts chefs de guerre tels que Philippe PĂ©tain ou Erich von Falkenhayn. Aux cĂŽtĂ©s des hommes de lettres, de nombreux autres combattants ont aussi tĂ©moignĂ© par Ă©crit de leur expĂ©rience, du simple soldat aux plus hauts chefs de guerre tels que Philippe PĂ©tain ou Erich von Falkenhayn. Henri Barbusse, Le Feu, Journal d’une escouade, 1916EngagĂ© volontaire en 1914, Ă  41 ans, Henri Barbusse raconte son expĂ©rience personnelle du front et des tranchĂ©es de dĂ©cembre 1914 Ă  1916. Ce rĂ©cit est paru sous forme de feuilleton dans le quotidien L’ƒuvre Ă  partir du 3 aoĂ»t 1916, puis intĂ©gralement Ă  la fin de novembre 1916, aux Ă©ditions Flammarion. Il reçoit le prix Goncourt la mĂȘme annĂ©e. Un passage de ce rĂ©cit inspirera en 1934 au peintre allemand Otto Dix le tableau Flandres, sa derniĂšre toile consacrĂ©e Ă  la grande guerre. Roland DorgelĂšs, Les Croix de bois, 1919DorgelĂšs s’inspire de sa propre expĂ©rience de la guerre mais il publie son roman sous un pseudonyme. À travers une succession de tableaux sans vĂ©ritables liens entre eux, il dĂ©peint le quotidien des soldats, au front comme Ă  l’arriĂšre. Le titre fait rĂ©fĂ©rence aux croix de bois plantĂ©es le long des chemins pour les soldats morts au front. Si le roman manque le Goncourt de peu l’annĂ©e de sa publication 1919, il obtient nĂ©anmoins le prix Femina et rencontre un succĂšs considĂ©rable. Maurice Genevoix, Ceux de 14, 1949 rĂ©cits de guerre publiĂ©s de 1916 Ă  1921 rĂ©unisLe lieutenant Maurice Genevoix a 24 ans quand il est mobilisĂ© pour partir au front. Au long de cinq livres rĂ©unis dans le recueil Ceux de 14, il raconte les huit mois qu’il a passĂ©s au front, Ă  Verdun notamment face Ă  l’horreur des conditions de vie dans les combats – boue, froid et mort –, le lecteur assiste Ă  l’amenuisement de l’enthousiasme patriotique du soldat et Ă  la montĂ©e du dĂ©couragement. BlessĂ© en 1915, Maurice Genevoix sera rĂ©formĂ©. Ernst JĂŒnger, Orages d’aciers, 1920L’auteur a rĂ©digĂ© ce rĂ©cit autobiographique Ă  partir de ses carnets de guerre et de photographies. Il y raconte son quotidien de soldat pendant quatre ans dans un rĂ©cit lucide et parfois Ă©trangement dĂ©tachĂ© des horreurs de la guerre. JĂŒnger aura du mal Ă  publier ce premier roman dans une sociĂ©tĂ© d’aprĂšs-guerre lassĂ©e de ce genre de rĂ©cit, trĂšs rĂ©pandu pendant la pĂ©riode du conflit. Joseph Kessel, L’Équipage, 1923Brancardier durant quelques mois en 1914, Joseph Kessel rejoint l’aviation Ă  la fin de l’annĂ©e 1916. Il s’inspire de cette expĂ©rience pour rĂ©diger ce rĂ©cit qui raconte les aventures d’Herbillon, un jeune homme qui quitte sa famille et celle qu’il aime pour s’engager dans l’aviation. Kessel offre dans ce rĂ©cit une vision assez idĂ©alisĂ©e de la guerre, qui n’apparaĂźt qu’en arriĂšre-plan, mettant surtout en avant le courage et la fraternitĂ© des hommes face Ă  la mort. Ernest Hemingway, L’Adieu aux armes, 1929D’inspiration autobiographique, ce roman est Ă©crit Ă  la premiĂšre personne. L’histoire se dĂ©roule en Italie pendant la Grande Guerre. Elle raconte l’histoire d’amour tragique entre Frederic Henry, un ambulancier amĂ©ricain engagĂ© dans la Croix-Rouge italienne comme le fut Hemingway, et Catherine Barkley, une infirmiĂšre anglaise. Erich Maria Remarque, À l’ouest rien de nouveau, 1929Erich Maria Remarque s’inspire de son expĂ©rience personnelle de la guerre pour Ă©crire ce roman pacifiste qui connut un succĂšs mondial. Le hĂ©ros, Paul BĂ€umer, est un jeune soldat allemand de 19 ans. InfluencĂ© par la propagande patriotique, il s’engage volontairement et dĂ©couvre sur le front ouest l’horreur de la guerre. Ce roman, considĂ©rĂ© comme relevant de l’ art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© » par les nazis, subira les autodafĂ©s allemands en 1933. Robert Musil, L’Homme sans qualitĂ©s, 1930-1932Robert Musil participe Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale, notamment sur le front italien. DĂ©mobilisĂ© en 1916 pour une neurasthĂ©nie dĂ©pressive, il fait la connaissance de Franz Kafka lors d’un sĂ©jour dans un hĂŽpital de Prague. Il finit ensuite la guerre dans le service de presse de l’armĂ©e. C’est Ă  partir de notes prises entre 1915 et 1917 dans des carnets qu’il Ă©crit le roman L’Homme sans qualitĂ©s, considĂ©rĂ© comme son chef-d’Ɠuvre par la critique. Louis-Ferdinand CĂ©line, Voyage au bout de la nuit, 1932Ce rĂ©cit Ă  la premiĂšre personne, largement inspirĂ© de la vie de l’auteur, est menĂ© par Ferdinand Bardamu. Dans les premiers chapitres, le personnage raconte l’enfer de la PremiĂšre Guerre mondiale et la violence absurde des tranchĂ©es. Ce premier roman de CĂ©line manque de deux voix le prix Goncourt mais obtient le prix Renaudot. Il est remarquable pour son style caractĂ©risĂ© par l’utilisation de points de suspension, d’onomatopĂ©es, de langage oral » et argotique. L’auteur, blessĂ© Ă  la guerre et traumatisĂ© par cette expĂ©rience, dĂ©nonce toute forme d’hĂ©roĂŻsme pour lui, la seule option raisonnable face Ă  la folie guerriĂšre est la lĂąchetĂ©. Roger Vercel, Capitaine Conan, 1934Dans ce roman partiellement autobiographique, Roger Vercel s’inspire de sa participation Ă  la Grande Guerre, notamment sur le front d’Orient au cours de l’annĂ©e qui suit l’Armistice. En 1918, les hommes du Capitaine Conan ne sont pas dĂ©mobilisĂ©s ils sont envoyĂ©s en mission de soutien en Roumanie. Mais ces soldats, qui sont plongĂ©s dans l’inaction, ont du mal Ă  respecter les lois de la vie civile. Norbert, narrateur et ami de Conan, est chargĂ© d’enquĂȘter sur des mĂ©faits de ce type en vue de traduire les soldats incriminĂ©s devant le conseil de guerre. Mais Conan est accusĂ© de meurtre Norbert abandonne son nouveau poste en refusant d’accuser son camarade. Le roman a reçu le prix Goncourt. Jean Giono, Recherche de la puretĂ© », 1939Ce texte autobiographique est publiĂ© en prĂ©face des Carnets Moleskine de Lucien Jacques Gallimard, 1939. Il s’agit d’un pamphlet qui tĂ©moigne des positions pacifistes de Giono dans les annĂ©es 1930. L’auteur, qui a Ă©tĂ© traumatisĂ© par son expĂ©rience de la PremiĂšre Guerre mondiale, est condamnĂ© Ă  deux mois de prison pour appel Ă  la dĂ©sertion. Ce texte a Ă©tĂ© rééditĂ© en 2013 dans le recueil Écrits pacifistes. D’autres textes de Giono dĂ©noncent l’horreur de la guerre, tel le roman Le Grand Troupeau, publiĂ© en 1931, ou Refus d’obĂ©issance » 1934, un texte que l’on retrouve aussi dans le recueil Écrits pacifistes. Blaise Cendrars, La Main coupĂ©e, 1946En aoĂ»t 1914, le poĂšte Blaise Cendrars s’engage comme volontaire dans l’armĂ©e française. Il combat sur le front de la Somme puis participe Ă  la grande offensive de Champagne. GriĂšvement blessĂ© lors d’un assaut le 28 septembre 1915, il est amputĂ© de son bras droit
 d’écrivain. Dans La Main coupĂ©e, Cendrars raconte l’annĂ©e qu’il a passĂ©e au front en condamnant les idĂ©ologies qui ont dĂ©chaĂźnĂ© et exploitĂ© la violence. On retrouve aussi le rĂ©cit de son amputation dans la nouvelle autobiographique J’ai saignĂ©, Ă©crite en 1938 Paris, Hatier, coll. Classiques et Cie. CollĂšge », 2012. En 1919, Cendrars assistera aussi le rĂ©alisateur Abel Gance lors du tournage du film pacifiste J’ de lettresJean-Pierre GuĂ©no, Paroles de poilus. Lettres et carnets du front, 1914-1918, 1993 Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prĂ©nommaient Gaston, Louis, RenĂ©. Ils Ă©taient palefreniers, boulangers, colporteurs, bourgeois ou ouvriers. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers
 Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revĂȘtir l’uniforme mal coupĂ©, chausser les godillots cloutĂ©s
 Sur huit millions de mobilisĂ©s entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures
 Huit mille personnes ont rĂ©pondu Ă  l’appel de Radio France visant Ă  collecter les lettres, jusqu’ici Ă©parpillĂ©es, de ces Poilus. Cet ouvrage en prĂ©sente une centaine. »PoĂ©sieJohn McCrae, In Flanders Fields », mai 1915On reconnaĂźt le coquelicot comme le symbole du souvenir Ă  la mĂ©moire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth britannique et des États-Unis qui sont morts Ă  la guerre. Cette fleur doit son importance au poĂšme "Au champ d’honneur” composĂ© par le major John McCrae nommĂ© plus tard lieutenant-colonel, un chirurgien dans l’artillerie canadienne, au cours de la deuxiĂšme bataille d’Ypres, en Belgique, en mai 1915. Les rĂ©fĂ©rences au coquelicot aux premiĂšre et derniĂšre strophes du poĂšme de la guerre le plus lu et le plus souvent citĂ© ont contribuĂ© Ă  donner Ă  la fleur le statut d’emblĂšme du souvenir et de symbole d’une croissance nouvelle parmi la dĂ©vastation laissĂ©e par la guerre. Au champ d’honneurAu champ d’honneur, les coquelicotsSont parsemĂ©s de lot en lotAuprĂšs des croix ; et dans l’espaceLes alouettes devenues lassesMĂȘlent leurs chants au sifflementDes sommes mortsNous qui songions la veille encor’À nos parents, Ă  nos amis,C’est nous qui reposons iciAu champ d’ vous jeunes dĂ©sabusĂ©sÀ vous de porter l’oriflammeEt de garder au fond de l’ñmeLe goĂ»t de vivre en le dĂ©fi, sinonLes coquelicots se fanerontAu champ d’honneur. Adaptation française du poĂšme In Flanders Fields » de John McCrae par le Major Jean Pariseau Wilfred Owen, Dulce et decorum est », 1917Dans ce poĂšme Ă©crit en octobre 1917 et publiĂ© Ă  titre posthume en 1920, ce jeune Britannique dĂ©nonce l’exaltation guerriĂšre d’un cĂ©lĂšbre vers du poĂšte latin Horace Il est doux et honorable de mourir pour la patrie. » Il meurt Ă  25 ans, le 4 novembre 1918, sept jours avant l’Armistice. Dulce et decorum estPliĂ©s en deux, tels de vieux mendiants sous leur sac,Harpies cagneuses et crachotantes, Ă  coups de juronsNous pataugions dans la gadoue, hors des obsĂ©dants Ă©clairs,Et pesamment clopinions vers notre lointain marche en dormant. Beaucoup ont perdu leurs bottesEt s’en vont, boiteux chaussĂ©s de sang, estropiĂ©s, aveugles ;Ivres de fatigue, sourds mĂȘme aux hululements estompĂ©sDes Cinq-Neuf distancĂ©s qui s’abattent vers l’ gaz ! Le gaz ! Vite, les gars ! EffarĂ©s et Ă  tĂątonsCoiffant juste Ă  temps les casques malaisĂ©s ;Mais quelqu’un hurle encore et trĂ©bucheEt s’effondre, se dĂ©battant, comme enlisĂ© dans le feu ou la chaux
Vaguement, par les vitres embuĂ©es, l’épaisse lumiĂšre verte,Comme sous un ocĂ©an de vert, je le vis se tous mes rĂȘves, sous mes yeux impuissants,Il plonge vers moi, se vide Ă  flots, s’étouffe, il se des rĂȘves suffocants vos pas Ă  vous aussiSuivent le fourgon oĂč nous l’avons jetĂ©,Que votre regard croise ces yeux blancs convulsĂ©s,Cette face qui pend, comme d’un dĂ©mon Ă©cƓurĂ© de pĂ©chĂ© ;Que votre oreille Ă  chaque cahot capte ces gargouillisDe sang jaillissant des poumons rongĂ©s d’écume,Ce cancer obscĂšne, ce rebut d’amertume tel, immonde,L’ulcĂšre Ă  jamais corrompant la langue innocente,Ami, avec ce bel entrain plus ne direzAux enfants brĂ»lant de gloire dĂ©sespĂ©rĂ©e,Ce Mensonge de toujours Dulce et decorum estPro patria de Wilfred Owen, Dulce et dĂ©corum est », 1917, in Et chaque lent crĂ©puscule de Wilfred Owen, traduction de Xavier Hanotte, Bordeaux, Castor Astral, 2012. Guillaume Apollinaire, Calligrammes, PoĂšmes de la paix et de la guerre, 1918 ; PoĂšmes Ă  Lou, 1947En novembre 1914, Apollinaire s’engage volontairement dans l’armĂ©e française. BlessĂ© Ă  la tĂȘte en 1915, il meurt en 1918 de la grippe espagnole aprĂšs avoir publiĂ© ses Calligrammes qu’il dĂ©die Ă  un camarade mort au champ d’honneur en 1917. Parmi ces jeux d’écriture », on peut retenir La colombe poignardĂ©e et le jet d’eau ».En 1914, Apollinaire fait aussi la rencontre de Lou, avec qui il passe une semaine Ă  NĂźmes. Apollinaire lui Ă©crit tous les jours, entre 1914 et 1916, des lettres et des poĂšmes PoĂšmes Ă  Lou qui seront publiĂ©s aprĂšs sa mort, en Apollinaire, La Colombe poignardĂ©e et le jet d’eau, 1918, calligrammeParis, BibliothĂšque LittĂ©raire Jacques GumilĂ«v, L’ouvrier », 1918Homme de lettres et historien russe mariĂ© puis divorcĂ© de la poĂ©tesse Anna Akhmatova, NicolaĂŻ GumilĂ«v est le chef de file de la Guilde des poĂštes. EngagĂ© dans le corps expĂ©ditionnaire russe en France, en 1914, il s’oppose ouvertement au rĂ©gime bolchevique et sera exĂ©cutĂ© en 1921. L’ouvrierIl est devant son fourneau qui un homme vieillissant, regard calme a l’air humbleParce qu’il cligne ses yeux ses camarades sont lui ne dort pas est occupĂ© Ă  fondre la balleQui me sĂ©parera de la a fini ; ses yeux sont peut rentrer. La lune lui, dans le grand lit,L’attend sa femme, somnolente et balle qu’il a coulĂ©e siffleraPar-dessus l’écume de la Divina grise,La balle qu’il a coulĂ©e trouveraMa poitrine qu’elle tomberai, touchĂ© Ă  mort,Je reverrai dĂ©filer mon passĂ©,Mon sang coulera Ă  flotsSur l’herbe sĂšche, poussiĂ©reuse, alors paiera le prixDe ma vie brĂšve et blouse grisĂątre, vieillissant,Un petit homme a fait de NicolaĂŻ GumilĂ«v, L’ouvrier », 1918, in PoĂšmes, traduction de Serge Fauchereau, Neuilly-lĂšs-Dijon, Éditions du Murmure, Giraudoux, La guerre de Troie n’aura pas lieu, 1935L’auteur, qui a Ă©tĂ© blessĂ© durant la PremiĂšre Guerre mondiale, est un ardent pacifiste. Il Ă©crit cette piĂšce Ă  l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Ă©tablissant un parallĂšle entre la situation en Europe, oĂč tout le monde voit venir la guerre sans rien faire, et celle de l’AntiquitĂ© face Ă  une guerre de Troie annoncĂ©e par Cassandre que personne ne veut croire. La piĂšce est créée par Louis Jouvet et sa troupe le 22 novembre 1935 au théùtre de l’ contemporainsDepuis une trentaine d’annĂ©es, la littĂ©rature contemporaine s’est emparĂ©e du thĂšme de la PremiĂšre Guerre mondiale, comme pour remplacer les voix des derniers poilus disparus. Le prix Goncourt 2013 attribuĂ© au roman de Pierre LemaĂźtre, Au revoir, lĂ -haut – qui dĂ©bute dans une tranchĂ©e –, tĂ©moigne de cette tendance. Les rĂ©cits Ă  la premiĂšre personne sont privilĂ©giĂ©s mais ces fictions, trĂšs documentĂ©es, donnent la parole Ă  des tĂ©moins que l’on avait moins entendus dans les Ă©crits des Ă©crivains mobilisĂ©s, comme les femmes et les enfants. Roch Carrier, La Guerre, Yes Sir!, 1968Roch Carrier est surtout connu pour son premier roman, La Guerre, Yes Sir!, paru en 1968, qui a Ă©tĂ© traduit en anglais et adaptĂ© au théùtre et au cinĂ©ma. L’histoire, trĂšs allĂ©gorique, prend place autour de la veillĂ©e et de la cĂ©rĂ©monie mortuaires d’un hĂ©ros de guerre. Sise dans le QuĂ©bec profond durant la PremiĂšre Guerre mondiale, elle traite des thĂšmes de la conscription et des relations tendues entre les communautĂ©s francophone et anglophone Ă  cette Ă©poque. Jean Rouaud, Les Champs d’honneur, 1990L’auteur retrace son histoire familiale au travers de courtes biographies. Il Ă©voque notamment la disparition de deux frĂšres de la famille, Émile et Joseph ses grands-oncles, victimes de la Grande Guerre en 1916. Plus que l’horreur des tranchĂ©es, les Champs d’honneur dĂ©peint le vide et la souffrance créés par la Grande Guerre. Ce roman a obtenu le prix Goncourt. Joseph Boyden, Le Chemin des Ăąmes, 2006Ce premier roman de Boyden s’inspire de l’histoire rĂ©elle d’un AmĂ©rindien et rend hommage aux autochtones canadiens engagĂ©s dans la Grande Guerre. Deux Cris, Xavier et Elijah, se sont enrĂŽlĂ©s. Xavier, de retour au pays, voyage durant trois jours en canot pour retourner chez lui. Il revit alors les moments difficiles et traumatisants de son expĂ©rience combattante. SĂ©bastien Japrisot, Un long dimanche de fiançailles, 1991Cinq soldats qui veulent Ă©chapper Ă  l’enfer des tranchĂ©es se mutilent volontairement en espĂ©rant obtenir une permission. Pris sur le fait, ils sont condamnĂ©s Ă  mort pour l’exemple. Mais Mathilde, la petite amie de Manech, l’un d’entre eux, ne veut en aucun cas croire en la mort de son fiancĂ© et enquĂȘte afin de pouvoir le retrouver. Ce roman policier historique a reçu le prix InteralliĂ© et a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Jean-Pierre Jeunet en 2004. Marc Dugain, La Chambre des officiers, 1998Ce bref roman Ă©voque les gueules cassĂ©es », les soldats dĂ©figurĂ©s durant la PremiĂšre Guerre mondiale comme le jeune lieutenant Adrien qui, entre les mains des chirurgiens et les soins de son infirmiĂšre, commence Ă  s’accepter et amorce son retour Ă  la vie sociale. Le roman est un succĂšs de librairie couronnĂ© par une vingtaine de prix littĂ©raires. Il a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Marc Dupeyron en 2000. Laurent GaudĂ©, Cris, 2001Pour son premier roman, Laurent GaudĂ© imagine un rĂ©cit polyphonique on dĂ©couvre la guerre, au front et Ă  l’arriĂšre, Ă  travers diffĂ©rentes voix, diffĂ©rents cris ceux de Jules, de Marius, de Boris, de Ripoll, de RĂ©nier, de Barboni ou de M’Bossolo. Chacun agit et rĂ©agit Ă  sa maniĂšre face Ă  l’horreur et Ă  la folie des combats. Alice Ferney, Dans la guerre, 2003L’auteur suit l’itinĂ©raire de Jules, un paysan landais, depuis son ordre de mobilisation en aoĂ»t 1914, jusqu’à l’Armistice. Alice Ferney relate le quotidien des tranchĂ©es et celui des femmes restĂ©es Ă  l’arriĂšre, Ă  la terre, dans l’attente. Claude Michelet, En attendant minuit, 2003L’auteur Ă©voque alternativement deux heures de la vie de deux personnages vivant la guerre Ă  la fin de l’annĂ©e 1916 Jean, qui attend la relĂšve dans sa tranchĂ©e, et sa femme Marthe, qui se retrouve seule avec son angoisse dans sa ferme de Brive. BĂ©nĂ©dicte des Mazery, La Vie tranchĂ©e, 2008Louis Saint-Gervais, un soldat rĂ©formĂ© pour blessure, est affectĂ© au service du contrĂŽle postal le jeune homme doit censurer les lettres de ses camarades du front. Dans son roman, l’auteur cite des lettres de poilus authentiques. L’ouvrage existe dans une Ă©dition simplifiĂ©e notes, questionnaires et dossier d'accompagnement par Isabelle de Lisle, Paris, Hachette Éducation, coll. Classiques Hachette. BibliocollĂšge », n° 75, 2009. Pierre LemaĂźtre, Au revoir lĂ -haut, 2013Le rĂ©cit dĂ©bute dans l’enfer des tranchĂ©es. Deux rescapĂ©s – l’un traumatisĂ©, l’autre dĂ©figurĂ© – tentent de poursuivre leur vie aprĂšs la fin de la guerre. Ils dĂ©cident de prendre leur revanche en rĂ©alisant une escroquerie aux monuments aux morts aussi spectaculaire qu’amorale. Ce roman a reçu le prix de jeunesseDepuis une dizaine d’annĂ©es, de nombreux titres de littĂ©rature jeunesse, notamment des romans historiques, sont consacrĂ©s Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale, permettant une nouvelle approche pĂ©dagogique de cette pĂ©riode historique. Michael Morpurgo, Cheval de guerre, 1982Le rĂ©cit est menĂ© par Joey, un jeune cheval de ferme qui, aprĂšs avoir Ă©tĂ© vendu Ă  des soldats britanniques, devient un cheval de guerre il combat au front, dĂ©place les canons, tire les brancards pour ramener les blessĂ©s. Un jour, il est capturĂ© par les Allemands. Ce rĂ©cit a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Steven Spielberg en 2012. Paule du Bouchet, Le Journal d’AdĂšle, 1995AdĂšle, une jeune paysanne de Bourgogne, a bientĂŽt 14 ans. Elle commence son journal intime en juillet 1914 et le tiendra durant les quatre annĂ©es de guerre. Elle y raconte le dĂ©part de ses frĂšres, puis de son pĂšre, la solitude des femmes et des enfants face aux travaux des champs, la mort des proches, sa correspondance avec Lucien dont elle est la marraine de guerre. Catherine Cuenca, La Marraine de guerre, 2001Étienne est mobilisĂ© depuis deux ans. Son unique rĂ©confort lui vient de sa correspondance avec Marie-Pierre, sa marraine de guerre. Seuls ses lettres et ses colis lui permettent de supporter la peur de la mort et l’horreur des tranchĂ©es. Au cours d’une permission, il dĂ©cide de rencontrer enfin celle qu’il ne connaĂźt qu’à travers son Ă©criture. Yves Pinguilly, Verdun 1916, Un tirailleur en enfer, 2003En 1915, Tierno, un jeune GuinĂ©en, rejoint Dakar afin de poursuivre ses Ă©tudes. Mais lĂ -bas, il est embarquĂ© de force sur un navire, avec d’autres Africains, Ă  destination de la France. AprĂšs un entraĂźnement, il devient tirailleur sĂ©nĂ©galais » et part se battre Ă  Verdun. Michael Morpurgo, Soldat Peaceful, 2004Dans la nuit du 24 au 25 juin 1916, Thomas Peaceful, trĂšs jeune soldat de l’armĂ©e britannique, ne veut surtout pas s’endormir, il veut se souvenir
 Le roman retrace son enfance dans la campagne anglaise du dĂ©but du XXe siĂšcle, jusqu’à son engagement dans l’armĂ©e britannique et son parcours en ce dĂ©but de la guerre de 1914. Un roman qui dĂ©nonce et rend hommage aux nombreux soldats qui furent injustement fusillĂ©s pour dĂ©sertion ou lĂąchetĂ© – dont certains seulement parce qu’ils s’étaient endormis Ă  leur poste. Sophie Humann, InfirmiĂšre pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, Journal de GeneviĂšve Darfeuil, Houlgate-Paris, 1914-1918, Alors que le conflit s’éternise et que, sur le front, les hommes tombent les uns aprĂšs les autres, GeneviĂšve et sa mĂšre intĂšgrent plusieurs associations d’aide aux soldats. Le jour de ses 16 ans, GeneviĂšve commence Ă  travailler Ă  l’hĂŽpital d’Houlgate oĂč elle trouve sa vocation infirmiĂšre. HervĂ© Giraud, Le Jour oĂč l’on a retrouvĂ© le soldat Botillon, 2013Deux Ă©poques nous sont racontĂ©es en alternance la guerre de 14-18, Ă  laquelle participe le soldat Botillon, et le dĂ©but du XXIe siĂšcle, avec le rĂ©cit d’une fĂȘte de famille Ă  l’occasion des 100 ans d’une arriĂšre-grand-mĂšre qui n’est autre que la fille du soldat Botillon, et qui n’a jamais connu son pĂšre disparu lors des combats. Paul Dowswell, 11 Novembre, 2014Au matin du 11 novembre 1918, sur le front ouest, le soldat Will Franklin s’apprĂȘte Ă  partir en mission, Ă  la recherche de soldats allemands cachĂ©s au cƓur d’une forĂȘt. Le jeune homme, terrifiĂ© par la nouvelle Ă©preuve qu’il doit affronter, ignore, comme ses camarades, que d’ici quelques heures la guerre sera finie. Bandes dessinĂ©esÀ l’exception de Benjamin Rabier, il faut attendre la fin du XXe siĂšcle pour que la bande dessinĂ©e, alors en pleine expansion, s’empare du thĂšme de la PremiĂšre Guerre mondiale. InspirĂ© par l’histoire de son grand-pĂšre, Jacques Tardi s’est tout particuliĂšrement intĂ©ressĂ© Ă  cette pĂ©riode historique et lui a consacrĂ© plusieurs albums. Benjamin Rabier, Flambeau, Chien de guerre, 1916En 1916, le cĂ©lĂšbre illustrateur Benjamin Rabier imagine le personnage de Flambeau, chien de ferme devenu chien de guerre, dans un album illustrĂ© trĂšs proche de l’univers de la bande dessinĂ©e. Vilain et mal-aimĂ©, Flambeau part Ă  la guerre en amateur » et triomphe toujours de l’ennemi. Une Ɠuvre patriotique qui donne un aperçu de ce que pouvait ĂȘtre la propagande destinĂ©e aux enfants. Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchĂ©es, 1993 Jacques Tardi, Jean-Pierre Verney, Putain de guerre, 2008 Kris, MaĂ«l, Notre mĂšre la guerre, 4 tomes, 2009-2014Affiches de propagandeLes affiches de propagande sont incontournables, dans toute l’Europe et aux États-Unis, pour exalter l’élan patriotique elles incitent Ă  s’engager et surtout, Ă  participer financiĂšrement Ă  l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts d’État. Elles jouent aussi sur les peurs Ă  travers des caricatures effrayantes de l’ennemi, telle cette affiche allemande qui reprĂ©sente un soldat français aux doigts crochus cherchant Ă  s’emparer de l’ dĂ©but du XXe siĂšcle, vers 1905, et dans la continuitĂ© de l’hĂ©ritage impressionniste, les peintres se rĂ©clament de Gauguin, Van Gogh et CĂ©zanne et rompent avec l’ordre Ă©tabli. Ils peignent au mĂ©pris des rĂšgles de l’AcadĂ©mie et transgressent le principe d’imitation du monde visible fauvisme, cubisme, futurisme, abstraction constituent de vĂ©ritables rĂ©volutions picturales qui, face aux innovations, inventions et dĂ©couvertes du dĂ©but du siĂšcle aviation et cinĂ©ma notamment, inventent une nouvelle façon de reprĂ©senter la rĂ©alitĂ© et, plus, donnent Ă  voir d’autres rĂ©alitĂ©s que celles des apparences. Ces rĂ©volutions sont internationales de Paris Ă  Moscou, de Vienne Ă  Berlin, de Bruxelles Ă  Londres, les artistes Ă©changent, correspondent, et glissent peu Ă  peu vers l’abstraction
 La guerre de 14-18 brise l’élan de ce courant crĂ©atif. Ainsi, plusieurs mouvements d’avant-garde apparus avant 1914, comme le cubisme, disparaissent Ă  la fin de la guerre. Braque, qui n’a pas laissĂ© un croquis de la guerre, est blessĂ© en 1915 ; Derain, qui passe les quatre annĂ©es de la guerre dans l’artillerie, remplace Ă  cette occasion la peinture par la photographie. LĂ©ger Ă©chappe de justesse Ă  Verdun. D’anciens cubistes et fauves sont employĂ©s au camouflage. Certains, comme Delaunay et Picabia, quittent la France pour ne pas combattre. En Italie, la mort de Boccioni et de Sant’Elia vide le futurisme de sa substance. Par ailleurs, pour les pays en guerre, il n’est plus question de salons, d’expositions ou de dĂ©bats artistiques. Cependant, pour certains peintres qui sont mobilisĂ©s, la guerre s’impose comme sujet. Comment ont-ils reprĂ©sentĂ© cette guerre d’un genre nouveau, qui ne ressemble en rien aux batailles de jadis ? Les innovations technologiques de cette premiĂšre guerre industrielle, mais aussi l’effacement des hommes devant les machines et les souffrances conduisent les artistes vers de nouveaux modes d’expression. Les artistes des avant-gardes europĂ©ennes, expressionnistes, cubistes, futuristes, rompent avec la peinture acadĂ©mique des batailles, qui utilise l’allĂ©gorie et le rĂ©alisme. Ils inventent une expression nouvelle qui rend compte de la rĂ©alitĂ© – nouvelle aussi et monstrueuse – Ă  laquelle ils sont confrontĂ©s. Fernand LĂ©ger, qui reprĂ©sentera en 1917 les soldats en hommes-robots, totalement dĂ©shumanisĂ©s, dans son tableau La Partie de cartes, Ă©crit en mai 1915 Ă  un ami C’est tout de mĂȘme une guerre bien curieuse. [
] C’est linĂ©aire et sec comme un problĂšme de gĂ©omĂ©trie. Tant d’obus en tant de temps sur une telle surface, tant d’hommes par mĂštre et Ă  l’heure fixe en ordre. Tout cela se dĂ©clenche mĂ©caniquement. C’est l’abstraction pure, plus pure que la Peinture cubiste "soi-mĂȘme". Je ne te cache pas ma sympathie pour cette maniĂšre-lĂ  [
] » Fernand LĂ©ger, Une correspondance de guerre », Cahiers du musĂ©e national d’Art moderne, Paris, 1990.Fernand LĂ©ger, La Partie de cartes, 1917Huile sur toile H 1,29 m ; L 1,93 m, Otterlo, musĂ©e Britannique Nevinson et le futuriste italien Severini ressentent eux aussi que la guerre moderne doit ĂȘtre peinte de maniĂšre moderne. Il est impossible de reprĂ©senter les explosions des obus, ou le dĂ©chaĂźnement de l’artillerie il ne faut plus imiter, il faut transcrire. Pour exprimer la dĂ©shumanisation et la violence de la guerre, ces peintres vont briser les lignes, dĂ©laisser le dĂ©tail, pour faire Ă©clater les Nevinson, Explosion d’obus Bursting shell, 1915Huile sur toile H 0,76 m ; L 0,56 m, Royaume-Uni, Londres, Tate Severini, The War La Guerre, 1914Huile sur toile, Allemagne, Munich, Pinakothek der Moderne, Sammlung Moderne expressionnistes allemands, pour leur part, vont vers l’expression des angoisses humaines – tel le cri de dĂ©sespoir sidĂ©ral » qui rĂ©sonne dans l’Ɠuvre fameuse d’Edvard Munch, que l’on peut considĂ©rer comme le prĂ©curseur de ce mouvement. La forme expressionniste utilise un trait nerveux et des dĂ©formations qui font jaillir Ă©motions et sentiments. Parmi eux, Otto Dix se distingue particuliĂšrement, qui consacre une grande partie de son Ɠuvre Ă  la reprĂ©sentation de la guerre et aux sĂ©quelles qu’elle laisse dans la sociĂ©tĂ© allemande. La plupart de ses tableaux seront plus tard considĂ©rĂ©s comme de l’art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© » par les Dix, Autoportrait en soldat, 1914Huile sur papier H 68 cm ; L 53,5 cm, Allemagne, Stuttgart, Kunstmuseum Dix, La Guerre triptique, 1929ContreplaquĂ©, huile sur bois panneau central H 2,04 m ; L 2,04 m ; panneau droit et gauche H 2,04 m ; L 1,02 m ; prĂ©delle H 0,60 m ; L 2,04 m, Allemagne, Dresde, Staatliche Kunstsammlungen, GemĂ€ldegalerie Neue il faut noter que la guerre est couverte par des photographes, des peintres et illustrateurs officiels comme François Flameng, dont les nombreux croquis et dessins sont parus dans la revue L’Illustration. Pour exemple, voici d’autres Ɠuvres inspirĂ©es par la Grande Guerre Erich Heckel, Zwei Verwundete, 1915, Xylographie sur papier, Allemagne, Essen, musĂ©e Vallotton, Les BarbelĂ©s, 1916, Galerie Paul-Vallotton, Kokoschka, Isonzo-Front Le Front d’Isonzo, 1916, MusĂ©e Jenisch, Grosz, Explosion, 1917, Museum of Modern Art, New Gromaire, La Guerre, 1925, MusĂ©e d’Art moderne de la Ville de Ottawa, la salle du SĂ©nat contient une sĂ©rie de grandes peintures sur la Grande Guerre, commissionnĂ©es par le Canada mais pour la plupart exĂ©cutĂ©es par des Britanniques. Il est facile d’obtenir une brochure sur le sujet voir Internet. Le MusĂ©e canadien de la guerre possĂšde Ă©galement une imposante collection de peintures rĂ©alisĂ©es par des Canadiens dont le sujet est la Grande Guerre, Ă  la fin du conflit ou tout de suite aprĂšs. Entre 2000 et 2005, une exposition itinĂ©rante de 60 Ɠuvres de cette collection mĂ©connue du musĂ©e a circulĂ© dans le pays, donnant lieu Ă  la brochure Tableaux de guerre, Chefs-d’Ɠuvre du MusĂ©e canadien de la guerre 2001. Enfin, on trouve un excellent article de Laura Brandon sur l’art de guerre et les membres du Groupe des Sept sur le site du MusĂ©e canadien de la guerre. Tous ceux qui sont nommĂ©s ne sont pas allĂ©s outre-mer, mais on les a souvent embauchĂ©s sur la fin de la guerre pour complĂ©ter ce que les Anglais avaient fait jusque-lĂ . La peinture de ceux du Groupe des Sept qui ont participĂ© aux combats ou ont eu l’occasion de voir tout de suite aprĂšs la guerre les dommages qu’elle avait causĂ©s, reste marquĂ©e par cette expĂ©rience. Une peinture de Jackson, un combattant, faite en Europe durant la guerre est Ă  rapprocher d’autres qu’il a plus tard faites au nord de l’ et monumentsLes sculptures et monuments sont essentiellement des objets commĂ©moratifs. Le monument aux morts fut particuliĂšrement important aprĂšs la guerre. On en trouve dans pratiquement tous les villages et villes de Benet, Le Poilu victorieux, 1920, monument aux morts une centaine d’exemplaires en France Walter Allward, Parc mĂ©morial canadien de Vimy, 1935-1936, Nord-Pas de Calais, FranceConstantin Brancusi, La Colonne sans fin, 1937, Targu Jiu, RoumanieParc mĂ©morial canadien de Vimy, Pas-de-Calais, 2013CinĂ©maL’historien du cinĂ©ma Laurent Veray distingue quatre phases dans la reprĂ©sentation de la PremiĂšre Guerre mondiale au cinĂ©ma. Durant le conflit mĂȘme, le cinĂ©ma joue un rĂŽle important. C’est la premiĂšre fois que la guerre est filmĂ©e. Que ce soient des fictions, des documentaires ou les bandes d’actualitĂ©, les films servent la propagande il s’agit souvent de reprĂ©sentations patriotiques qui glorifient l’acte guerrier. Dans cette veine, le film La Bataille de la Somme, qui est rĂ©alisĂ© Ă  la demande du gouvernement britannique, sort en salles Ă  Londres en 1916. Aux États-Unis, Charlie Chaplin rĂ©alise en 1918 le film The Bond, qui exhorte Ă  la souscription aux Liberty Bonds ». AprĂšs la guerre, et surtout dans les annĂ©es 1930, le cinĂ©ma reprĂ©sente la guerre dans une volontĂ© pacifique, voire pacifiste. Puis la Seconde Guerre mondiale Ă©clipsera la Grande Guerre pendant un temps, mais celle-ci fera un retour au cinĂ©ma dans les annĂ©es 1960-1970, dans une vision plus transgressive et plus antimilitariste encore dans le contexte de la dĂ©colonisation, la guerre de 14-18 permet de dĂ©noncer d’autres conflits. Enfin, dans les annĂ©es 1990, avec le retour de la guerre en Europe et Ă  Sarajevo, la PremiĂšre Guerre mondiale est largement reprise et reprĂ©sentĂ©e, comme le point de dĂ©part de l’histoire europĂ©enne. Malins, McDowell, La Bataille de la Somme The Battle of the Somme, 1916Ce film britannique rĂ©alisĂ© par Geoffrey H. Malins et John B. MacDowell en 1916, dĂšs le dĂ©but de la bataille de la Somme 1er juillet 1916, est considĂ©rĂ© comme le premier long mĂ©trage documentaire sur la guerre. Il sort Ă  Londres quelques semaines aprĂšs cette date. Il montre les soldats en action, en mĂ©langeant des Ă©vĂ©nements rĂ©els et des actions reconstituĂ©es. L’objectif initial du film Ă©tait de servir Ă  remonter le moral de l’arriĂšre afin de stimuler la mobilisation mais les images, qui laissent apparaĂźtre la violence de la guerre moderne, choquent au contraire. Trente salles projettent le film Ă  Londres ; Ă  l’automne 1916, 20 millions de Britanniques l’ont vu. La Bataille de la Somme compte parmi l’un des films que la censure canadienne accepte, et mĂȘme, elle encourage sa diffusion. Abel Gance, J’accuse, 1919Ce film muet qui reprĂ©sente la mort de masse est l’un des tout premiers longs mĂ©trages pacifistes. Les morts y sont jouĂ©s par des soldats permissionnaires qui retourneront au combat aprĂšs le tournage. Le rĂ©alisateur y fait aussi figurer des gueules cassĂ©es. Abel Gance en rĂ©alisera une seconde version, parlante, en 1937. Le film met en relief deux hommes que tout sĂ©pare issus d’un mĂȘme village. L’un, Jean Diaz, est poĂšte et porte la joie de vivre, l’autre, François Laurin, est une brute qui rend sa femme, Édith, contrainte au mariage par son pĂšre, malheureuse. Jean et Édith tombent amoureux. La guerre Ă©clate. Jean et François apprennent Ă  se connaĂźtre pendant la guerre. Édith est dĂ©portĂ©e en Allemagne comme toutes les femmes de son village. Elle est violĂ©e par des soldats et parvient Ă  s’échapper et rentre chez elle. Mais François meurt Ă  la guerre, quant Ă  Jean, il devient fou, il a des visions macabres qui dĂ©noncent et accusent les horreurs de la guerre et il finit par mourir Ă©galement. » LĂ©on Poirier, Verdun, visions d’Histoire, 1928Sorti Ă  l’occasion de la commĂ©moration des 10 ans de l’Armistice, ce film qui retrace la bataille de Verdun est Ă  mi-chemin entre le documentaire et l’Ɠuvre de fiction. Il est composĂ© de trois actes ou visions » la Force, l’Enfer et le Destin. Lewis Milestone, À l’Ouest rien de nouveau, 1930 d’aprĂšs le roman d’Erich Maria Remarque Raymond Bernard, Les Croix de Bois, 1931 d’aprĂšs le roman de DorgelĂšs. Jean Renoir, La Grande Illusion, 1937 [
] Deux soldats français sont faits prisonniers par le commandant von Rauffenstein, un Allemand raffinĂ© et respectueux. Conduits dans un camp de prisonniers, ils aident leurs compagnons de chambrĂ©e Ă  creuser un tunnel secret. Mais Ă  la veille de leur Ă©vasion, les dĂ©tenus sont transfĂ©rĂ©s. Ils sont finalement emmenĂ©s dans une forteresse de haute sĂ©curitĂ© dirigĂ©e par von Rauffenstein. Celui-ci traite les prisonniers avec courtoisie [
] Mais les officiers français prĂ©parent une nouvelle Ă©vasion. » Stanley Kubrick, Les Sentiers de la gloire, 1957Dans ce film en noir et blanc d’aprĂšs le livre Ă©ponyme de Humphrey Cobb, 1935, Kubrick aborde le rĂŽle qu’ont jouĂ© certains officiers en dĂ©fendant des soldats accusĂ©s d’abandon de poste. En 1916, un gĂ©nĂ©ral veut faire fusiller la totalitĂ© des soldats encore en vie aprĂšs un assaut, les accusant de lui avoir dĂ©sobĂ©i en refusant d’aller au front comme les autres
 Il est tempĂ©rĂ© par le colonel Dax seuls trois soldats dĂ©signĂ©s au hasard seront jugĂ©s et tuĂ©s pour l’exemple »  Cette Ɠuvre fut censurĂ©e en France pendant prĂšs de 20 ans, par peur de porter atteinte Ă  la dignitĂ© de l’armĂ©e française ». Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, 1996 d’aprĂšs le roman de R. Vercel François Dupeyron, La Chambre des officiers, 2000 d’aprĂšs le roman de M. Dugain Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles, 2004 d’aprĂšs le roman de S. Japrisot Christian Carion, Joyeux NoĂ«l, 2005Ce film Ă©voque la trĂȘve de NoĂ«l de 1914 durant laquelle les camps ennemis ont fraternisĂ©, au grand dam de l’état-major. Paul Gross, La Bataille de Passchendaele, 2007 Se dĂ©roulant durant la PremiĂšre Guerre mondiale, La Bataille de Passchendaele raconte l’histoire du sergent Michael Dunne [
], un soldat qui est brutalement blessĂ© en France et qui retourne Ă  Calgary Ă©motionnellement et physiquement Ă©prouvĂ©. Lors de son sĂ©jour Ă  l’hĂŽpital militaire de Calgary, il rencontre Sarah [
], une infirmiĂšre mystĂ©rieuse et attirante avec qui il dĂ©veloppe une passion amoureuse. Lorsque le jeune frĂšre asthmatique de Sarah, Davis [
], s’enrĂŽle pour combattre en Europe, Michael se sent contraint de retourner Ă  la guerre pour le protĂ©ger. Michael et David, comme de milliers d’autres Canadiens, vont participer Ă  la troisiĂšme bataille contre d’impossibles forces, qu’on appelle communĂ©ment ?Passchendaele”. C’est une histoire de passion, de courage et de dĂ©vouement, qui montre l’hĂ©roĂŻsme de tous ceux qui ont combattu Ă  la guerre, et de ceux qui les ont appuyĂ©s. »Musique et chansonsComme les autres artistes, les musiciens et compositeurs français s’engagent dans la guerre. Arnold Schonberg, le pĂšre du dodĂ©caphonisme, et Claude Debussy s’engagent par patriotisme, chacun dans un camp opposĂ©. Le compositeur Maurice Ravel, qui rĂȘve de participer Ă  la guerre, sera cependant rĂ©formĂ© Ă  cause de sa trop petite taille. Certains musiciens compositeurs joueront Ă  proximitĂ© des lignes pour soutenir le courage des soldats quatuor du gĂ©nĂ©ral Mangin. La chanson a Ă©galement jouĂ© un grand rĂŽle dans les tranchĂ©es patriotique, grivoise ou contestataire, elle permettait aux soldats de se donner du courage. Enfin, l’arrivĂ©e des soldats afro-amĂ©ricains sur le continent europĂ©en va contribuer Ă  la diffusion d’une nouvelle musique le jazz. Tout au long du XXe siĂšcle, la Grande Guerre continuera Ă  inspirer de grands noms de la chanson française. Claude Debussy, Les soirs illuminĂ©s par l’ardeur du charbon », 1917En fĂ©vrier 1917, Debussy compose cette courte piĂšce, aux accents de dĂ©sespoir et d’abandon, dont le titre est un vers de Charles Baudelaire. Gustav Holst, Les planĂštes, Mars, celui qui annonce la guerre, composĂ©e en 1914, créée en 1918ƒuvre symphonique dans laquelle les rythmes martelĂ©s et les dissonances exaltent l’élan et le courage des combattants. Cette marche guerriĂšre puissante et chaotique, parfois utilisĂ©e au cinĂ©ma, a influencĂ© les compositeurs de musiques de films notamment John Williams musique de Star Wars. Maurice Ravel, Concerto pour la main gauche, 1929-1931Ce concerto pour piano et orchestre en un seul mouvement a Ă©tĂ© composĂ© entre 1929 et 1931 et créé Ă  Vienne le 5 janvier 1932 par le pianiste autrichien Paul Wittgenstein, qui avait perdu son bras doit sur le front russe. Cette Ɠuvre, destinĂ©e Ă  n’ĂȘtre jouĂ©e que de la main gauche, nĂ©cessite une incroyable virtuositĂ©. La Chanson de Craonne, 1915Cette chanson contestataire fut censurĂ©e par le commandement militaire pour ses paroles subversives et antimilitaristes. Jacques Brel, La Colombe, 1959Cette chanson n’évoque pas la guerre de 14-18 en particulier, mais la guerre en gĂ©nĂ©ral. C’est une chanson pacifiste Ă©crite dans le contexte de la guerre d’AlgĂ©rie. Barbara, Le Verger en Lorraine, 1962 paroles de J. Poissonnier Maxime le Forestier, Les Lettres, 1975Cette chanson, Ă©crite Ă  partir de lettres retrouvĂ©es dans un grenier, Ă©voque la correspondance entre un mari mobilisĂ© et sa femme. Michel Sardou, Verdun, 1979 Notes bibliographie - sitographieBrandon Laura, L’art de guerre canadien » sur le site du MusĂ©e canadien de la Françoise, Dagen Philippe dir., Histoire de l’art. Époque contemporaine. XIXe-XXe siĂšcles, Flammarion, 1998 derniĂšre Ă©d. 2003.Milkovitch-Rioux Catherine , L’influence de la Grande Guerre sur la littĂ©rature fr

CettedictĂ©e est issue de l'Ɠuvre L’Art de la guerre de Sun Tzu. La dictĂ©e comporte 145 mots . Il faut en moyenne 10:04 minutes pour faire cette dictĂ©e. Les joueurs de ZenDictĂ©e ont fait en moyenne 10,7 fautes. Les mots suivants (noms propres, difficultĂ©s particuliĂšres) sont donnĂ©s : Sun Tzu, l'État . Attention, vous devez vous La guerre n’est que la simple continuation de la politique par d’autres moyens. » Cette maxime de Clausewitz est devenue l’une des phrases les plus cĂ©lĂšbres de notre temps. Clausewitz a Ă©tĂ© lu et mĂ©ditĂ© par les militaires prussiens, LĂ©nine, Mao, Eisenhower, Henry Kissinger, Raymond Aron. Son traitĂ© De la Guerre Vom Kriege est au programme des AcadĂ©mies militaires amĂ©ricaines. L’image de Clausewitz est aujourd’hui ambivalente. ConsidĂ©rĂ©, Ă  l’égal d’un Thucydide, comme la plus grande rĂ©fĂ©rence de l’histoire de la pensĂ©e stratĂ©gique, il est aussi un auteur contestĂ©, parfois envisagĂ© comme celui qui ouvre la porte aux guerres totales du XXe siĂšcle. Dans l'armĂ©e Ă  12 ans Clausewitz est nĂ© en 1780 Ă  Burg, dans une famille typique de petits fonctionnaires. Depuis le rĂšgne de FrĂ©dĂ©ric II 1740-1786, l’armĂ©e prussienne, avec sa discipline de fer, fait la gloire de la Prusse. Le jeune garçon n’a guĂšre le temps de faire des Ă©tudes poussĂ©es il devient cadet Ă©lĂšve-officier et porte-enseigne Ă  12 ans et dĂšs l'annĂ©e suivante, en 1793, participe au siĂšge de Mayence, occupĂ©e par les Français. Le baptĂȘme du feu Le souvenir de cette premiĂšre expĂ©rience combattante Ă  un Ăąge encore tendre a dĂ» le marquer Ă  vif une des pages les plus convaincantes de son ouvrage De la Guerre est sans nul doute celle qui, loin de toute thĂ©orie, dĂ©crit la transformation subie par le novice qui entre sur un champ de bataille Les impacts de balle commencent Ă  frapper autour de lui 
, les boulets Ă©clatent, les grenades explosent 
 et voilĂ  soudain qu’un ami tombe. 
 Encore un pas le plomb tombe comme grĂȘle 
. La compassion nous emplit Ă  la vue des mutilĂ©s, des mourants, notre cƓur bat Ă  la chamade. ». C’est l’époque oĂč la RĂ©volution et la conscription nationale mettent fin aux affrontements limitĂ©s de l’Ancien RĂ©gime la guerre devient totale, mobilisant le peuple au nom de la Nation. La Prusse se retire du conflit en 1795. Pendant une dizaine d’annĂ©es, Clausewitz peut prendre le temps de gravir les Ă©chelons et multiplier les lectures. Il se fait remarquer par l’étoile montante de l’armĂ©e prussienne, Gerhard von Scharnhorst, dont il suit les cours. C’est ainsi que s’est formĂ© le noyau de la future AcadĂ©mie de Guerre de Berlin. Ce gĂ©nĂ©ral, qui accorde une grande importance Ă  l’Histoire, s’appuie, pour enseigner la stratĂ©gie, sur des exemples de campagnes cĂ©lĂšbres. Cette instruction va permettre ainsi Ă  Clausewitz de rencontrer les milieux culturels les plus importants d’Europe, oĂč se croisent l’idĂ©alisme de Kant et le tourbillon d’idĂ©es qui annonce le romantisme. Un homme courageux En 1803, Clausewitz tombe amoureux de la jeune Marie von BrĂŒhl, une femme issue de la haute noblesse. Va-t-il se frayer un chemin vers la cour royale ? Rien n’est moins sĂ»r car le mariage n’est pas encore en vue et son milieu bien trop modeste. Clausewitz patientera plusieurs annĂ©es, entretenant une correspondance rĂ©guliĂšre avec la jeune femme. Elle contribuera d’autant plus Ă  la formation artistique et culturelle de Clausewitz qu’elle est Ă©galement une fervente nationaliste hostile Ă  toute forme de soumission Ă  la France. Pendant ce temps, NapolĂ©on devient le hĂ©ros d’une partie de l’Europe. Il incarne la nouvelle maniĂšre de faire la guerre, reposant sur la vitesse de mouvement et la bataille dĂ©cisive sa campagne de 1805, qui le mĂšne de Boulogne Ă  Austerlitz, devient un modĂšle du genre. Mais la Prusse est Ă  son tour battue l'annĂ©e suivante Ă  IĂ©na et Auerstaedt. Clausewitz prend part Ă  la bataille d’Auerstaedt et se fait remarquer par son courage, malgrĂ© le dĂ©sastre. Il doit ensuite accompagner Ă  contrecƓur pendant un an le prince Auguste de Prusse, internĂ© en France. Dans ses Ă©changes Ă©pistolaires avec Marie, le jeune officier ne fait guĂšre mystĂšre de ses sentiments. Bien que sensible Ă  l’émotion religieuse qui se dĂ©gage de l’art gothique, notamment Ă  la cathĂ©drale de Reims, il ne tarde pas Ă  s’en prendre Ă  l’arrogance » des Français. De retour en Prusse, c’est une tout autre tĂąche qui attend Clausewitz moderniser l’armĂ©e, sous la direction de Scharnhorst. Le vieux modĂšle de FrĂ©dĂ©ric II a fait son temps et l’armĂ©e prussienne renonce aux mercenaires pour devenir une armĂ©e nationale. Une milice est créée afin d’avoir un rĂ©servoir d’hommes immĂ©diatement mobilisables en cas de conflit. Les anciens officiers, dont l’incompĂ©tence a Ă©tĂ© flagrante en 1806, sont par ailleurs Ă©cartĂ©s. Un nouveau processus de sĂ©lection, qui ne repose plus sur la noblesse, est mis en place. Les officiers doivent apprendre les tactiques de manƓuvre qui ont fait le succĂšs des troupes françaises afin de combiner l’effet des diffĂ©rents corps d’armĂ©e infanterie, cavalerie et artillerie. Culture et Histoire sont au cƓur de cette nouvelle Ă©ducation. Une nouvelle AcadĂ©mie de Guerre est officiellement crĂ©e en 1810 Clausewitz y enseigne. Acteur du renouveau prussien La rĂ©forme militaire n’est qu’un des aspects du vaste effort de transformation qu’entreprend le royaume de Prusse, qui a tirĂ© les leçons de ses dĂ©faites. En quelques annĂ©es, le servage va ĂȘtre aboli, l’administration modernisĂ©e et Wilhem von Humboldt crĂ©e Ă  Berlin un nouveau systĂšme d’éducation assortie de l’UniversitĂ© moderne. Clausewitz prend part Ă  cet Ă©lan dans lequel certains ont vu les bases des succĂšs prussien et allemand du XIXe siĂšcle et au-delĂ . C’est Ă©galement au cours de ces annĂ©es qu’il rĂ©dige les premiĂšres Ă©bauches de ce qui va devenir son ouvrage De la Guerre. ... PubliĂ© ou mis Ă  jour le 2020-05-09 093832 Lart français de la guerre >> 26 novembre 2012 1 26 / 11 / novembre / 2012 20:02. L'art français de la guerre (2011) d'Alexis JENNI: extrait 9. Pages -292-293 : - L'Indochine ? C'est la planĂšte Mars. Ou Neptune, je ne sais pas. Un autre monde qui ne ressemble Ă  rien d'ici : imagine une terre oĂč la terre ferme n'existerait pas. Un monde mou, tout mĂ©langĂ©, tout sale. La

TraitĂ© de stratĂ©gie militaire et de management tactique en Treize chapitres consacrĂ© Ă  l'analyse stratĂ©gique de la guerre et de la diplomatie et attribuĂ© au stratĂšge chinois Sun Tzu Sin Zi ou Souen Tseu - Sun Tse Économie, droit & management Couverture souple74 pages ISBN 9782322242528Éditeur Books on DemandDate de parution français Impression couleurs non 14,00 € disponible dĂšs maintenant Votre propre livre !Devenez auteur avec BoD et vendez votre livre et votre ebook en savoir plus L'Art de la guerre littĂ©ralement MĂ©thodes militaires de MaĂźtre Sun » est un court traitĂ© de stratĂ©gie militaire chinois. AttribuĂ© au stratĂšge Sun Zi souvent orthographiĂ© Sun Tzu, lart de la guerre fait partie des livres historiques chinois du management stratĂ©gique des organisations et du champ du marketing management. l'art de la guerre de sun tzu s'articule autour de 13 chapitres consacrĂ©s Ă  l'analyse rationnelle des diffĂ©rentes dimensions de la guerre et qui dĂ©gagent les principes de la poursuite intelligente d'une guerre victorieuse fondĂ©e sur une stratĂ©gie indirecte, toute d'Ă©conomie, de ruse, de connaissance de l'adversaire, d'action psychologique, destinĂ©e Ă  ne laisser au choc que le rĂŽle de coup de grĂące assĂ©nĂ© Ă  un ennemi art de la guerre a exercĂ© une influence considĂ©rable sur les traditions militaires chinoises et japonaises en guerre, et il est toujours enseignĂ© en Chine, Ă  TaĂŻwan et dans l'ensemble des Ă©coles militaires du monde traduction en anglais de L'art de la guerre par Lionel Giles en 1910, puis la victoire de Mao Zedong en 1949, ramĂšnent l'attention sur ce manuel de stratĂ©gie indirecte. L'Art de la Guerre devient un canon de la pensĂ©e stratĂ©gique occidentale, Ă  son tour profondĂ©ment influencĂ©e par ce traitĂ© qui analyse, avec une avance considĂ©rable, la guerre comme une affaire d'importance vitale pour les États, pouvant en tant que telle se prĂȘter Ă  une analyse rigoureuse et dont la paix dicte le livre historique l' art de la guerre est souvent liĂ© au TraitĂ© des cinq roues du grand samourai Miyamoto Musashi guerrier de la transcendance et au Gorin-no-sho. dans le traitĂ© des cinq roues, ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et de diplomatie et le secret d'une stratĂ©gie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir avec succĂšs l'esprit de l'art de l'Ă©pĂ©e peut s'appliquer Ă  tous les gestes de la vie quotidienne. Enfin, on compare aussi l'Art de la guerre au Prince de Nicolas Machiavel, l'Esprit indomptable de Takuan Soho ou encore au livre de guerre les 36 StratagĂšmes Manuel secret de l'art de la guerre. sun tzu l'art de la guerre a influencĂ© des oeuvres contemporaines comme confession d un ops. Sun TzuSun Tzu ou Sun Zi ou Souen Tseu signifiant militaire », martial » est un gĂ©nĂ©ral chinois du vie siĂšcle av. idĂ©es de lart de la guerre de sun tzu sont une introduction a la strategie. Elles ont Ă©tĂ© reprises et adaptĂ©es par diffĂ©rents auteurs pour la stratĂ©gie general beaufre et notamment la stratĂ©gie d'entreprise. Dans un sens plus large, L'Art de la guerre peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme une mĂ©thode de rĂ©solution des est surtout cĂ©lĂšbre en tant quauteur de louvrage de stratĂ©gie militaire le plus ancien connu L'Art de la guerre. L'idĂ©e principale de son oeuvre est que l'objectif de la guerre est de contraindre l'ennemi Ă  abandonner la lutte, y compris sans combat, grĂące Ă  la ruse, l'espionnage, une grande mobilitĂ© et l'adaptation Ă  la stratĂ©gie de l'adversaire. Sun ZiSun Tzu ou Sun Zi ou Souen Tseu signifiant militaire », martial » est un gĂ©nĂ©ral chinois du vie siĂšcle av. idĂ©es de lart de la guerre de sun tzu sont une introduction a la strategie. Elles ont Ă©tĂ© reprises et adaptĂ©es par diffĂ©rents auteurs pour la stratĂ©gie general beaufre et notamment la stratĂ©gie d'entreprise. Dans un sens plus large, L'Art de la guerre peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme une mĂ©thode de rĂ©solution des est surtout cĂ©lĂšbre en tant quauteur de louvrage de stratĂ©gie militaire le plus ancien connu L'Art de la guerre. L'idĂ©e principale de son oeuvre est que l'objectif de la guerre est de contraindre l'ennemi Ă  abandonner la lutte, y compris sans combat, grĂące Ă  la ruse, l'espionnage, une grande mobilitĂ© et l'adaptation Ă  la stratĂ©gie de l'adversaire. Sun TseSun Tzu ou Sun Zi ou Souen Tseu/Sun tseu signifiant militaire », martial » est un gĂ©nĂ©ral chinois du vie siĂšcle av. idĂ©es de lart de la guerre de sun tzu sont une introduction a la strategie. Elles ont Ă©tĂ© reprises et adaptĂ©es par diffĂ©rents auteurs pour la stratĂ©gie general beaufre et notamment la stratĂ©gie d'entreprise. Dans un sens plus large, L'Art de la guerre peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme une mĂ©thode de rĂ©solution des est surtout cĂ©lĂšbre en tant quauteur de louvrage de stratĂ©gie militaire le plus ancien connu L'Art de la guerre. L'idĂ©e principale de son oeuvre est que l'objectif de la guerre est de contraindre l'ennemi Ă  abandonner la lutte, y compris sans combat, grĂące Ă  la ruse, l'espionnage, une grande mobilitĂ© et l'adaptation Ă  la stratĂ©gie de l'adversaire. Souen TseuSun Tzu ou Sun Zi ou Souen Tseu/Sun tseu signifiant militaire », martial » est un gĂ©nĂ©ral chinois du vie siĂšcle av. idĂ©es de lart de la guerre de sun tzu sont une introduction a la strategie. Elles ont Ă©tĂ© reprises et adaptĂ©es par diffĂ©rents auteurs pour la stratĂ©gie general beaufre et notamment la stratĂ©gie d'entreprise. Dans un sens plus large, L'Art de la guerre peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme une mĂ©thode de rĂ©solution des est surtout cĂ©lĂšbre en tant quauteur de louvrage de stratĂ©gie militaire le plus ancien connu L'Art de la guerre. L'idĂ©e principale de son oeuvre est que l'objectif de la guerre est de contraindre l'ennemi Ă  abandonner la lutte, y compris sans combat, grĂące Ă  la ruse, l'espionnage, une grande mobilitĂ© et l'adaptation Ă  la stratĂ©gie de l'adversaire. Joseph-Marie AmiotJoseph-Marie Amiot, nĂ© le 8 fĂ©vrier 1718 Ă  Toulon France et dĂ©cĂ©dĂ© le 8 octobre 1793 Ă  PĂ©kin Chine, est un prĂȘtre jĂ©suite, astronome et historien français, missionnaire en Chine. Il fut l'un des derniers survivants de la Mission jĂ©suite en Ă©tudia le chinois et le mandchou alors langue officielle imposĂ©e par la dynastie Qing au pouvoir. Il est l'auteur d'une grammaire et dictionnaire mandchou. En fait il se passionna pour tout ce qui Ă©tait chinois coutumes, langues et dialectes, histoire et musique. Il prit Ă  son service un jeune Chinois qu'il forma aux mĂ©thodes scientifiques europĂ©ennes et c'est avec lui que pendant 31 ans il publia ses a par ailleurs traduit et introduit en Europe en 1772 le livre, considĂ©rĂ© comme fondateur de la stratĂ©gie, l'Art de la guerre de Sun Zi, sous le titre Les treize articles. RĂ©digez votre propre commentaireMerci de vous connecter ici Ă  votre compte client pour laisser un avis.

LArt de la Guerre Chez les Parasites. C'est l'histoire de cinq personnes et d'un étrange animal. Leurs destins se croisent au sein d'une grande maison qui, quelque part, est le sixiÚme per. Plus de détails . Lire le résumé complet Lire un extrait . Chargement Veuillez patienter. Référence : 222575. Reliures : Dos carré collé. Formats : 14,8x21 cm. Pages : 310. Impression : Noir et

> Fiche de cours Art et Guerre INTRODUCTION De tous temps, et en tous lieux, les hommes se sont faits et se font encore la guerre. Celle-ci dĂ©truit tout sur son passage, des villes et des villages, des pays entiers, mais aussi des vies humaines, des innocents, qui meurent parfois dans des conditions innommables. Dans tous les domaines artistiques, les artistes, qui ont vĂ©cu ou qui ont Ă©tĂ© informĂ©s de l’horreur de la guerre, ont transmis dans leurs Ɠuvres leurs rĂ©actions, leurs sentiments, leurs Ă©motions, leur message. Ces Ɠuvres sont d’autant plus importantes qu’elles aident Ă  fixer Ă  jamais la guerre dans la mĂ©moire de chacun d’entre nous, dans l’espoir que de telles horreurs ne se reproduiront plus jamais. Ainsi, l’Ɠuvre d’art permet Ă  l’artiste – de figer ce que la mĂ©moire des souvenirs » ne peut conserver intact, donc de participer au devoir de mĂ©moire – de dĂ©noncer, de critiquer, donc d’ĂȘtre dans un acte d’engagement. Nous rĂ©flĂ©chirons Ă  la problĂ©matique Comment dire l’indicible ? » Ă  travers l’étude d’Ɠuvres relatant les consĂ©quences de la guerre. ——————————————- I. LE COMPOSITEUR STEVE REICH 1936- 
 Steve Reich New York, 1936 a Ă©tudiĂ© le piano, les percussions, la composition et mĂȘme la philosophie. Il est considĂ©rĂ© comme l’un des pionniers de la musique minimaliste = musique rĂ©pĂ©titive, courant musical apparu aux États-Unis dans les annĂ©es 60. > Son site internet Steve Reich ———————————————— II. L’OEUVRE DIFFERENT TRAINS » 1988 Different Trains 27â€Č est une Ɠuvre de musique mixte pour quatuor Ă  cordes et bande magnĂ©tique composĂ©e en 1988. Grammy Award de la meilleure composition de musique classique contemporaine en 1989 > Pourquoi cette composition? Steve Reich dit L’idĂ©e de cette composition vient de mon enfance. Lorsque j’avais un an, mes parents se sĂ©parĂšrent. Ma mĂšre s’installa Ă  Los Angeles et mon pĂšre resta Ă  New York. Comme ils me gardaient Ă  tour de rĂŽle, de 1939 Ă  1942 je faisais rĂ©guliĂšrement la navette en train entre New York et Los Angeles, accompagnĂ© de ma gouvernante. Bien qu’à l’époque ces voyages fussent excitants et romantiques, je songe maintenant qu’étant juif, si j’avais Ă©tĂ© en Europe pendant cette pĂ©riode, j’aurais sans doute pris des trains bien diffĂ©rents. En pensant Ă  cela, j’ai voulu Ă©crire une Ɠuvre qui exprime avec prĂ©cision cette situation
 > Les procĂ©dĂ©s de composition Steve Reich explique la façon dont il a procĂ©dĂ© pour prĂ©parer la bande magnĂ©tique J’ai enregistrĂ© ma gouvernante Virginia, maintenant ĂągĂ©e de plus de soixante-dix ans, qui Ă©voque nos voyages en train. J’ai enregistrĂ© un ancien employĂ© des wagons-lits sur la ligne New York-Los Angeles, maintenant Ă  la retraite et ĂągĂ© de plus de quatre-vingt ans M. Lawrence Davis, qui raconte sa vie. J’ai rassemblĂ© des enregistrements de survivants de l’Holocauste Rachella, Paul et Rachel, tous Ă  peu prĂšs de mon Ăąge et vivant aujourd’hui en AmĂ©rique, qui parlent de leurs expĂ©riences. J’ai rassemblĂ© des sons enregistrĂ©s de trains amĂ©ricains et europĂ©ens des annĂ©es 1930, 1940. Steve Reich a donc fait le choix d’utiliser des enregistrements authentiques »; l’Ɠuvre prend alors la dimension d’un tĂ©moignage historique. > Extrait 7â€Č de PHASE TO FACE » Ă  propos de Different trains de Steve Reich > Dans cette oeuvre de musique mixte », le langage musical utilisĂ© est le suivant – Des sons concrets qui ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s tels que des sons de sirĂšne sirĂšne / et des bruits de train bruits de train – Des extraits enregistrĂ©s de voix parlĂ©e. – Des ostinati des cordes avec rĂ©pĂ©tition et dĂ©phasage enregistrĂ©s. – Une utilisation du discours parlĂ© comme matĂ©riau musical reproduction/imitation par les instruments du quatuor Ă  cordes de l’intonation des fragments de discours. ————————————————– > STRUCTURE DE L’OEUVRE Different trains comprend trois mouvements PART I AMERICA – Before the war 9â€Č PART II EUROPE – During the war 7’30 PART III After the war 10’30 PART I AMERICA – BEFORE THE WAR – Ce 1er mouvement reprĂ©sente le train du voyage, de l’insouciance, du bonheur de prendre le train pour se dĂ©placer. Les voix Ă©voquent le trajet Chicago-New-York-Los Angeles. – Ce mouvement est construit sur un ostinato Ă©volutif imitation du train auquel se superpose un dialogue enregistrĂ© sample voix-cordes , sur un mode rĂ©pĂ©titif, des sons de sirĂšnes venant ponctuer, ça et lĂ , le discours. Exemples Ostinato sur deux notes, jouĂ© par les cordes imitation du train > > La voix parlĂ©e est musicalisĂ©e » une mĂ©lodie est créée au plus proche de cette voix. > > La voix est prĂ©cĂ©dĂ©e par l’alto qui introduit le thĂšme seul avant de mĂ©langer leurs timbres en jouant ensemble. Extrait des paroles —————————– PART II EUROPE – DURING THE WAR – Ce mouvement reprĂ©sente le train de la terreur, de la mort, d’un aller sans retour ; c’est le train qui emmĂšne les dĂ©portĂ©s vers les camps de concentration. – Plusieurs cellules rĂ©pĂ©titives se superposent, s’entrecroisent. – Ostinato aux cordes qui imitent le bruit du train des dĂ©portĂ©s, qui change Ă  chaque phrase. – Un instrument Ă  cordes imite l’intonation de la voix Ă  chaque phrase et la rĂ©pĂšte en Ă©cho. – A partir de don’t breathe » accĂ©lĂ©ration du tempo, plus de tension, plus fort, plus de sirĂšnes, apparition des sirĂšnes du train. – CaractĂšre obsessionnel et angoissant dĂ» Ă  la rĂ©pĂ©tition de l’ostinato et des registres aigus. – Ralentissement puis fin dans le nĂ©ant lors de l’évocation de la disparition des corps dans les fours crĂ©matoires Il y avait de la fumĂ©e ». Extrait des paroles – Voici le texte intĂ©gral et sa traduction des paroles prononcĂ©es dans cet extrait. – RĂ©ponds aux questions ici Analyse du 2Ăšme mouvement TournĂ© dans le camp de Birkenau, le clip du 2Ăšme mouvement de l’Ɠuvre, intĂšgre Ă©galement des images du film Holocauste » sĂ©rie en 4 Ă©pisodes de 1978 A VOIR ET ÉCOUTER ICI ——————————— PART III AFTER THE WAR – Ce mouvement reprĂ©sente le train de l’espoir retrouvĂ©, lors de l’immigration de certains juifs aux USA. – Densification progressive du discours musical par superposition de cellules rĂ©pĂ©titives avant un nouveau dialogue voix-cordes » ; lĂ  encore prĂ©sence d’un ostinato qui Ă©voque le train. – Nombreuses ruptures dans le discours par des changements de tempo, d’ostinato, de cellules rĂ©pĂ©titives et de registre qui illustrent les souvenirs relatifs Ă  la fin de la guerre. Extrait des paroles —————————- VOCABULAIRE Quatuor oeuvre musicale pour 4 musiciens Quatuor Ă  cordes 2 violons, alto, violoncelle Musique minimaliste ensemble des oeuvres utilisant la rĂ©pĂ©tition comme technique de composition. Le mouvement de l’art minimalistes est apparu aux Etats-Unis dans les annĂ©es 1960. Musique mixte Ɠuvres qui superpose une ou plusieurs parties instrumentales ou vocales, exĂ©cutĂ©es sur scĂšne en direct, Ă  une musique sur support sons enregistrĂ©s. Il y a bien alors mixitĂ© des sources. Les premiĂšres musiques mixtes apparaissent dans les annĂ©es 1950 avec l’avĂšnement de l’enregistrement. Ostinato Pluriel ostinati rĂ©pĂ©tition obstinĂ©e en boucle d’un motif musical rythmique ou mĂ©lodique DĂ©phasage/Phasing se construit Ă  partir d’un court motif musical rĂ©pĂ©tĂ© indĂ©finiment. Chaque musicien ou magnĂ©tophone rĂ©pĂšte ce motif en boucle, mais avec un dĂ©calage entre les voix, dĂ©calage qui augmente et diminue au cours de la piĂšce. ——————————– PROJETS MUSICAUX Nuit et Brouillard 1963 de Jean Ferrat > PrĂ©sentation de la chanson Nuit et Brouillard » sur France Info dans l’émission Ces chansons qui font l’histoire » par Bertrand Dicale Cette chanson, comme l’Ɠuvre de Steve Reich, a une double rĂ©sonance personnelle et historique – Chanson engagĂ©e qui tĂ©moigne d’un fait historique la dĂ©portation des juifs par train dans les camps de concentration lors de la Seconde Guerre Mondiale. – Juif lui-mĂȘme, ayant perdu son pĂšre mort Ă  Auschwitz, Jean Ferrat dĂ©nonce la barbarie de cette pĂ©riode de notre histoire pour que cela n’arrive plus jamais et surtout que l’on n’oublie pas. – Le titre fait rĂ©fĂ©rence Ă  la directive Nuit et brouillard Nacht und Nebel signĂ©e en 1941 par Adolf Hitler qui ordonne que les personnes reprĂ©sentant une menace pour le Reich ou l’armĂ©e allemande dans les territoires occupĂ©s seront transfĂ©rĂ©es en Allemagne et disparaĂźtront dans le secret absolu. C’est Ă  Wagner que les nazis empruntent la terminologie de Nuit et Brouillard » dans L’Or du Rhin, Alberich, coiffĂ© du casque magique se change en colonne de fumĂ©e tandis qu’il chante Nuit et brouillard, je disparais ». Pour l’extrĂȘme droite allemande au pouvoir, il ne s’agit nullement de disparaĂźtre mais de faire disparaĂźtre sans laisser de traces. Rythmique de l’accompagnement ———————————————- No Bravery 2004 de James Blunt > Partition James Blunt est nĂ© dans le sud-ouest de lAngleterre. Il apprend le violon, le piano Ă  7 ans, puis la guitare Ă©lectrique Ă  14 ans. Dans une famille de militaires de pĂšre en fils, et ce depuis des gĂ©nĂ©rations, James ne dĂ©roge pas Ă  la rĂšgle aprĂšs avoir suivi des Ă©tudes dans l’aĂ©rospatiale, il s’engage dans l’armĂ©e britannique oĂč il atteint le grade de capitaine. Il participe Ă  la mission de paix en ex-Yougoslavie. Il compose NO BRAVERY » trad. Aucun courage entiĂšrement pendant son sĂ©jour militaire au Kosovo alors qu’il Ă©tait soldat pour l’OTAN en 1999. Il raconte J’ai servi au Kosovo lors de la campagne de bombardements, et des accords de paix. Nous devions tout faire pour Ă©viter que les gens s’entre-tuent. Vous entriez dans des maisons incendiĂ©es, dans des champs de cadavres et vous aviez vraiment le sentiment que quelqu’un ou quelque chose d’incroyablement dĂ©moniaque Ă©tait passĂ© par lĂ  ». No Bravery n’est pas seulement une chanson de protestation contre la guerre, c’est une chanson fataliste, tout comme le reste de l’album », a expliquĂ© James Blunt. Il quitte l’armĂ©e en 2002 pour se consacrer pleinement Ă  sa passion la musique. ————— POUR ALLER PLUS LOIN > Article sur L’Affiche rouge affiche, poĂšme et chanson > La guerre en musique Site internet mettant en relation des oeuvres musicales avec l’histoire > L’art et la guerre Site internet analysant des oeuvres picturales > Ressources pĂ©dagogiques sur Art et Guerre
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MACHIAVEL: POLITIQUE ET ART DE LA GUERRE MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAÎTRISE EN PHILOSOPHIE PAR OLIVIER LECLERC-PROVENCHER JANVIER 2017 . UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Service des bibliothĂšques Avertissement La diffusion de ce mĂ©moire se fait dans le respect des droits de son auteur, qui a signĂ© le Ecrit au IVe siĂšcle avant J-C, Ă  l'Ă©poque des "Royaumes combattants", dans une Chine en pleine effervescence commerciale et culturelle, L'Art de la... Lire la suite 6,80 € Neuf Poche En stock 3,00 € En stock 3,00 € En stock 6,80 € En stock 7,50 € ExpĂ©diĂ© sous 3 Ă  6 jours 3,99 € Actuellement indisponible 8,00 € Ebook TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 0,99 € TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 0,99 € TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 2,49 € TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 1,99 € TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 2,49 € TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 2,99 € TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 2,99 € TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 5,49 € TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 2,99 € Grand format En stock 24,90 € ExpĂ©diĂ© sous 3 Ă  6 jours 12,90 € ExpĂ©diĂ© sous 2 Ă  4 semaines 12,50 € ExpĂ©diĂ© sous 2 Ă  4 semaines 13,00 € Actuellement indisponible 9,35 € Actuellement indisponible 12,90 € Livre audio Actuellement indisponible 9,90 € À paraĂźtre Sous rĂ©serve de l'Ă©diteur 15,00 € En stock en ligne LivrĂ© chez vous Ă  partir du 30 aoĂ»t Ecrit au IVe siĂšcle avant J-C, Ă  l'Ă©poque des "Royaumes combattants", dans une Chine en pleine effervescence commerciale et culturelle, L'Art de la guerre n'est pas seulement un traitĂ© de stratĂ©gie. Si nous le lisons encore avec fascination, c'est parce qu'il reprĂ©sente une leçon de sagesse, un art de vivre, et constitue un vĂ©ritable systĂšme philosophique. Cette traduction est l'Ă©dition de rĂ©fĂ©rence de Jean LĂ©vi. Elle restitue toute la force littĂ©raire et la concision de ce grand texte classique, et le replace dans son contexte historique. Elle s'adresse Ă  tous les lecteurs, curieux et savants. Date de parution 30/09/2015 Editeur ISBN 978-2-8185-0496-3 EAN 9782818504963 PrĂ©sentation BrochĂ© Nb. de pages 328 pages Poids Kg Dimensions 11,0 cm × 17,8 cm × 2,0 cm Photode Bogdan Kupriets sur Unsplash. Temps de lecture estimĂ© : 11 minutes. L’Art de la guerre de Sun Tzu est l’un des premiers traitĂ©s militaires. Écrit » 
 Lui, notre colonel, savait peut-ĂȘtre pourquoi ces deux gens-lĂ  tiraient, les Allemands aussi peut-ĂȘtre qu’ils savaient, mais moi, vraiment, je savais pas. Aussi loin que je cherchais dans ma mĂ©moire, je ne leur avais rien fait aux Allemands. J’avais toujours Ă©tĂ© bien aimable et bien poli avec eux. Je les connaissais un peu les Alle-mands, j’avais mĂȘme Ă©tĂ© Ă  l’école chez eux, Ă©tant petit, aux environs de Hanovre. J’avais parlĂ© leur langue. C’était alors une masse de petits crĂ©tins gueulards avec des yeux pĂąles et furtifs comme ceux des loups ; on allait toucher ensemble les filles aprĂšs l’école dans les bois d’alentour, oĂč on tirait aussi Ă  l’arbalĂšte et au pistolet qu’on achetait mĂȘme quatre marks. On buvait de la biĂšre sucrĂ©e. Mais de lĂ  Ă  nous tirer maintenant dans le coffret, sans mĂȘme venir nous parler d’abord et en plein milieu de la route, il y avait de la marge et mĂȘme un abĂźme. Trop de guerre en somme c’était tout ce qu’on ne comprenait pas. Ça ne pouvait pas s’était donc passĂ© dans ces gens-lĂ  quelque chose d’extraordinaire ? Que je ne ressentais, moi, pas du tout. J’avais pas dĂ» m’en apercevoir
Mes sentiments toujours n’avaient pas changĂ© Ă  leur Ă©gard. J’avais comme envie malgrĂ© tout d’essayer de comprendre leur brutalitĂ©, mais plus encore j’avais envie de m’en aller, Ă©normĂ©ment, absolument, tellement tout cela m’apparaissait soudain comme l’effet d’une formidable erreur. Dans une histoire pareille, il n’y a rien Ă  faire, il n’y a qu’à foutre le camp », que je me disais, aprĂšs tout
Au-dessus de nos tĂȘtes, Ă  deux millimĂštres, Ă  un millimĂštre peut-ĂȘtre des tempes, venaient vibrer l’un derriĂšre l’autre ces longs fils d’acier tentants que tracent les balles qui veulent vous tuer, dans l’air chaud d’ je ne m’étais senti aussi inutile parmi toutes ces balles et les lumiĂšres de ce soleil. Une immense, universelle n’avais que vingt ans d’ñge Ă  ce moment-lĂ . Fermes dĂ©sertes au loin, des Ă©glises vides et ouvertes, comme si les paysans Ă©taient partis de ces hameaux pour la journĂ©e, tous, pour une fĂȘte Ă  l’autre bout du canton, et qu’ils nous eussent laissĂ© en confiance tout ce qu’ils possĂ©daient, leur campagne, les charrettes, brancards en l’air, leurs champs, leurs enclos, la route, les arbres et mĂȘme les vaches, un chien avec sa chaĂźne, tout quoi. Pour qu’on se trouve bien tranquilles Ă  faire ce qu’on voudrait pendant leur absence. Ça avait l’air gentil de leur part. Tout de mĂȘme, s’ils n’étaient pas ailleurs ! — que je me disais — s’il y avait encore eu du monde par ici, on ne se serait sĂ»rement pas conduits de cette ignoble façon ! Aussi mal ! On aurait pas osĂ© devant eux ! Mais, il n’y avait plus personne pour nous surveiller ! Plus que nous, comme des mariĂ©s qui font des cochonneries quand tout le monde est paru. »Je me pensais aussi derriĂšre un arbre que j’aurais bien voulu le voir ici moi, le DĂ©roulĂšde dont on m’avait tant parlĂ©, m’expliquer comment qu’il faisait, lui, quand il prenait une balle en plein Allemands accroupis sur la route, tĂȘtus et tirail leurs, tiraient mal, mais ils semblaient avoir des balles Ă  en revendre, des pleins magasins sans doute. La guerre dĂ©cidĂ©ment, n’était pas terminĂ©e ! Notre colonel, il faut dire ce qui est, manifestait une bravoure stupĂ©fiante ! Il se promenait au beau milieu de la chaussĂ©e et puis de long en large parmi les trajectoires aussi simplement que s’il avait attendu un ami sur le quai de la gare, un peu im atient d’abord la campagne, faut que je le dise tout de suite, j’ai jamais pu la sentir, je l’ai toujours trouvĂ©e triste, avec ses bourbiers qui n’en finissent pas, ses maisons oĂč les gens n’y sont jamais et ses chemins qui ne vont nulle part. Mais quand on y ajoute la guerre en plus, c’est Ă  pas y tenir. Le vent s’était levĂ©, brutal, de chaque cĂŽtĂ© des talus, les peupliers mĂȘlaient leurs rafales de feuilles aux petits bruits secs qui venaient de lĂ -bas sur nous. Ces soldats inconnus nous rataient sans cesse, mais tout en nous entourant de mille morts, on s’en trouvait comme habillĂ©s. Je n’osais plus remuer....Serais-je donc le seul lĂąche sur la terre ? pensais-je. Et avec quel effroi !
 Perdu parmi deux millions de fous hĂ©roĂŻques et dĂ©chaĂźnĂ©s et armĂ©s jusqu’aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, Ă  genoux, creusant, se dĂ©filant, caracolant dans les sentiers, pĂ©taradant, enfermĂ©s sur la terre, comme dans un cabanon, pour y tout dĂ©truire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, dĂ©truire, plus enragĂ©s que les chiens, adorant leur rage ce que les chiens ne font pas, cent, mille fois plus enragĂ©s que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous Ă©tions jolis ! DĂ©cidĂ© ment, je le concevais, je m’étais embarquĂ© dans une croi sade est puceau de l’Horreur comme on l’est de la voluptĂ©. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place Clichy ? Qui aurait pu prĂ©voir avant d’entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait la sale Ăąme hĂ©roĂŻque et fainĂ©ante des hommes ?À prĂ©sent, j’étais pris dans cette fuite en masse, vers le meurtre en commun, vers le feu
 Ça venait des profondeurs et c’était colonel ne bronchait toujours pas, je le regardais recevoir, sur le talus, des petites lettres du gĂ©nĂ©ral qu’il dĂ©chirait ensuite menu, les ayant lues sans hĂąte, entre les balles. Dans aucune d’elles, il n’y avait donc l’ordre d’arrĂȘter net cette abomination ? On ne lui disait donc pas d’en haut qu’il y avait mĂ©prise ? Abominable erreur ? Maldonne ? Qu’on s’était trompĂ© ? Que c’était des manoeuvres pour rire qu’on avait voulu faire, et pas des assassinats ! Mais non ! Continuez, colonel, vous ĂȘtes dans la bonne voie ! » VoilĂ  sans doute ce que lui Ă©crivait le gĂ©nĂ©ral des Entrayes, de la division, notre chef Ă  tous, dont il recevait une enveloppe chaque cinq minutes, par un agent de la liaison, que la peur rendait chaque fois un peu plus vert et foireux. J’en aurais fait mon frĂšre peu reux de ce garçon-lĂ  ! Mais on n’avait pas le temps de fraterniser non pas d’erreur? Ce qu’on faisait Ă  se tirer dessus, comme ça, sans mĂȘme se voir, n’était pas dĂ©fendu ! Cela faisait partie des choses qu’on peut faire sans mĂ©riter une bonne engueulade. C’était mĂȘme reconnu, encouragĂ© sans doute par les gens sĂ©rieux, comme le tirage au sort, les fiançailles, la chasse Ă  courre !
 Rien Ă  dire. Je venais de dĂ©couvrir d’un coup la guerre tout entiĂšre. J’étais dĂ©pucelĂ©. Faut ĂȘtre Ă  peu prĂšs seul devant elle comme je l’étais Ă  ce moment-lĂ  pour bien la voir la vache, en face et de profil. On venait d’allumer la guerre entre nous et ceux d’en face, et Ă  prĂ©sent ça brĂ»lait ! Comme le courant entre les deux charbons, dans la lampe Ă  arc. Et il n’était pas prĂšs de s’éteindre le charbon ! On y passerait tous, le colonel comme les autres, tout mariole qu’il semblait ĂȘtre et sa carne ne ferait pas plus de rĂŽti que la mienne quand le courant d’en face lui passerait entre les deux y a bien des façons d’ĂȘtre condamnĂ© Ă  mort. Ah ! combien n’aurais-je pas donnĂ© Ă  ce moment-lĂ  pour ĂȘtre en prison au lieu d’ĂȘtre ici, moi crĂ©tin ! Pour avoir, par exemple, quand c’était si facile, prĂ©voyant, volĂ© quelque chose, quelque part, quand il en Ă©tait temps encore. On ne pense Ă  rien ! De la prison, on en sort vivant, pas de la guerre. Tout le reste, c’est des seulement j’avais encore eu le temps, mais je ne l’avais plus ! Il n’y avait plus rien Ă  voler ! Comme il ferait bon dans une petite prison pĂ©pĂšre, que je me disais, oĂč les balles ne passent pas ! Ne passent jamais ! J’en connaissais une toute prĂȘte, au soleil, au chaud! Dans un rĂȘve, celle de Saint-Germain prĂ©cisĂ©ment, si proche de la forĂȘt, je la connaissais bien, je passais sou vent par lĂ , autrefois. Comme on change ! J’étais un enfant alors, elle me faisait peur la prison. C’est que je ne connaissais pas encore les hommes. Je ne croirai plus jamais Ă  ce qu’ils disent, Ă  ce qu’ils pensent. C’est des hommes et d’eux seulement qu’il faut avoir peur, de temps faudrait-il qu’il dure leur dĂ©lire, pour qu’ils s’arrĂȘtent Ă©puisĂ©s, enfin, ces monstres ? Combien de temps un accĂšs comme celui-ci peut-il bien durer ? Des mois ? Des annĂ©es ? Combien . Peut-ĂȘtre jusqu’à la mort de tout le monde, de tous les fous ? Jusqu’au dernier ? Et puisque les Ă©vĂ©nements prenaient ce tour dĂ©sespĂ©rĂ© je me dĂ©cidais Ă  risquer le tout pour le tout, Ă  tenter la derniĂšre dĂ©marche, la suprĂȘme, essayer, moi, tout seul, d’arrĂȘter la guerre ! Au moins dans ce coin-lĂ  oĂč j’étais. ... " 3L’art et la Grande Guerre > manuel de l’élĂšve p. 58-85 Introduction Dans ce chapitre, nous ferons dĂ©couvrir aux Ă©lĂšves des tĂ©moins majeurs de la PremiĂšre Guerre mondiale, en croisant diffĂ©rents arts : Otto Dix pour la peinture, Remarque pour la littĂ©rature, et un auteur contemporain de bande dessinĂ©e, Tardi. Nous ©Panini Comics 2015 David, Peter/Koblish Album créé dans la bedetheque le 02/01/2016 DerniĂšre modification le 02/01/2018 Ă  2345 par Jean-Phi L'art de la guerre Une BD de et Scott Koblish chez Panini Comics 100% Marvel - 2015 David, Peter ScĂ©nario Glass, Adam ScĂ©nario Koblish, Scott Dessin Medina, Paco Dessin Staples, Greg Couleurs Delgado, Edgar Couleurs Koblish, Scott Encrage Vlasco, Juan Encrage Truccone, Lucia Lettrage Koblish, Scott Couverture Manesse, JĂ©rĂ©my Traduction 11/2015 04 novembre 2015 88 pages 978-2-8094-5114-6 Format comics 266722 DĂ©couvrez les origines de Deadpool et de l'Ă©quipe de mercenaires dont il faisait partie avec Bullseye, Silver Sable et Domino. Devant une commission spĂ©ciale du SĂ©nat des États-Unis, Wade Wilson devra raconter tout le vĂ©ritĂ© et rien que la vĂ©ritĂ© sur un massacre perpĂ©trĂ© au Mexique. A moins que... Au programme de cet album, Il faut soigner le soldat Wilson, un rĂ©cit complet menĂ© tambour battant par le romancier Duane Swierczynski The Punisher et le dessinateur Jason Pearson Body Bags Note des lecteurs Currently 1 2 3 4 5 6 Note 4 votes DĂ©tail de l'Ă©dition La SĂ©rie Poster un avis sur cet album L'avis des visiteurs Toutes les Ă©ditions de cet album ©Panini Comics 2015 David, Peter/Koblish L'art de la guerre Identifiant 266722 ScĂ©nario David, Peter Glass, Adam Dessin Koblish, Scott Medina, Paco Couleurs Staples, Greg Delgado, Edgar Encrage Koblish, Scott Vlasco, Juan Lettrage Truccone, Lucia Couverture Koblish, Scott Traduction Manesse, JĂ©rĂ©my DĂ©pot lĂ©gal 11/2015 Parution le 04/11/2015 Estimation non cotĂ© Editeur Panini Comics Collection 100% Marvel Format Format comics ISBN 978-2-8094-5114-6 Planches 88 Poids 462 g Autres infos Créé le 02/01/2016 modifiĂ© le 02/01/2018 2345 Info Ă©dition Contient Deadpool's Art of War 2014 1-4 et l'histoire "La Dame Chance" "Luck Be a Lady", 8 planches parue initialement dans Deadpool 2008 1000. .